O’Gara : « En Nouvelle-Zélande, il y a des mecs qui font les clowns 40 minutes avant le match… Quand je regarde Atonio et Skelton ici, c’est encore pire »

O’Gara : « En Nouvelle-Zélande, il y a des mecs qui font les clowns 40 minutes avant le match… Quand je regarde Atonio et Skelton ici, c’est encore pire »

Le samedi 3 janvier 2026 à 11:53 par David Demri

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Il ne chausse plus les crampons depuis plus d’une décennie, mais Ronan O’Gara continue de vivre le rugby à haute intensité. À Stade Marcel-Deflandre, l’entraîneur irlandais s’imprègne d’un environnement qu’il juge vital à la réussite sportive : cette relation directe, presque organique, entre une équipe et son public.

La Rochelle n’est pas une découverte tardive pour O’Gara. Dès 2013, alors qu’il venait tout juste d’entamer sa reconversion dans le staff du Racing 92, il avait déjà goûté à l’atmosphère de Deflandre lors d’un match amical face à Brive.

Une simple étape à l’époque, mais un souvenir suffisamment marquant pour semer l’idée d’une installation durable, jusque dans le cercle familial. Depuis 2019, il vit ce stade au quotidien, dans un contexte radicalement différent, marqué par des tribunes pleines et une ferveur constante.

Avec le recul, l’ancien demi d’ouverture mesure surtout le chemin parcouru sur le plan personnel.

« Si j’avais gardé la même mentalité que celle que j’avais comme joueur, je serais mort il y a dix ans, j’étais hyper stressé », admet-il sans détour dans les colonnes de Sud-Ouest.

Désormais, il observe autrement les rituels d’avant-match, parfois déconcertants mais révélateurs d’un certain équilibre. « En Nouvelle-Zélande, il y a des mecs qui font les clowns 40 minutes avant le match. Quand je regarde Uini (Atonio) et Will (Skelton) ici, c’est encore pire. Mais c’est ça que tu dois apprécier. »

Une liberté qui ne doit toutefois jamais conduire à l’excès de confiance : « On ne doit jamais prendre ces dix ans [de guichets fermés] comme une garantie. »

Au cœur de sa réflexion, le public occupe une place centrale. « C’est hyper important pour les joueurs et pour le staff. On a besoin de connecter la volonté avec le rugby pour donner aux supporters ce qu’ils méritent », explique-t-il, convaincu que la performance passe aussi par cette exigence collective.

Si les saisons précédentes ont validé cette approche, O’Gara refuse de s’installer dans le confort. « Les années précédentes, ça a bien marché. Mais je suis hyper déterminé : ça va encore marcher, encore marcher, encore marcher. »

Pas question non plus de masquer les ambitions derrière un discours de transition. « Ce n’est pas une reconstruction pour montrer qu’on a des bons jeunes. Je suis intéressé pour faire quelque chose avec cette équipe. » Une ligne claire, assumée, portée par un entraîneur qui, à Deflandre, entend continuer à bâtir dans l’exigence et dans l’échange permanent avec ceux qui remplissent les tribunes.

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2 Commentaires

  1. Bougnatix 3 janvier 2026 at 12h- Répondre

    Il assume , j’aime bien . Il n’ouvre pas le parapluie comme un certain manager qui nous explique dans quel état il a trouvé son club pour justifier son semi échec actuel . Lui , il ne parle pas de reconstruction pour expliquer ses résultats actuels . Il parle beaucoup O’gara mais ne rejette la faute sur personne.

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    • DTC 4 janvier 2026 at 22h- Répondre

      Il ne vient pas d’arriver dans le club non plus…