XV de France : « On a eu un différend », Jacques Brunel déballe tout sur ses débuts chaotiques avec Thomas Ramos
XV de France : « On a eu un différend », Jacques Brunel déballe tout sur ses débuts chaotiques avec Thomas Ramos
Le vendredi 13 février 2026 à 14:42 par David Demri
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Depuis plusieurs années maintenant, Thomas Ramos est devenu un joueur incontournable du XV de France.
Interrogé via Midi Olympique, l’ancien sélectionneur des Bleus, Jacques Brunel s’est confié sur le joueur du Stade-Toulousain.
Il ne le cache pas : son histoire avec Thomas Ramos n’avait vraiment pas bien débuté.
Et pour cause, une grosse mésentente a eu lieu entre le sélectionneur et le joueur. Extrait:
« Je l’ai vraiment connu quand j’étais en équipe de France. D’ailleurs, avec lui, on a eu un différend à l’époque : le corps médical l’avait déclaré blessé quand on était au Japon, juste avant le quart de finale. Comme les délais de guérison devaient durer environ deux semaines, je n’avais pas pris le risque de le garder blessé. J’ai préféré avoir une ressource supplémentaire opérationnelle. Notre histoire a commencé sur un malentendu et une déception pour lui, certainement.
Mais depuis ce temps-là, c’est un garçon en perpétuelle progression : dans son rôle d’arrière, dans son rôle de buteur où il excelle, et aussi dans cette présence, ce leadership qu’il a acquis dans les équipes où il joue. Je crois qu’il s’est forgé tout cela à travers ses expériences. Il n’a pas eu peur de partir à Colomiers pour jouer et progresser. Il n’a pas eu peur d’être en concurrence avec Melvyn Jaminet. Il s’est forgé un caractère tout au long de son parcours. Aujourd’hui, c’est vrai, c’est devenu un élément essentiel. »
Il revient plus en détails sur cet épisode malheureux et comprend la déception de Thomas Ramos de son départ du Japon. Extrait:
« Je veux bien le croire. C’est un choix qui a été fait à l’époque et, malheureusement, il l’a mal vécu. C’était un jeune joueur, il y avait Maxime Médard devant lui. Mais oui, on sentait déjà qu’il avait les qualités pour s’imposer sur la scène internationale parce qu’il avait du caractère, et ça, tu le sens. Il y a le rôle du poste, mais il y a aussi le tempérament du garçon, sa capacité à se remettre en question en permanence. C’est un râleur, mais dans le bon sens du terme. Il râle parce qu’il veut que tout soit parfait, parce qu’il déteste perdre. »
Selon lui, Thomas Ramos est autant capitaine des Bleus qu’Antoine Dupont. Extrait:
« Bien sûr. Antoine Dupont est plus un leader par sa présence, par son jeu, par son engagement, par sa stature. Thomas Ramos, c’est peut-être encore plus par la voix. C’est un compétiteur, un râleur, un mec qui veut gagner tout le temps, qui harcèle ses partenaires et les pousse toujours à aller plus loin. »
Aussi, Jacques Brunel explique que sa capacité à évoluer à l’ouverture en fait un joueur extrêmement important pour les Bleus. Extrait:
« Tout à fait. On l’a encore vu face à l’Irlande. Il peut prendre le poste de numéro 10 si jamais l’ouvreur est occupé à d’autres tâches. Il peut également, notamment quand on est en milieu de terrain, créer de l’incertitude avec un ouvreur de chaque côté. Tout cela est bénéfique, et on voit qu’il en a envie : il aime diriger le jeu. C’est un joueur sûr de lui, qui n’a pas peur de prendre certains risques techniques et qui a une grande confiance en ses capacités. Son coup de pied pour l’essai de Bielle-Biarrey montre une grande maîtrise technique et un vrai sens du spectacle. Mais en général, sa valeur ajoutée, c’est la régularité, la précision et la propreté de son jeu. Il ne panique jamais, il garde la tête froide, même dans les moments les plus tendus. »
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Une purge cet entraîneur.
Belle analyse !