Broncan explique pourquoi il a refusé d’entraîner les Fidji : « Le plus gros potentiel, ce sont les Fidji, mais c’est bordélique ! »
Broncan explique pourquoi il a refusé d’entraîner les Fidji : « Le plus gros potentiel, ce sont les Fidji, mais c’est bordélique ! »
Le jeudi 15 janvier 2026 à 14:29 par David Demri
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Pierre-Henry Broncan va prochainement prendre les commandes de la sélection Géorgienne.
En fin de contrat avec Brive au mois de juin prochain, le technicien Français a décidé de quitter le CAB pour devenir l’entraîneur de la Géorgie
Interrogé via L’équipe, ce-dernier avoue ne pas du tout savoir parler le Géorgien. Extrait:
Un seul : gamarjoba. Ça veut dire bonjour. Mais je ne suis pas inquiet. J’ai discuté avec Willy Sagnol (sélectionneur de l’équipe de football de Géorgie depuis 2021). Il m’a dit : « Ne t’embête pas à vouloir apprendre le géorgien parce que c’est vraiment une langue trop compliquée ! « On se connaît par l’intermédiaire de Joe Worsley (ancien adjoint de Broncan à Castres et Brive). On a beaucoup échangé sur la culture du pays et la vie sur place. C’était intéressant car il connaît très bien la mentalité géorgienne.
C’est un petit pays avec un peu plus de 4,5 millions d’habitants. La Géorgie a tout le temps été envahie, que ce soit par les Grecs, les Turcs ou les Russes. Ils ont un peu une mentalité de guerriers et on le ressent. Au premier abord, les joueurs peuvent être très froids parce qu’ils sont très méfiants. Mais avec de la confiance, ils donnent tout sur le terrain. Ils ont besoin d’échanges.
Il confirme qu’il s’agira pour lui d’un grand changement. Extrait:
Oui, c’est génial. On a des vies tellement courtes, c’est passionnant de découvrir de nouveaux pays. Je ne vais pas y vivre dix ans. Je vais surtout préparer l’équipe pour qu’elle soit la meilleure possible en 2027. On veut se qualifier pour les 8es de finale de la Coupe du monde. Mon premier job en tant que sélectionneur sera de m’adapter à eux et de découvrir leur histoire.
Comme je leur ai dit samedi lors de la victoire du Black Lion (la principale franchise géorgienne) à Montauban (28-31) en Challenge, on ne peut pas jouer comme les Néo-Zélandais, les Sud-Africains ou les Français. On doit construire un projet par rapport à eux. Rugbystiquement ce pays a longtemps été conduit par des Anglo-Saxons qui, je pense, ne se sont pas trop intéressés ou du moins adaptés à la culture géorgienne. En France, on a l’avantage d’en côtoyer beaucoup dans toutes les divisions.
Dans la foulée, il explique clairement pourquoi il a refusé de devenir le sélectionneur des Fidji. Extrait:
Le plus gros potentiel, ce sont les Fidji, mais c’est bordélique… Ils m’avaient approché alors qu’ils n’ont toujours pas licencié leur entraîneur (Franck Azéma est aujourd’hui bien placé pour remplacer l’Australien Michael Byrne). J’ai également discuté avec le Japon car Eddie Jones est là-bas (ils ont collaboré chez les Wallabies). Cela voulait dire six mois d’affilée et intenses avec Eddie. Ça compte double avec lui ! (Rire.)
Sérieusement, j’ai vraiment été attiré par ce projet géorgien. J’ai adoré la mentalité des joueurs samedi. Ce ne sont pas les meilleurs du monde, mais ils sont très généreux. La grosse problématique est de maîtriser les basiques. Je suis vraiment très heureux de ce défi. J’ai fait la Coupe du monde 2023 en France avec l’Australie et je n’en ai pas assez profité. C’est une compétition fabuleuse, une expérience humaine et sportive très enrichissante. J’avais vraiment envie de le revivre, qui plus est en Australie.
Selon lui, la Géorgie est une nation qui n’est pas vraiment respectée dans le monde du rugby. Extrait:
C’est le petit pays qui n’est pas respecté dans le monde du rugby alors qu’il fait partie des meilleures nations (13e du classement mondial). Ils ont demandé à rentrer dans le Tournoi des Six Nations et ils n’y rentreront jamais. Le Black Lion demande aussi à intégrer l’United Rugby Championship (ex-Ligue celte) et il n’y entre pas non plus. Ce n’est pas grave. Ils avancent. La Mondial des moins de 20 ans aura lieu en Géorgie cet été. Ils ont une vraie volonté de se développer. On va tout faire pour qu’elle soit encore plus respectée en optimisant le peu de temps que l’on a.
Il sera également l’entraîneur du Black Lion. Extrait:
Cette équipe ne joue pas beaucoup de matches. Elle sera un laboratoire pour la sélection et pour aider les jeunes à se développer là-bas. On va pouvoir tester de nouvelles choses, avancer sur le projet de jeu, tout filmer et partager avec ceux qui évoluent en France et en Angleterre. On va gagner du temps, toujours avec la volonté de s’appuyer sur la culture locale.
Je compte être là-bas à l’année. J’ai demandé à habiter au centre d’entraînement à Tbilissi. Je veux aller au contact des clubs géorgiens et participer à des entraînements dans le pays. Je vais m’y installer fin juin avant qu’on parte en tournée en Amérique Latine (Uruguay et Chili). Ce sont des gens simples et moi aussi. Je pense qu’on va bien s’entendre. Il me tarde d’y être et je ne suis pas effrayé d’y aller. Ce peuple est très timide, mais j’ai reçu énormément de messages de joueurs géorgiens que j’ai entraînés ou avec qui j’ai joué pour me féliciter, me dire qu’ils aimeraient m’accueillir dans leurs familles et me faire découvrir le pays. Ils sont réservés mais aussi fiers et patriotes, avec des valeurs que j’aime bien.
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3 Commentaires

Il a raison la fédération fidjienne c’est magouilles & c.o Cest dommage
Si ils sont fiers et patriotes, c’est donc le contraire des français!
Si les Français n’étaient pas fiers et patriotes, la France n’existerait plus ! Et nous n’aurions pas fait chier le monde entier !