Yannick Bru pointe du doigt l’arbitrage : « L’Italie a été un peu mieux récompensée par l’arbitrage »
Yannick Bru pointe du doigt l’arbitrage : « L’Italie a été un peu mieux récompensée par l’arbitrage »
Le mardi 24 février 2026 à 22:52 par David Demri
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Si le XV de France s’est imposé à Lille contre l’Italie, les Bleus ont rencontré quelques difficultés dans le secteur de la mêlée fermée.
Midi Olympique a ainsi récolté l’avis du spécialiste Yannick Bru pour évoquer cette problématique qui pourrait causer des soucis à l’équipe de France.
Selon le manager sportif de l’Union Bordeaux-Bègles, les Italiens ont mieux été récompensés par l’arbitrage dans le secteur de la mêlée fermée.
A lire ci-dessous :
« Le sentiment général, appuyé par les statistiques du match, c’est que les Italiens nous ont un peu dominés en mêlée. En analysant bien, la première mi-temps me semble équilibrée avec une pénalité concédée de chaque côté et un bras cassé contre la France. En revanche, on a senti une emprise italienne plus nette en deuxième mi-temps. Clairement, sur cette période, la mêlée bleue a été plusieurs fois au point de rupture, notamment vers la 55e minute.
L’Italie a été un peu mieux récompensée par l’arbitrage et plus dominante dans ce secteur. Cela vient aussi du fait que j’ai trouvé les piliers remplaçants tricolores en difficulté, ils sont parfois allés rapidement au sol. Heureusement, l’Italie n’a pas eu de touche pendant tout le match. Je crois qu’ils ont perdu sept ballons dans l’alignement au total, ce qui est inacceptable à ce niveau et même en dessous… Nos avants tricolores ont été largement au-dessus en ce qui concerne la puissance, le travail de l’ombre et pour ce qui est de l’ordre de la destruction, à l’image des prestations d’Emmanuel Meafou et Anthony Jelonch.
Pour en revenir à la mêlée, les Italiens ont été très forts tactiquement. D’abord, il faut souligner l’apport de leur talonneur Giacomo Nicotera, qui est certainement l’un des talonneurs les plus costauds du Top 14 (Stade français). Ensuite, je les ai trouvés très forts à l’impact et sur les petits appuis post-impacts. Il y a vraiment eu une bataille de l’impact, où chaque centimètre a été âprement disputé. Je suis dubitatif sur le positionnement du gaucher Danilo Fischetti, mais j’admets volontiers que Giacomo Nicotera et Simone Ferrari ont été très forts. L’Italie tient là deux joueurs monolithiques, qui adorent cette épreuve et à qui elle doit beaucoup.
En revanche, j’ai trouvé le coaching italien très faible. À mon sens, ils ont changé leurs piliers trop tôt mais cela a été un peu masqué par les difficultés de nos piliers remplaçants. Pour finir, je dirais que je ne suis pas inquiet au sujet de notre mêlée : la performance d’un pack repose bien sûr sur les deux grandes phases de conquête que sont la touche et la mêlée, mais aussi sur l’ensemble du travail autour des coups d’envoi et du déplacement dans le jeu courant.
L’équipe de France tire profit de la mobilité, de la puissance et de l’activité de son pack. Dans ce contexte positif, la mêlée reste certes en chantier, car la succession d’Uini Atonio est lourde à assumer. On cherche encore les bons candidats et elle reste le secteur sur lequel nous devons concentrer nos efforts de progression. »
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