France-Italie : Pourquoi le phénomène Brau-Boirie n’a pas fini de vous surprendre
France-Italie : Pourquoi le phénomène Brau-Boirie n’a pas fini de vous surprendre
Le vendredi 20 février 2026 à 17:35 par David Demri
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S’il cultive une discrétion presque effacée hors des terrains, Fabien Brau-Boirie se transforme en véritable phénomène dès qu’il franchit la ligne de touche. Récemment apparu sous le maillot frappé du coq lors d’un déplacement mémorable au pays de Galles, le centre palois vit une ascension fulgurante qui semble n’être qu’un début.
Un tempérament réservé au service d’un talent pur
Celui que l’on surnomme « FBB » n’est pas du genre à chercher la lumière. Pourtant, son nom circule désormais partout. Son père, Francis Brau-Boirie, se souvient des premiers pas hésitants de son fils.
Il s’est confié via Midi Olympique :
« C’était un garçon assez timide. Alors, pour l’accompagner au rugby et l’aider à faire ses premiers pas, je suis devenu éducateur ». Cette pudeur initiale cache pourtant une détermination sans faille, comme le souligne son entourage : « Fabien a toujours dit qu’il voulait devenir rugbyman professionnel. Il ne s’est jamais mis de barrière, il a toujours voulu aller le plus haut possible. Petit, son rêve, c’était de porter le maillot bleu ».
Devenu le 1228e international français à Cardiff, le joueur de 20 ans ne doit rien au hasard. Après avoir pris ses marques à Marcoussis dès l’automne, il a su saisir sa chance avec une maturité désarmante : « Dès les tests de novembre, je suis resté quatre semaines à Marcoussis. Ça m’a permis de découvrir l’environnement, mais aussi les mecs. Je suis revenu en janvier, j’ai pu continuer à montrer ce que je savais faire, m’exprimer, prendre du plaisir. Je savais que si j’avais la chance d’avoir une sélection, ça serait mérité ».
Un parcours de surdoué, de Tarbes à la Section Paloise
Très tôt, ses éducateurs ont décelé chez lui un potentiel hors norme :
« Les autres éducateurs et moi avons vite remarqué que Fabien avait déjà des capacités physiques et surtout techniques ».
Julien Laharrague, qui l’a dirigé au Stado Tarbais, se rappelle d’un adolescent dominant :
« Il était déjà décidé, il était passionné. On pouvait déceler de belles qualités de rugby, physiques et techniques. Il bonifiait tous les ballons qu’il touchait et, surtout, était très régulier ».
À Pau, son arrivée a été perçue comme une évidence pour Brandon Fajardo, responsable du recrutement des jeunes :
« Dès ses 15 ans, on entendait déjà parler de lui dans la région. Avec Pau, on avait fait un match amical contre Tarbes en Crabos car on savait qu’il y avait un super joueur dans l’équipe. On avait très vite vu qu’il était supérieur aux jeunes qu’on avait au poste. Il était dominant sur tous les aspects ».
Aujourd’hui, avec son gabarit imposant, les comparaisons avec Yannick Jauzion fleurissent, confirmant son statut de nouveau taulier.
Une marge de progression encore immense
Malgré des statistiques impressionnantes en Top 14 (déjà neuf essais cette saison), le jeune Bigourdan garde la tête froide :
« Je m’étais dit qu’il fallait que je marque un peu plus, mais ce n’est pas un aboutissement pour moi. Je suis très content si ça arrive, mais ce n’est pas l’essentiel ».
Pour son manager Sébastien Piqueronies, c’est cette faculté d’adaptation qui le place parmi l’élite :
« Ça montre tout le potentiel du garçon. C’est quelqu’un qui se met immédiatement au niveau et qui apprend très vite. C’est la caractéristique des meilleurs. Il est doté physiquement, techniquement, mentalement. Mais sa force première, c’est la facilité avec laquelle il s’adapte aux exigences ».
Malgré ses débuts tonitruants, le staff palois estime qu’il peut encore franchir des paliers :
« Il a encore une marge de progression. Quand on voit ça, on se dit qu’il va vraiment devenir excellent. Il doit encore progresser sur les tâches de soutien offensif et défensif et être plus agressif sur l’homme défensivement ».
