Pourquoi le vétéran Benjamin Urdapilleta est le « miracle » de l’USAP à 39 ans

Pourquoi le vétéran Benjamin Urdapilleta est le « miracle » de l’USAP à 39 ans

Le samedi 24 janvier 2026 à 14:55 par David Demri

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À presque 40 ans, certains préfèrent le confort d’une retraite bien méritée. Pas Benjamin Urdapilleta. Revenu en France en novembre dernier pour un ultime défi, l’ouvreur argentin est devenu en quelques semaines le guide spirituel et technique d’une équipe de Perpignan en pleine lutte pour sa survie en Top 14. Samedi, face à Montauban (16h35), le « vétéran » sera une nouvelle fois aux commandes, avec une mission claire : sauver le club catalan.

Un caractère de feu qui ne vieillit pas

Dans le vestiaire de l’USAP, l’arrivée d’Urdapilleta n’est pas passée inaperçue. Son compatriote Jeronimo De La Fuente s’amuse d’ailleurs de l’exigence extrême du numéro 10 : « Il est insupportable ! », lâche-t-il dans un sourire. Derrière la boutade se cache un compétiteur féroce qui déteste la défaite.

Ses statistiques prouvent que le talent n’a pas d’âge. Contre son ancien club de Clermont, il avait été le grand artisan de la première victoire de la saison en inscrivant 16 points au pied. « On l’a vu contre Clermont. Même si c’était son ancien club en face, il a sorti un grand match », rappelle De La Fuente.

La gestion « à la carte » de Laurent Labit

À 39 ans (il fêtera ses 40 ans le 11 mars prochain), le corps a besoin de repos. Laurent Labit, le manager perpignanais, l’a bien compris. Pour que son leader soit performant lors des matchs qui comptent vraiment, le staff le ménage physiquement.

Urdapilleta ne joue pas tout. Il a été dispensé des matchs de Coupe d’Europe et a même pu s’offrir un aller-retour express en Argentine pour Noël afin de voir ses proches, restés au pays. Samedi, il ne disputera que son cinquième match sur dix possibles depuis son arrivée. Une stratégie payante, car lorsqu’il est sur le terrain, il donne tout, même blessé. Contre Toulouse, il a ainsi tenu sa place malgré une sérieuse coupure au genou droit.

Plus qu’un joueur, un patron pour le projet

Malgré la concurrence de jeunes talents comme Hugo Reus ou Antoine Aucagne, « Urda » reste le patron incontesté. Son influence dépasse largement le cadre du terrain. Il conseille, dirige et rassure un groupe qui a souvent manqué de confiance cette saison.

Pour De La Fuente, l’investissement de l’ouvreur est total : « Il veut laisser sa marque à l’USAP. Ses performances parlent pour lui, il est impliqué dans notre projet de jeu, il parle beaucoup, il nous a fait beaucoup de bien. » Pour l’instant, le pari fou de faire revenir le vétéran argentin ressemble à un coup de génie. Reste à transformer l’essai en assurant définitivement la place du club dans l’élite.

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  1. Rct for ever 24 janvier 2026 at 15h- Répondre

     » multi pseudos  » , ou l’art d’écrire un com. plus vite que son ombre sans prendre le temps de réfléchir , doit se gratter la tête …
    Après Aaron Smith , voilà maintenant Urdapilleta…

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