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Affaire 3S-Alyzia : Les avocats de Dupont et Jelonch répondent aux soupçons de « contrats fantômes » !

Affaire 3S-Alyzia : Les avocats de Dupont et Jelonch répondent aux soupçons de « contrats fantômes » !

Le lundi 16 février 2026 à 12:10 par David Demri

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Le Stade Toulousain et ses deux stars, Antoine Dupont et Anthony Jelonch, sont actuellement sous les projecteurs, non pas pour leurs performances sportives, mais pour des questions contractuelles liées à la société 3S-Alyzia. Au cœur du débat : l’utilisation de leur image et le respect du Salary Cap.

Des « contrats fantômes » pour contourner le règlement ?

La suspicion porte sur d’éventuels versements de sponsors qui serviraient en réalité à payer une partie du salaire des joueurs pour soulager la masse salariale du club. Me Cavalié, avocat du club, rejette fermement cette thèse d’un « pacte secret et occulte ».

A lire ci-dessous : 

« La thèse accusatoire est donc de dire que le Stade toulousain a organisé le paiement de ses joueurs par des parties qui lui sont liées, pour éviter d’avoir lui-même à verser ces salaires. Autrement dit, cette thèse revient à affirmer qu’il y aurait un pacte secret et occulte entre le club et des sponsors pour régler certains joueurs pour le compte du club des sommes que celui-ci devrait payer ou aurait promis de payer à titre d’activité sportive.

Pour être cohérente, l’accusation devrait donc démontrer l’existence de tels pactes occultes : or, elle ne s’en préoccupe aucunement. Les accusations prétendent simplement que M. Jelonch et M. Dupont n’auraient pas assez travaillé pour mériter les rémunérations qui leur ont été versées. Est-il raisonnable de parler dans ces conditions de fraude fiscale ou sociale ?

Dans les colonnes de Midi Olympique, Me Cavalié souligne notamment que 3S-Alyzia n’était pas partenaire du club lorsque les contrats avec les joueurs ont été signés :

« En outre, un examen sérieux des faits montre que cette accusation ne résiste pas à l’examen : quand le groupe 3S a conclu les contrats d’Anthony Jelonch, il n’était plus en effet partie associée au club. Quel aurait été, alors, l’intérêt de 3S de conclure un tel pacte avec un club avec lequel il n’avait plus de lien ?

C’est d’autant moins crédible que lorsque ce groupe est ultérieurement redevenu fournisseur du Stade toulousain, cela s’est fait à l’appui d’un appel d’offres qu’il a remporté parce qu’il était le mieux-disant de toutes les entreprises qui y ont répondu. Aucun privilège ne lui a donc été octroyé. » 

Combien « vaut » l’image d’Antoine Dupont ?

Le montant des prestations est également pointé du doigt. Antoine Dupont perçoit actuellement 200 000 euros par saison de la part de 3S-Alyzia.

Si certains jugent la somme élevée pour quelques apparitions annuelles, son avocat, Me Iglesis, compare son statut à celui des plus grandes icônes :

« Mais, même dans l’hypothèse où il n’assiste qu’à un seul événement, où il reste pendant cinq heures, en quoi, pour un garçon comme Antoine Dupont qui est aujourd’hui l’équivalent des plus grandes stars mondiales, est-ce critiquable qu’il perçoive 200 000 euros pour que la société le promène de table en table, le présente, et qu’il échange avec ses partenaires ? C’est le Johnny Hallyday de la soirée, si je puis m’exprimer ainsi.

Une star quelconque peut prendre des millions d’euros pour aller chanter au mariage d’un prince indien. Le fait qu’Antoine Dupont ait atteint une notoriété extrêmement importante, et qu’il soit très bien rémunéré au regard de cela, attire des jalousies. Et il y a un mélange entre la question technique du salary cap et la rémunération perçue. Le raisonnement est complètement vicieux. Combien valent Kylian Mbappe ou Teddy Riner pour aller sur une prestation ? Antoine Dupont est dans cette catégorie désormais. »

Il précise qu’Antoine Dupont refuse fréquemment des propositions très alléchantes. Extrait:

« Une société a récemment proposé de faire venir Antoine pour sa convention internationale en Afrique du Sud. Elle payait 100 000 euros, avec le voyage en business, pour rester deux heures sur scène. Ça tombait au mois de novembre, lors de sa semaine de reprise, donc il a refusé. Mais ces tarifs-là ne nous surprennent pas. Il suffit de voir ses classements en termes de notoriété. »

Ce n’est pas tout : une banque internationale souhaitait s’offrir l’image d’Antoine Dupont pour une durée de trois ans avec un chèque XXL. Mais Antoine Dupont a préféré repousser l’offre car le calendrier des opérations n’étaient pas compatibles avec le calendrier sportif.

