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Yann Delaigue prévient le XV de France avant le choc face à l’Ecosse

Yann Delaigue prévient le XV de France avant le choc face à l’Ecosse

Le vendredi 6 mars 2026 à 9:43 par David Demri

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Après trois succès convaincants dans le Tournoi, le XV de France de Fabien Galthié se prépare pour une étape décisive : un déplacement périlleux sur la pelouse de Murrayfield ce samedi à 15h10.

Face à une Écosse imprévisible mais redoutable à domicile, les Tricolores jouent gros dans leur quête du Grand Chelem.

L’Écosse, le test ultime pour le XV de France

Si les Bleus ont surclassé leurs précédents adversaires, le voyage à Édimbourg est perçu comme l’obstacle majeur de cette édition. Les Écossais, malgré des résultats en dents de scie depuis le début du Tournoi, restent une nation capable de renverser les meilleures équipes du monde.

Pour Yann Delaigue, ancien ouvreur du XV de France, la méfiance est de mise.

Il s’est confié dans les colonnes du journal Le Parisien

« C’est très difficile de savoir à quoi s’attendre contre l’Écosse. C’est une équipe capable du meilleur comme du pire, mais chez elle, face aux grandes nations, elle sort souvent de grands matchs. »

Il ajoute :

« Si l’équipe de France joue à son meilleur niveau, il n’y a pas photo. En revanche, si elle est moyenne, cela va être très difficile. La grande force des Écossais, c’est l’énergie qu’ils mettent dans leur jeu. Et puis ils ont Finn Russell qui fait la différence, surtout s’ils avancent, s’ils dominent. »

Un style de jeu atypique

La dangerosité des hommes de Gregor Townsend repose sur un style audacieux, souvent comparé à celui des nations latines, loin des standards britanniques classiques.

Patrick Arlettaz, adjoint en charge de l’attaque, analyse cette spécificité :

« Ce sont les plus latins des Anglo-Saxons. Ils n’ont pas un jeu stéréotypé, ce qui les rend d’autant plus dangereux. »

Un accueil « spartiate » à Murrayfield

Au-delà de l’opposition sportive, Fabien Galthié a profité de la conférence de presse pour souligner, avec une pointe d’ironie, l’accueil rudimentaire réservé aux Bleus.

Le sélectionneur a dénoncé l’exiguïté du vestiaire visiteur :

« C’est une équipe qui joue la victoire dans le Tournoi. Elle a peut-être la meilleure ligne de trois-quarts du Tournoi, en tout cas du Royaume-Uni. C’est toujours très difficile de se déplacer là-bas. Il y a l’accueil. Il faut savoir que c’est le plus petit vestiaire au monde. Ils nous obligent à nous changer dans le couloir. Il y a une pièce à côté mais ils refusent de nous la donner. Le vestiaire des arbitres est plus grand. »

Alors que le sélectionneur avait prévenu dès le lendemain du match contre l’Italie : « Attention aux Écossais… Je ne vais pas vous faire un dessin. », les Bleus savent désormais à quoi s’attendre, autant sur le pré que dans les coulisses de l’enceinte écossaise.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

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