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Italie : vraie montée en puissance ou simple emballement médiatique ?

Italie : vraie montée en puissance ou simple emballement médiatique ?

Le samedi 21 février 2026 à 9:34 par David Demri

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L’Italie est-elle vraiment une nouvelle puissance du Tournoi ? Éloges sincères ou simple politesse diplomatique ?

Pourquoi la Squadra Azzurra n’a jamais semblé aussi proche du sommet

L’Italie a frappé fort dès les premières journées du Tournoi des Six Nations. Une victoire inaugurale contre l’Écosse, suivie d’un bonus défensif aussi frustrant que prometteur en Irlande, ont confirmé la nette montée en puissance des hommes de Gonzalo Quesada.

Des résultats qui bouleversent l’image d’une nation longtemps cantonnée à la cuillère de bois, symbole récurrent depuis son entrée dans la compétition en 2000 (12 en 26 participations).

Des éloges venus du sommet du rugby mondial

L’enthousiasme autour de la Squadra Azzurra n’a jamais été aussi fort. Dès novembre dernier, après la victoire sud-africaine à Turin (14-32), Rassie Erasmus avait surpris par la portée de son analyse.

Le sélectionneur des Springboks livrait alors son pronostic sur l’avenir italien. Extrait :

« Si je devais faire un pronostic, je dirais qu’elle terminera deuxième ou troisième du Tournoi des 6 nations. Pour moi, cette équipe est sur une vraie dynamique ascendante. Elle est très sous-estimée. »

Jeudi matin, à l’annonce de la composition française, Fabien Galthié a lui aussi tenu un discours extrêmement fort. Extrait :

« Cette équipe italienne est capable de battre toutes les nations britanniques, capable de battre toutes les nations du Sud, sans problème. Pour moi, l’Italie est même une équipe qui peut gagner le Tournoi des 6 nations, qui est capable de battre n’importe quelle équipe du top 10 mondial. Ça pose le niveau de cette équipe. »

Quesada lucide face à la reconnaissance

Le sélectionneur italien confiait son ressenti face à ces marques de respect appuyées rappelle RMC Sport. Extrait :

« Ça fait toujours plaisir quand il y a deux grands référents du rugby mondial, sûrement deux des meilleurs entraîneurs au monde, qui analysent un peu ce qu’on essaie de faire et qui sont très élogieux, ça fait toujours plaisir. Après, on est très conscient de tous ceux qui nous séparent de l’équipe de France et à quel point cette équipe de France, c’est un modèle d’inspiration aussi. Les mots de Fabien me font très plaisir mais on ne se laisse pas trop endormir par toutes ces paroles. On sait que c’est honnête, que ce n’est pas de la com, on le prend avec énormément de fierté. Mais bon, là, on sait aussi qu’on joue contre une grande équipe de France. »

Une révolution défensive et une conquête redoutable

Depuis son arrivée, Quesada a profondément transformé le visage de la Nazionale. Sa priorité : bâtir une défense solide et crédible. Hormis la lourde défaite face à la France l’an passé à Rome (24-73), l’Italie n’explose plus. Les confrontations face à l’Afrique du Sud (42-24 en juillet, 32-14 en novembre) ont confirmé cette progression.

Aujourd’hui, l’Italie est l’équipe qui plaque le plus dans ce Tournoi. Elle a également revu son rapport au ballon : davantage de jeu au pied, plus de dépossession maîtrisée, des lancements structurés et une alternance bien plus aboutie.

Une mêlée devenue référence européenne

L’autre grande force italienne se situe dans la conquête. La Squadra Azzurra est l’équipe qui a volé le plus de ballons en touche depuis le début du Tournoi. Mais c’est surtout sa mêlée qui impressionne.

Depuis novembre, l’Italie affiche 93,6 % de ballons gagnés sur ses introductions, pour 15 pénalités provoquées. Une domination incarnée par deux premières lignes de très haut niveau (Fischetti–Nicotera–Ferrari puis Spagnolo–Dimcheff–Zilocchi).

Des individualités désormais de classe mondiale

Longtemps, Sergio Parisse a semblé seul au sommet. Ce n’est plus le cas. Malgré les difficultés des franchises italiennes en URC, l’effectif regorge aujourd’hui de talents majeurs.

Le retour d’Ange Capuozzo, forfait lors des deux premières journées, renforce encore l’arsenal offensif. Au centre, Tommaso Menoncello, élu meilleur joueur du Tournoi il y a deux ans, représente une menace constante.

À cela s’ajoutent les frères Cannone, meilleurs plaqueurs du Tournoi, ou encore Andrea Zambonin en deuxième ligne. Seule ombre au tableau : l’absence de Juan Ignacio Brex, forfait pour raisons personnelles.

Et si le podium devenait enfin un objectif ?

Jamais mieux que quatrièmes depuis leur intégration (2007, 2013), les Italiens avancent encore avec prudence. Mais le collectif prend forme, les bases sont solides et la confiance grandit.

Sans le dire ouvertement, la Squadra Azzurra semble désormais autorisée à rêver plus grand. Et si, pour la première fois, l’Italie ne se contentait plus d’exister dans le Tournoi… mais de le bousculer durablement ?


2 Commentaires

  1. Eddy 21 février 2026 at 11h- Répondre

    C’est bien de les voir à ce niveau là.
    Mais ils ne semblent pas encore en mesure de battre les Boks ou les Blacks.
    Et malgré tout, je pense que demain il y aura 20/25 points d’écart à l’arrivée.

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  2. LLOYD 21 février 2026 at 13h- Répondre

    tout sera question de mental , si les Français y vont, comme trop souvent contre l’Italie, avec un sentiment inconscient de match « gagné d’avance » alors ce sera très compliqué mais si les Français y vont avec la même crainte et le même sérieux qu’un match contre l’Irlande ou l’Angleterre alors les chances de faire une belle victoire sont assez élevées.