Andy Farrell répond aux critiques concernant son équipe avant de défier le XV de France
Andy Farrell répond aux critiques concernant son équipe avant de défier le XV de France
Le mardi 27 janvier 2026 à 9:16 par David Demri
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Longtemps considérée comme l’ogre de l’Europe, l’Irlande change de visage avant d’affronter la France. Moins attendu que d’habitude, le XV du Trèfle arrive à Paris avec les crocs acérés et un nouveau statut qui pourrait bien piéger les hommes de Fabien Galthié.
C’est un vent de changement qui souffle sur le rugby irlandais. Pour la première fois depuis des années, les Verts ne débutent pas le Tournoi des 6 Nations avec l’étiquette de grandissime favori.
Entre une génération que certains jugent vieillissante et les difficultés récentes du Leinster, les observateurs prédisent une fin de cycle. Mais attention : pour Andy Farrell, le sélectionneur irlandais, ce manque de pression est une arme redoutable.
Avant de s’envoler pour un stage intensif au Portugal, le patron du rugby irlandais a clairement défini le nouvel état d’esprit de ses troupes :
« Nous étions les proies, nous sommes maintenant les chasseurs. »
Face aux critiques qui annoncent son équipe sur le déclin, Farrell reste de marbre et préfère se concentrer sur l’échéance du 5 février au Stade de France :
« Je comprends pourquoi les gens ont cette opinion, mais cela ne nous concerne pas vraiment. Tout ce qui compte, c’est la façon avec laquelle on va mener notre projet, notre préparation pour, espérons-le, débuter le Tournoi sur les chapeaux de roue à Paris. »
Un statut d’outsider assumé (ou presque)
Si certains joueurs comme le talonneur Dan Sheehan acceptent ce rôle de perturbateur, Andy Farrell, lui, garde une ambition intacte. Le sélectionneur ne veut pas que ses joueurs se cachent derrière des excuses. Pour lui, les changements font partie de la vie d’un groupe et l’Irlande doit rester une machine à gagner.
Malgré les mouvements dans son effectif, le coach irlandais refuse de voir son équipe comme une nation de seconde zone cette année :
« Nous ne voulons pas avoir peur d’être les favoris d’une compétition. Pourquoi ne voudrions-nous pas l’être ? Le plan est clair : donner le meilleur de nous-mêmes, comme chaque année. Nous le savons, il y a toujours des différences d’un Tournoi à l’autre, notamment à cause des départs à la retraite, des baisses de forme, des blessures, etc. »
L’infirmerie se vide avant le choc
La grande question concernait l’état physique des cadres irlandais. Sur ce point, les nouvelles sont plutôt rassurantes pour le public dublinois. Le pilier Finlay Bealham est de retour, et le pilier droit star Tadhg Furlong semble sur la bonne voie. Le cas le plus surveillé reste celui de l’arrière Hugo Keenan, qui n’a pas encore joué cette saison mais dont le retour est espéré pour le match d’ouverture.
Malgré une liste de blessés parfois impressionnante, Farrell voit dans ces difficultés une opportunité de renforcer le caractère de ses joueurs :
« Parfois, on s’attend à un nombre de blessés tout à fait normal, et il est parfois plus élevé que d’habitude, ce qui modifie quelque peu la dynamique du groupe. Mais toutes ces expériences nous seront utiles, j’en suis convaincu. »
Les Français sont prévenus : l’Irlande n’est jamais aussi dangereuse que lorsqu’on commence à douter d’elle. Le rendez-vous est pris pour un combat qui s’annonce déjà épique.
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Il est redescendu de son nuage, tout occupé qu’il était avec les Lions
Ils ont pensé qu’en son absence, un entraineur intérimaire allait battre la France l’an dernier
Il a retrouvé un groupe vieillissant qui n’a plus la force brute d’antan