Rassie Erasmus avait-il encore vu juste ? L’Italie peut-elle renverser la France ?
Rassie Erasmus avait-il encore vu juste ? L’Italie peut-elle renverser la France ?
Le vendredi 20 février 2026 à 22:30 par David Demri
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Longtemps cantonnée au rôle d’outsider résigné dans le Tournoi des Six Nations, l’Italie version 2026 change de dimension. Performante, structurée et désormais compétitive, la Nazionale confirme match après match une montée en puissance que certains avaient anticipée bien avant le coup d’envoi de la compétition.
Parmi eux, un certain Rassie Erasmus, jamais avare de déclarations fortes.
À l’issue de la victoire sud-africaine face à l’Italie à Turin en novembre dernier, le sélectionneur des Springboks n’avait pas hésité à projeter les Transalpins très haut dans le Tournoi rappelle le journal L’Equipe.
Le sélectionneur sud-africain avait alors livré une analyse flatteuse de la trajectoire italienne. Extrait :
« Si je devais faire un pronostic, je dirais qu’elle terminera deuxième ou troisième du Tournoi des Six Nations. Pour moi, cette équipe est sur une vraie dynamique ascendante. Elle est très sous-estimée. »
Des propos loin d’être anecdotiques, tant Erasmus avait déjà tenu un discours similaire quelques mois plus tôt, en privé cette fois, auprès de Gonzalo Quesada, le sélectionneur italien.
Arrivé à la tête de la Nazionale en janvier 2024, l’ancien manager du Stade Français n’a pas oublié ces mots.
L’entraîneur italien est revenu avec émotion sur cette reconnaissance venue du sommet. Extrait :
« J’étais très touché, nous raconte aujourd’hui l’entraîneur de la Nazionale. Après nous avoir beaucoup analysés, il sentait que l’équipe progressait et trouvait intéressant ce qu’il voyait dans notre jeu. Puis en novembre, on a fait une belle partie contre eux et Rassie a encore été très sympa avec nous. Ça fait vraiment plaisir bien sûr. C’est la plus grande référence du rugby mondial et il n’était pas obligé de le faire. »
Depuis, les résultats parlent d’eux-mêmes : une victoire inaugurale contre l’Écosse (18-15) et une courte défaite très encourageante en Irlande (20-13) ont confirmé cette impression de dynamique ascendante.
Privée ces dernières semaines de nombreux cadres — dont Ange Capuozzo ou Martin Page-Relo — l’Italie a pourtant continué d’avancer.
Gonzalo Quesada a tenu à souligner la richesse humaine de son groupe. Extrait :
« Les choix sont plus réduits et on a moins de moyens que d’autres nations, mais on parvient à les optimiser. Et c’est ce qui m’a séduit dans ce projet. Même si le rugby dans le pays ne traverse pas un moment facile, avec des difficultés financières, on peut bien bosser avec l’équipe nationale. On ne se plaint pas. Tout est fait pour nous mettre dans les meilleures conditions. »
Longtemps point faible de la Nazionale, la défense est devenue l’un de ses principaux atouts.
Moins de possession, mais plus d’efficacité : l’Italie est l’équipe qui plaque le plus du Tournoi et celle qui vole le plus de touches. Une rigueur symbolisée par les frères Cannone, véritables machines défensives.
Quesada assume cette approche pragmatique. Extrait :
« On sait qu’on est derrière le top 5, mais on est clairement sur une pente ascendante. On a les pieds sur terre, mais on veut gagner plus. Notre objectif est d’être consistants et de rivaliser. »
À l’approche du choc contre la France de Fabien Galthié, l’Italie avance sans complexes mais sans illusions excessives.
5 Commentaires


Des progrès inc.ontestables,mais je vois pas l’E D.F qui « marche sur l’eau » perdre face aux transalpins.
Peut-être même prendre une grosse raclée. Le niveau de ce 6 Nations est très très faible.
une pente ascendante ?
MDR, c’est un phénomène géo-magnético-rugbystique ?
pour les tendus…c’est un trait d’humour, une pente ça descend , si ça monte c’est une rampe. 🙂
Definition de « pente » dans le dictionnaire :
Direction de l’inclinaison selon laquelle une chose est entraînée.
effectivement il y a du progrés mais ça ne les empéchera pas d’en prendre une quarantaine au moins