La tension est forte à Bayonne avant de défier Montpellier : Ce match qui pourrait créer un vrai séisme au sein du club Basque
La tension est forte à Bayonne avant de défier Montpellier : Ce match qui pourrait créer un vrai séisme au sein du club Basque
Le samedi 3 janvier 2026 à 1:10 par David Demri
2 Commentaires
Publicité
Sur le papier, la trajectoire de l’Aviron Bayonnais reste solide. Sixième du Top 14 après treize journées, à hauteur de l’Union Bordeaux-Bègles et du Stade Français, le club basque est dans les clous de ses objectifs.
Mais loin de Jean-Dauger, le vernis craque. Une seule victoire en sept déplacements, près de 300 points encaissés lors des six derniers voyages : la fracture est trop nette pour être ignorée.
Le déplacement à Montpellier Hérault Rugby, ce samedi 3 janvier, prend donc des allures de test majeur. Pas uniquement pour le classement, mais pour la crédibilité du projet sportif porté par Grégory Patat.
Réunion de crise et pression assumée
Excédé par ce double visage, le président Philippe Tayeb, accompagné du directeur du rugby Laurent Travers, a convoqué joueurs et staff pour un bilan sans fard. Une démarche classique à mi-saison, mais dont la portée dépasse le simple échange, dans un contexte de cohabitation déjà tendue entre la direction et le staff.
Dans le vestiaire, le message est passé. « On a été mauvais à l’extérieur, on a pris des branlées. Maintenant, il faut se réveiller », lâche sans détour Baptiste Héguy via Ici Pays Basque.
Le troisième ligne évoque des discussions franches, loin des éléments de langage : « Il y a eu un vrai coup de pression pour dire qu’à l’extérieur, il faut aller chercher quelque chose. Ce qui a été dit reste entre nous, mais l’idée est claire : on ne peut plus continuer comme ça. »
Et d’ajouter : « On cherchait des excuses : l’effectif, les blessés… Maintenant, on met ça de côté et on va batailler. Ce week-end, c’est l’occasion de montrer qu’on peut faire autre chose que ce qu’on a montré jusque-là. »
Conquête et discipline comme lignes de conduite
Même tonalité chez Lucas Martin, qui refuse de se cacher derrière le contexte : « À chaque fois, on n’a pas été bons à l’extérieur parce qu’en difficulté sur la conquête et la discipline. C’est là-dessus qu’on doit être irréprochables ce week-end. »
Le talonneur insiste : « On sait que ça passera par nous, les avants, par une conquête propre, pour mettre nos arrières dans de bonnes conditions, et surtout par la discipline, qui est primordiale. On doit juste rester concentrés sur nous-mêmes. »
Les joueurs ont été invités à s’exprimer. « On nous a demandé des retours, on les a faits », glisse Héguy, sans masquer la tension. De son côté, Camille Lopez balaie toute tentative de justification : « Ce serait se cacher derrière les blessés. Oui, il y en a, peut-être plus qu’ailleurs, mais ce n’est pas une excuse. On a aligné des équipes compétitives et on a quand même pris 40 points. »
Le constat est posé, la ligne de conduite aussi : « Les consignes, les joueurs les connaissent, ils savent faire. C’est juste montrer un visage un peu plus complet que ce qu’on a montré jusqu’à présent. Mettons les les bons comportements, on verra jusqu’où ça nous amène dans le match. Après on verra ce qui se passera. »
Un adversaire calibré pour punir
Le défi est immense. Neuvième du classement, Montpellier possède la meilleure défense du championnat, à égalité avec Toulouse (281 points encaissés, 21,6 de moyenne). Les Héraultais excellent dans les zones de combat : meilleure équipe au grattage (4,46 par match), au contre-ruck (2,62), et d’une efficacité redoutable dans les 22 mètres adverses. Leur jeu de pression est assumé, appuyé par un volume élevé de jeu au pied (27,5 coups de pied par match).
Dans ce contexte, « c’est le moment ou jamais d’impulser une nouvelle dynamique pour débuter la phase retour », insiste Lucas Martin. D’autant que deux échéances européennes se profilent rapidement, avec un déplacement à Leicester Tigers puis la réception du Leinster Rugby.
Philippe Tayeb accompagnera d’ailleurs l’équipe dans l’avion, officiellement pour des raisons logistiques, mais aussi pour tenter de « casser ce comportement à l’extérieur ». À Montpellier, Bayonne ne joue pas seulement des points. Il joue sa capacité à exister loin de ses bases, et à retrouver une cohérence mise à mal, sur le terrain comme en coulisses.
Publicité
2 Commentaires

ça me fait penser à un autre club ……
Mignoni est quand même plus peinard que Patat , c’est lui qui annonce la branlee du we suivant en conf de presse d’après match !
Good job