L’analyse sans langue de bois de Richard Dourthe sur la prestation des Bleus contre l’Italie
L’analyse sans langue de bois de Richard Dourthe sur la prestation des Bleus contre l’Italie
Le mardi 24 février 2026 à 7:56 par David Demri
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Le consultant rugby de Midi Olympique, Richard Dourthe s’est confié suite à la victoire bonifiée remportée par les Bleus remportée contre l’Italie, dimanche après-midi.
Dans un premier temps, il a évoqué le forfait de dernière minute de Matthieu Jalibert.
Il se dit attristé par la blessure contractée par l’ouvreur Bordelais. Extrait:
« Avant de basculer vers ce France – Italie, je veux vous dire quelque chose : le forfait de Matthieu Jalibert m’a attristé. Pas simplement contrarié : réellement attristé. Parce que depuis deux matchs, il avait trouvé son tempo. Parce qu’il rayonnait. Il avait électrisé la ligne d’attaque tricolore, imposé son rythme, apporté du liant là où à l’automne, on cherchait des certitudes.
Au sujet de « Jalib », laissez-moi ajouter une chose : j’ai toujours pensé que le plaquage était une affaire d’instinct, de sang, pas d’apprentissage. Que cet exercice tient du tempérament plus que du travail. Lui m’a presque fait mentir, ces dernières semaines. Il a sécurisé sa zone avec autorité. Il s’est appliqué, engagé, exposé même. Il a prouvé que le courage défensif peut être une conquête. Même tardive. Et puis voilà. Un mollet qui tire, la mécanique qui grince, et la scoumoune qui s’invite à nouveau. « Rien d’alarmant », nous assure-t-on à Marcoussis : quelques jours au stand, pas plus. Peut-être.
Mais un mollet, c’est sournois. Je parle en connaissance de cause : j’ai souvent traîné ce genre de blessure au fil de ma carrière. Un mollet, ça use. Ça vous laisse croire que tout va bien puis ça vous freine au moment précis où vous voulez accélérer. Or, il ne reste que quinze jours d’ici le déplacement à Murrayfield pour affronter l’écosse. Quinze jours pour guérir, retrouver des appuis, reprendre confiance. C’est court. Très court avant un rendez-vous capital et pour lequel les Bleus auront besoin de leur meneur de jeu… »
Dans la foulée, il se dit partagé par la prestation globale des Bleus contre l’Italie :
« Mais on n’en est pas là, n’est-ce pas ? Et au moment de reprendre, à rebours, le fil de ce France – Italie, je suis partagé. Pas déçu, non. Partagé. Le XV de France a passé trente points à la squadra et signé une troisième victoire consécutive. La sélection tricolore plane jusqu’ici sur le Tournoi et peut encore rêver d’un grand chelem. Mais à Lille, face à une défense italienne plus agressive que celle de l’Irlande ou du pays de Galles, nous avons peiné à construire notre jeu, à enchaîner les temps forts, à dérouler nos lancements comme nous savons le faire. On a laissé la possession aux Italiens, on a souffert plus que d’ordinaire en mêlée fermée et, sans un réalisme de champions, le XV de France aurait même pu se faire peur. »
Pour conclure, il distribue les bons points. Extrait:
« Ceci étant posé, je vais arrêter de jouer les bégueules et faire monter au tableau d’honneur les soldats que j’ai trouvés excellents. Manny Meafou, d’abord, dont le premier grand match en Bleu se faisait attendre et qui, cette fois, a répondu présent. Louis Bielle-Biarrey, encore lui, l’homme le plus rapide du circuit international, capable de transformer la moindre miette en occasion d’essai. Fabien Brau-Boirie, très intéressant au cœur du jeu, alors même qu’il découvrait ce niveau il y a à peine huit jours.
Et puis Antoine Dupont, pour finir. Que dire sans répéter ce que vous savez déjà ? Qu’écrire sans sombrer dans l’évidence ? Trois passes décisives, une défense de chien de chasse, un jeu au pied long et précis. J’ai joué avec quelques très grands demis de mêlée dans ma carrière. « Carbo », Galthié : ça envoyait déjà du très lourd. Mais au risque de froisser l’orgueil de mes vieux camarades de tranchée, Dupont est fait d’un autre bois. Unique. Intouchable. Presque parfait. »
8 Commentaires


Très juste , manque l’appréciation sur la 3 eme ligne qui fut très en dedans contre les italiens , notre victoire n’est dû qu’à des éclairs de jeu exploitès au maximum , rien sur Ramos en 10 ou attisogbe en 15 , ce qui ne fut pas une grande réussite .il reste du boulot et de la clairvoyance .
Si Jallibert ne revient pas, mettre un vrai 15 à la place d’Attisogbe ou un vrai 10 à la place de Ramos
Ou une charnière Dupont/Serin, ça aurait de la g.ueule par contre, niveau complémentarité cela risque d’être compliqué…
Toit a fait, carbonel en 10 qui attaquerait plus la ligne mais ca n’arrivera pas , ou jaminet en 15 car pas meilleur que lui mais ca n’arrivera pas non plus
Dupont il monocéphale, 90% de jeu orienté à gauche, même si les plans tv ne permettaient pas de tout voir, à gauche ou les Italiens ont fait le maximum pour contrer les liens avec LBB. Au détriment du côté droit….et même Jegou qui bouffe un 3 contre 1….Cet aveuglement tactique, le manque de rigueur d’Attisohgbe sous les ballons hauts également un ramos moins performant en 10….et un pilier 3 pathétique….bref il y a du boulot, car face à l’écosse ce ne sera pas la même limonade
Je partage le même avis
Revu tout le match que j’avais enregistré . Avec des séquences ralentis pour bien comprendre …
Dupont monochéphale c’est le moins qu’on puisse dire
Meilleur 9 du monde ? ? Ha bon….
Ben pas sur ce match en tout cas…
Quand on voit le match extraordinaire du 9 Irlandais Gibson Park , on peut se poser des questions légitimes ….
Il a varié à gauche , à droite , ,des variations constantes dans son jeu qui a déboussolé complètement les Anglais , des prises d’intervalles en veux tu en voila…. Un très grand 9…. Bon au pied , bon partout sur ce match
Globalement on peut discuter tous les choix de nos lignes arrieres , ça reste une question de point de vue tant on a le choix à tous les postes avec de la grande qualité . Il faut qu’on travail au poste de pilier droit en choisissant 2 jeunes , les installer et leur laisser le temps de s’affirmer . C’est vraiment notre seul gros point faible face au équipe du Top 5 mondial , on n’a pas de joueur providentiel identifié.
En termes médicaux on parlerait d’hémisphère et peut être d’une forme d’hémiplégie….