Yannick Bru agacé à Montauban : « Ce n’est pas normal de voir ça »
Yannick Bru agacé à Montauban : « Ce n’est pas normal de voir ça »
Le dimanche 1 février 2026 à 14:21 par David Demri
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Il ne faut jamais sous-estimer le parfum de Sapiac. En ce week-end de doublons, l’Union Bordeaux-Bègles a failli se prendre les pieds dans le tapis face à une lanterne rouge montalbanaise décomplexée.
Malmenés, sans idées et longtemps méconnaissables, les Girondins ont dû s’en remettre à l’entrée de leurs internationaux pour renverser la vapeur et s’offrir, sur le gong, un bonus offensif (16-31) qui relève presque du miracle au vu de la physionomie du premier acte.
Privée de ses fers de lance habituels, l’UBB a semblé perdue sur la pelouse de Sapiac. Incapables d’enchaîner les phases de jeu, les hommes de Yannick Bru ont subi la loi des locaux pendant près de cinquante minutes, affichant un visage fébrile qui a passablement agacé leur manager.
Yannick Bru pointe du doigt une défaillance mentale flagrante de ses joueurs lors de la première période. Extrait :
« C’était presque trop gros pour être vrai. En première mi-temps, on n’arrivait pas à faire trois temps de jeu d’affilée. J’ai vu une équipe timorée. Ce n’est pas normal de voir ça, cela montre que le problème était dans la tête. »
Le tournant du match porte un nom : Romain Buros. Libéré par le XV de France en milieu de semaine, l’arrière international a débuté sur le banc avant de transformer radicalement le visage de son équipe dès son entrée à la mi-temps. Son essai à la 50e minute a sonné la fin de la récréation pour Montauban.
Le manager girondin souligne l’importance capitale du vécu collectif apporté par ses joueurs d’expérience pour stabiliser le groupe. Extrait :
« Il nous manquait du leadership, du vécu collectif. Nous avons fait rentrer Romain pour amener une forme de sérénité dans le fond du terrain. Force est de constater qu’il l’a très bien fait. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas fait une entrée comme ça. »
Dans le sillage de Buros, les « piliers » de l’effectif tels que Ben Tameifuna, Cameron Woki ou Jefferson Poirot ont haussé le ton. C’est d’ailleurs Poirot, l’ancien capitaine, qui a scellé le bonus offensif dans les derniers instants. Une mention spéciale revient également à Temo Matiu, dont l’abattage physique a fini d’user la défense montalbanaise.
Yannick Bru se réjouit de l’implication totale de ses cadres libérés par Marcoussis, jugée indispensable pour traverser la zone de turbulences des doublons. Extrait :
« Ces joueurs-là (ceux arrivés en fin de semaine), c’est une réelle satisfaction de les voir basculer aussi vite pour aider l’équipe. C’est une nécessité de les avoir à ce niveau. On joue gros dans ces périodes-là. »
Grâce à ce sursaut d’orgueil de ses patrons, l’UBB repart du Tarn-et-Garonne avec cinq points précieux et efface le revers subi face au Stade Français. La marche avant est enclenchée, mais l’avertissement a été reçu cinq sur cinq.
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A part à Toulouse, quand il manque les cadres………