L’ancien kiné des filles du Biarritz Olympique condamné après des faits accablants
L’ancien kiné des filles du Biarritz Olympique condamné après des faits accablants
Le mercredi 11 mars 2026 à 0:28 par David Demri
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L’information est signée Sud-Ouest.
Le tribunal judiciaire de Bayonne a rendu son délibéré ce mardi 10 mars dans l’affaire opposant quatre joueuses de rugby du Biarritz Olympique (BO) à leur ancien kinésithérapeute bénévole.
Le praticien, qui tentait de justifier des attouchements par des explications anatomiques et thérapeutiques, a été reconnu coupable d’agressions sexuelles.
Un mode opératoire sous couvert de soins
Les faits remontent à octobre 2024, au début de la saison de Fédérale 2. Le prévenu, qui exerçait également dans son cabinet de Cambo-les-Bains, profitait de la vulnérabilité des sportives blessées pour imposer des gestes déplacés.
Le procureur de la République, Jean-Claude Belot, a fustigé l’attitude de celui qu’il qualifie de « prédateur », soulignant qu’il a « à sa disposition des femmes qui ont besoin de lui dans l’exercice de leur sport, il va profiter de cette situation. »
Les témoignages des victimes sont concordants et décrivent des gestes dépassant largement le cadre médical :
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Sophia, soignée pour une pubalgie, a subi un massage de l’entrejambe sous son short. La présidente Mélanie Mistral a été explicite : « Vous avez passé vos mains sous son short pour pratiquer un massage de l’entrejambe au niveau des lèvres. »
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Jeanne, souffrant de l’épaule, a refusé de retirer sa brassière et accuse le kiné de lui avoir massé le sein et asséné une claque sur les fesses.
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Karine a dénoncé des massages prolongés sur les fesses sous prétexte de douleurs lombaires.
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Marie, elle-même kinésithérapeute, a immédiatement identifié le caractère non professionnel des gestes lors d’étirements des ischios, où le prévenu lui a imposé un contact avec son sexe.
Une défense axée sur la pratique professionnelle
L’avocat de la défense, Me Nouhou Diallo, a tenté de plaider l’exception légale, affirmant qu’ « un kiné peut avoir un contact avec ses patients dans le cadre de sa pratique professionnelle. C’est l’exception prévue par la loi. » Il a également mis en avant le contexte personnel difficile du prévenu (alcoolisme, dépression) pour écarter la qualification de prédateur.
Toutefois, le tribunal a estimé que l’élément intentionnel était caractérisé, notamment face aux témoignages de victimes qui, pour certaines, connaissaient parfaitement les protocoles de soins habituels.
Le verdict du tribunal de Bayonne
Le kinésithérapeute a été condamné à douze mois de prison avec sursis, assortis d’un sursis probatoire de dix-huit mois.
Les mesures complémentaires sont strictes :
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Interdiction d’exercer sa profession de kinésithérapeute pendant une durée de trois ans.
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Obligation de soins et indemnisation des victimes (1 200 euros chacune).
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Interdiction d’approcher les plaignantes et de se rendre au stade Aguilera.
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Inscription au FIJAIS (fichier des auteurs d’infractions sexuelles).
Le Biarritz Olympique, qui s’était porté partie civile, a obtenu l’euro symbolique de dommages et intérêts. Me Florence Réau, avocate des victimes, a salué une décision qui vient valider le récit des joueuses face à l’ascendant d’un professionnel de santé.
4 Commentaires


Et pendant ce temps là, la FFR trouve tout ça normal…
Oui Grill et les bien pensant de LFI ne sont pas pressé de monter au créneau comme avec Jaminet …………..
En effet je suis bien d’accord avec toi JP. Les réactions ne sont pas du tout les mêmes. Jaminet lui a pris bien plus cher.
Quel scandale, c’est hallucinant le nombre de timbrés dans ce monde.Je trouve la peine assez légère car pas de prison et amende faible (c’est même pas un mois de salaire d’un kiné).