1,33 milliard d’euros : le rugby français franchit un cap historique
1,33 milliard d’euros : le rugby français franchit un cap historique
Le mercredi 8 juillet 2026 à 18:37 par David Demri
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Le rugby professionnel français continue de battre des records. À l’occasion de son Assemblée générale de fin de saison, la Ligue nationale de rugby a présenté son rapport moral annuel.
Celui-ci met en lumière la très bonne santé économique du Top 14 et de la Pro D2, avec des chiffres historiques pour les clubs comme pour l’ensemble de la filière.
Des revenus en hausse et une redistribution record
La Ligue nationale de rugby a enregistré 185 millions d’euros de revenus au cours de la saison écoulée, soit une progression de 5 %.
Cette hausse s’explique notamment par le succès rencontré par les phases finales, dont les recettes de billetterie ont fortement progressé, mais aussi par la bonne dynamique des partenariats commerciaux.
Une grande partie de ces recettes est ensuite redistribuée aux acteurs du rugby professionnel. Au total, 148 millions d’euros ont été reversés à l’écosystème, dont 127 millions d’euros directement aux clubs de Top 14 et de Pro D2, un niveau jamais atteint jusqu’à présent.
Un impact économique de plus d’un milliard d’euros
Au-delà des finances de la Ligue, le rugby professionnel représente désormais un poids considérable dans l’économie française.
Selon une étude réalisée par le Centre de droit et d’économie du sport (CDES), l’activité générée par la LNR et les trente clubs professionnels atteint désormais 1,33 milliard d’euros, soit une progression de 38 % depuis 2019.
Le secteur représente aujourd’hui 5 133 emplois sur l’ensemble du territoire.
L’étude souligne également le retour sur investissement pour les collectivités. D’après les chiffres communiqués par la Ligue, 1 euro d’argent public investi dans un club professionnel génère 4 euros de recettes pour l’État et 16 euros de retombées pour l’économie locale.
Ces indicateurs confirment la dynamique actuelle du rugby professionnel français, qui poursuit sa croissance aussi bien sur le plan sportif que sur le plan économique.
6 Commentaires


Voilà qui confirme en partie qu’investir dans un stade n’est jamais à fond perdu, au contraire.
Le rugby pro…oui…maistousles clubs amateurs qui se cassent la gueule on en parle un peu ?
Faire un stade pour un club qui vit sous perfusion c’est un gros risque pour une collectivité. Pour avoir un stade il faut avoir un club viable dans la durée et tu sais très bien que ce n’est pas le cas. Faut pas atteler la charrue avant les boeufs…….
Voilà qui co.nfirme surtout une question : comment Lélève a multiplié le déficit structurel par 8 ou 12 en fonction des saisons (par rapport à la dernière saison de Boudjellal où Mayol sonnait déjà creux) avec des droits TV en hausse et un salary cap qui était en baisse ?
Ça, ce sont 2 choses différentes. Je ne suis pas un adorateur de BL et je ne crois pas en l’homme providentiel pour lequel il a voulu se faire passer. Mais au-delà de cela, je pense qu’il a raison au sujet du stade. C’est comme le centre d’entraînement et de formation, on en avait besoin, mais je ne me fais pas d’illusion sur le fait que ce n’est pas du pur altruisme. Le stade, c’est pareil, on en a besoin à court-moyen terme, mais s’il a cette ambition, ce n’est probablement pas uni.quement pour l’avenir du club.
Et après ça, la ligue voudrait empêcher les joueurs de voir leurs revenus augmenter. Quand je dis que la démarche du ST qui va dans le sens des joueurs verra le jour, je ne suis pas loin de la vérité. Cette embellie est due également à la Vitrine du Top 14 qu’est le ST que certains voudraient voir disparaitre sans en mesurer les conséquences pour leur propre club.