Une analyse partagée par Brandon Fajardo :
« Je ne lui perçois aucune limite. Il peut jouer en 12, en 13, même en troisième ligne, car il a un potentiel athlétique exceptionnel ». Ce dimanche face à l’Italie, Brau-Boirie aura une nouvelle occasion de prouver que sa timidité s’arrête là où le jeu commence.
15 Commentaires


Quand on voit que la ligne de trois quarts de l ‘équipe de France est composée de joueurs de Pau on devrait conseiller à notre président de tout faire pour attirer chez nous leur recruteur. Attissogbe, Brau- boirie, Gailleton, Arfeuil excusez du peu!! En plus avec les résultats que l ‘on sait actuellement en championnat. Bravo à eux!!! La classe.Pendant ce temps nous on recrute des mecs de 36 ans et nos soi disant grands espoirs ne font pas deux matchs d ‘affilée à cause de blessures! Cherchez l ‘erreur. !!! A part Dréan c ‘est le néant. Mais tout ira mieux l ‘an prochain mon capitaine!!! De plus les cracks internationaux qui viennent chez nous ne savent plus bien jouer au bout de quelques matchs. Bizarre quand même . Il faudrait surtout se poser les bonnes questions.
Je suis d’accord allez Toulon !
Ils ont dépêché les minots jeunes mais il faut un gros travail de détection !
Notre cellule est à la ramasse à titre de comparaison !
Quand le manager est l’ancien sélectionneur des U20, ça aide !
Le néant est un peu exagéré, quelques très bon jeunes arrivent, devant comme derrière, et nous en reparlerons dans un ou deux ans. Je sais c’est un peu loin mais j’en parle car j’en connais certains. C’est une question de génération, il y en a dans tous les clubs selon les années plus ou moins « bénites » comme il est coutume de le dire.
Ce qui m’a surpris avec lui, ce sont ses mensurations, j’avais l’impression à la télé qu’il avait un gabarit normal style 1m80 pour 80 kg, j’étais scié qu’il fasse 1m90 pour 98kg
Ah oui, un phénomène… comme pour Néne… comme Ntk… comme Méafou etc…
Tout est phénomène tant que c’est pas Dréan ou un toulonnais…
Cette EDF « sud-ouestisée » m’emme.rde de plus en plus.
Dès qu’un mec de là-bas joue, c’est un phénomène… et quand un toulonnais est le meilleur ailier du Top14, il est oublié… même si c’est aussi un phénomène…. qui, lui, s’il joue un jour n’aura droit à aucune erreur…
Ah, j’avais oublié oublié le phénomène Gourgues…. 3 jours en top14, il a rien prouvé, et hop en EDF… pendant que le meilleur ailier du top14 regarde l’EDF à la télé ou dans les tribunes…
Elle est pas belle la vie à Toulouse et dans le sud ouest ? ……………………………….
Si et c’est encore plus plaisant en voyant ton seum
Vu ton vocabulaire… encore un ado en liberté sur le net, ça fait des dégâts…
C’est vrai être vie.ux et aigri comme toi ça donne envie par contre
Disons que GOURGUES était un phénomène dans toutes les catégories et déjà suivi.
Néanmoins, pour DREAN je suis d’accord c’est anormal qu’il ne fasse pas a minima une feuille !
Oui, Carbo aussi était un phénomène dans toutes les catégories jeunes, et puis Galthié l’a cintré en installant Ntk dans un fauteuil alors qu’il était le deuxième choix de Piqueronie en U20…
Je parle d’avoir de l’expérience et de prouver en Top14, ce que Gourgues n’a pas fait.
Dréan, ça fait 3 ans qu’il performe en Top14 dont la saison dernière où il a été élu meillieur ailier du Top14 et il a été le meilleur marqueur d’essais, et ?
Et rien…
Il est anormal que tout ces joueurs nous aient echappé.
Ils auraient du être au stade, point barre.
Les Delibes lebel épée Tauzin(à une epoque)etc etc c’est du menu fretin.
Thomas une daube vieillissante.
Il faudrait que Lacroix recadre nos responsables detection.
On verra, contre les équipes qui tamponnent..
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