Le dossier complexe de Fiducial et de l’agence Bros

L’autre volet concerne un projet de contrat avec Fiducial, actionnaire du club. Pour éviter que ces sommes n’entrent dans le calcul du Salary Cap, une subtilité juridique est avancée : le contrat ne lierait pas directement le joueur, mais l’agence de marketing Bros, dont Dupont est actionnaire à hauteur de 2 %.

« Les relations entre Bros et Fiducial ne peuvent pas rentrer dans le salary cap », affirme son conseil, insistant sur le fait que le club n’était même pas informé de ce projet de contrat fin décembre.

A lire ci-dessous : 

« Le Stade toulousain a appris fin décembre l’existence d’un projet de contrat pouvant concerner Fiducial et M. Dupont. Le club ignorait jusque-là la contractualisation de possibles prestations, sur lesquelles nous n’avons rien à redire parce qu’elles sont parfaitement légales et n’ont aucune raison d’entrer dans l’assiette du salary cap. Comment voulez-vous qu’on puisse considérer que les relations entre Antoine Dupont et Fiducial existent du fait d’un pacte secret entre le Stade toulousain et Fiducial, si le club n’est même pas informé de ces relations ? »

Comment pourrait-on trouver cohérent, dès lors, d’en inclure le montant éventuel dans l’assiette du salary cap, au détriment d’ailleurs des autres joueurs du club ? » Dès lors, comment serait-il possible que les montants n’entrent pas dans l’assiette du salary cap ? « Il n’y a pas de contrat entre Antoine Dupont et Fiducial, rétorque le conseil du joueur. S’il y avait quelque chose, ce serait entre Fiducial et Bros. »

Ces explications suffiront-elles à lever les doutes des instances de régulation ? Le débat entre la liberté commerciale des joueurs et les règles strictes du rugby professionnel reste plus que jamais ouvert.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

26 Commentaires

  1. arthur68 16 février 2026 at 12h- Répondre

    je l’avais dit cette affaire va faire pschitt n’en déplaise aux f..rustrés jaloux de tout bord.

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  2. À l’attak 16 février 2026 at 12h- Répondre

    C’est comme Mechancon et la jeune garde una pas de liens ahhahaha

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  3. Jaguar 66 16 février 2026 at 13h- Répondre

    Il y a bien des boîtes qui filent 150 000 balles pour écouter Sarko donner des conseils bidons, à choisir 200 000 pour écouter Dupont c’est donner.

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    • arthur68 16 février 2026 at 13h- Répondre

      Jaguar exact mais comme Dupont est en plus une star un joueur du ST la jalousie la frustration de certains sortent. Typiquement français

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      • SergioB 16 février 2026 at 14h- Répondre

        Pour l instant, ce qui semble être sous le feu des projecteurs c est (à prouver) que les prestations prévues aux contrats entre les partenaires et les joueurs n auraient pas été effectuées.
        Dans ce cas, ce serait ces partenaires qui pourraient être ennuyés : argent versé et zéro prestation.
        Ça ressemblerait à de l abus de biens sociaux je pense.

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      • Archibald 16 février 2026 at 16h- Répondre

        Non, il y aussi des cas qui ont été condamnés. Cf la femme d’un ancien premier ministres qui avait perçu de mémoire 100 000 euros pour avoir écrit 3 lignes. ! On est dans le même cas.

    • JP83400 16 février 2026 at 14h- Répondre

      Si le gars est payé pour aller chanter à un mariage et qu’il n’y va pas, il doit quand même être payé ?
      Payer Sarko pour dire de la m.er.de est illégal s’il n’y va pas

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      • Sam 16 février 2026 at 16h- Répondre

        Et tu tiens de quelles sources le fait que Dupont n’aurait pas réalisé les prestations demandées ? de Dupont ? de la LNR ? de l’A2R ? d’un tribunal de commerce ?

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        • JP83400 16 février 2026 at 16h- Répondre

          C’est ce que dit l’Equipe et c’est pourquoi j’utilise le conditionnel

        • Sng83 16 février 2026 at 20h- Répondre

          Qui peut raisonnablement croire que fiducial qui un partenaire majeur du stade (actionnaire même) n est pas au courant d un montage juridico financier entre le joueur fanion et son actionnaire ??

