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France – Italie : Comment le « système caméléon » de Galthié a foudroyé la Nazionale

France – Italie : Comment le « système caméléon » de Galthié a foudroyé la Nazionale

Le mercredi 25 février 2026 à 9:22 par David Demri

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Face à l’imprévu, le XV de France a prouvé qu’il savait muer sans perdre son efficacité.

Privés de Matthieu Jalibert à la dernière minute, les hommes de Fabien Galthié ont dû abandonner leur animation offensive habituelle pour un système plus traditionnel lors de leur victoire (33-8) contre l’Italie, ce dimanche à Villeneuve-d’Ascq.

Une réorganisation forcée sous le signe de l’urgence

Le forfait de l’ouvreur bordelais, touché au mollet, a déclenché une véritable réaction en chaîne dans les lignes arrières. Thomas Ramos a glissé à l’ouverture, laissant le poste d’arrière au jeune Théo Attissogbe, tandis que Gaël Dréan honorait sa première sélection sur l’aile. Ce remaniement a marqué la fin, le temps d’un match, de la charnière à trois têtes (Dupont-Jalibert-Ramos).

L’ailier Louis Bielle-Biarrey a parfaitement résumé ce sentiment de bascule après la rencontre :

« On avait l’habitude d’avoir deux 10, et là on s’est retrouvés avec trois ailiers, mais on s’en est plutôt bien sortis, (…) même si on était plus dans l’urgence et avec moins de repères ».

Le retour à un rugby « basique » et efficace

Exit les schémas complexes à deux meneurs de jeu, les Bleus ont opté pour une approche plus directe.

Thomas Ramos, nouveau chef d’orchestre d’un soir, a expliqué cette volonté de simplifier les tâches, notamment pour soulager le jeune Attissogbe :

« On avait décidé stratégiquement d’avoir un jeu offensif différent des deux premiers matchs, et ce système a permis que Théo s’occupe de son rôle de XV et ne s’occupe pas trop d’être un second ouvreur, on est revenu à un jeu un peu plus basique. »

Ce constat est partagé par « LBB », qui note une transition vers des automatismes plus familiers pour les joueurs :

« Théo c’est moins un 10, on a été dans des schémas plus classiques peut-être, comme on en voit en club ».

Gagner sans le ballon : la force du caméléon

Si le jeu flamboyant des deux premières journées a laissé place à une bataille plus fermée, avec un temps de jeu effectif en baisse, le staff tricolore se félicite de cette capacité d’adaptation.

Fabien Galthié n’a pas caché que ces ajustements avaient bousculé ses troupes :

« La première de Gaël, ces petits changements dans le trident (arrière-ailiers), sur la manière de jouer, ça nous a mis dans l’inconfort. Mais on ne peut pas être totalement dépendants d’une composition d’équipe, et les joueurs ont trouvé des solutions. »

Antoine Dupont, le capitaine français, a également salué cette victoire acquise grâce à une défense de fer et des fulgurances opportunistes :

« On a su s’adapter et c’est important de pouvoir gagner de manière différente, avec un jeu moins flamboyant mais tout aussi efficace au final. »

Le mot de la fin revient au sélectionneur, qui rappelle que le spectacle ne fait pas tout dans le rugby de haut niveau :

« Je sais qu’en France on est des romantiques et quand on parle du jeu, des projets de jeu, on ne parle que du jeu avec le ballon. Mais le jeu sans ballon, ça permet de gagner des matchs ! »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

2 Commentaires

  1. allez les petits... 25 février 2026 at 09h- Répondre

    Foudroyé ?
    Le dictionnaire devient vraiment indispensable!

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  2. Mayol the best 25 février 2026 at 11h- Répondre

    Pu…. Vivement les Sud’Afs alors … ? Ou les blacks ?
    On craint plus degun maintenant , on va foudroyer à tout va…
    Un génie ce FG

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