Nouvelle affaire dans le rugby Français : Daimani refuse de payer 12 millions d’euros au GIE

Nouvelle affaire dans le rugby Français : Daimani refuse de payer 12 millions d’euros au GIE

Le dimanche 11 janvier 2026 à 11:26 par David Demri

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Le feuilleton des hospitalités VIP de la Coupe du monde 2023 n’est pas terminé. La plateforme Daimani, qui gérait une partie de la vente des billets premium du tournoi, conteste la créance d’environ 12 millions d’euros réclamée par les organisateurs. L’affaire est désormais sur deux terrains à la fois : commercial et pénal.

Le journal L’équipe fait le point sur ce nouveau dossier.

Daimani France a été placée en liquidation judiciaire après avoir manqué plusieurs échéances de paiement pendant la compétition.

Selon les organisateurs, près de 12 millions d’euros sur la billetterie dite « hospitalités » manqueraient encore à l’appel. Le groupe Daimani affirme cependant que le montant réclamé est infondé.

Il l’a fait savoir via l’AFP : « Nous contestons la créance réclamée par le GIE (Groupement d’intérêt économique, un des piliers de l’organisation du tournoi) dans le cadre de la procédure de liquidation judiciaire de Daimani France […] Daimani France ne doit certainement pas 12 millions d’euros au GIE et donc, nous voulons qu’il y ait un procès sur cette créance. »

Un dossier désormais instruit au pénal

Au-delà du volet commercial, la justice s’est saisie du dossier. En novembre, le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire visant plusieurs entités du groupe : Daimani Holding AG (société suisse), Daimani France, Daimani AG, ainsi que trois dirigeants identifiés : Andreas Truttenbach, Max Müller et Pascal Portes.

La procédure doit permettre à un juge d’instruction d’enquêter sur les conditions de la défaillance de la plateforme et sur les mécanismes financiers employés autour de la Coupe du monde 2023. Daimani gérait la vente en ligne des hospitalités, une catégorie de billets premium très lucrative, qui avait généré des tensions dès l’ouverture de la billetterie.

À l’heure actuelle, le GIE en charge du tournoi réclame son dû, Daimani conteste, le juge enquête et le dossier glisse peu à peu vers un contentieux d’après-tournoi qui pourrait durer.

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