  4. Jaguar 66 16 février 2026 at 13h- Répondre

    Sérieusement on peut trouver ça immoral mais juridiquement il n’y a rien. Donc ce serait bien que The Best la Hyène du b.log, cesse de nous insulter, à défaut de s’excuser, en attendant la suite. Ce que tous ceux qui nous sont tombés dessus auraient dû d’ailleurs faire.

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    • Sng83 16 février 2026 at 20h- Répondre

      Ah bon juridiquement il n y a rien ?? T es au fait du contenu du dossier ? Tu prends pour agent contant les propos d un avocat ? Tu es bien sûr de toi mon garçon
      Attendons la suite…

  5. Sng83 16 février 2026 at 13h- Répondre

    C’est JP qui va tirer la tronche… s’il arrive à c.mprendre tout ce qui est écrit dans cet article…

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  6. Gonzales jl 16 février 2026 at 13h- Répondre

    La aussi on essaie de noyer le poisson mr Dupont comme vos patrons

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  7. Jef 16 février 2026 at 13h- Répondre

    Dans le cas de Montpellier les instances ont rappelé que , tout avantage accordé a un joueur en raison de son statut sportif doit être inclus dans le salary cap . comment les cas Dupont et jelon peuvent ils etres soustraits de cet avis ?
    – En comparant les revenus de Dupont à ceux de stars dans d’autres sports, l’avocat suggère que la valeur de ces contrats découle directement de la notoriété acquise grâce aux performances sportives,
    Ainsi, l’argument de l’avocat reliant les prestations à la notoriété sportive peut affaiblir la position selon laquelle des paiements devraient être dissociés des aspects sportifs, rendant plus complexe la défense contre l’inclusion dans le Salary Cap. »
    Le ST affirmé qu’il n’était pas informé de ces contrats , vont-ils sanctionner les joueurs ?

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  8. Dupont La Joie 16 février 2026 at 13h- Répondre

    Enfin de bonnes nouvelles pour Dupont et Jelonch, il vont pouvoir arrondir leur fin de mois en dommage et intérêts pour diffamation publique !
    Il y aurait aussi des sous à faire pour ce motif sur ce b l o g !
    A bon entendeur !
    La bise.

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  9. Futon 16 février 2026 at 13h- Répondre

    Il faut être sacrément naïf pour se laisser impressionner par le discours de ces avocats. Ils pataugent grave ! Salaire déguisé pour Dupont, c’est quasiment avoué !

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    • Sng83 16 février 2026 at 20h- Répondre

      Les argumentaires sont vraiment nazes
      Le baveu est d un piètre niveau
      Son explication sur la société 3s qui n est plus partenaire signe un contrat d image et redevient partenaire après un appel d offre gagné en tant que mieux disant (et donc pas moins disant) est plus qu alambiqué
      C est bien il donne des pistes de travail…

  10. Toulouse 16 février 2026 at 15h- Répondre

    Tu as raison, les journalistes à la c.n qui n’y connaissent rien et dont le seul intérêt est de faire du buzz sont beaucoup plus impressionnant… Mdr!

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    • Sng83 16 février 2026 at 20h- Répondre

      Oui oui c’est des neuneus à l equipe
      Ils s attaquent a un monument avec tous les risques juridiques que cela comporte sans biscuit, juste pour faire du buzz
      Un peu comme quand ils s étaient attaqué au MHR, juste pour faire du buzz et sans biscuit…on a vu le résultat

  11. [email protected] 16 février 2026 at 15h- Répondre

    Tricheurssssssssssss

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    • Toulouse 16 février 2026 at 16h- Répondre

      Benêt!!!!! 🙂

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      • Sng83 16 février 2026 at 20h- Répondre

        Bonjour, moi c est sng

  12. Lou provençau 16 février 2026 at 16h- Répondre

    Haha, les avocats ont des arguments dignes d’un étudiant en droit de première année.
    Les spécialistes du droit savent bien à quel point il est facile de passer par des prestation de « com » ou des boîtes de « com » afin de dissimuler des salaires.

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  13. Lou provençau 16 février 2026 at 16h- Répondre

    Le cheminement est simple: Le ST souhaite payer de manière déguisée Du pont, ils passent par fiducial, ces derniers ne souhaite pas passez en direct avec du pont (trop flagrant) ils passent par une boîte de com qui reverse des bénéfices à du pont car il en est un des actionnaires. C’est très simple et personne n’est dupe.

  14. Ber0683 16 février 2026 at 18h- Répondre

    Les avocats font leur travail qui est de défendre leurs clients…