« Palette de gris », « chaos » : La presse anglaise démolit le sélectionneur du XV de la Rose
« Palette de gris », « chaos » : La presse anglaise démolit le sélectionneur du XV de la Rose
Le samedi 14 mars 2026 à 11:24 par David Demri
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À quelques heures du coup d’envoi du Crunch au Stade de France, le climat est électrique outre-Manche. Entre résultats en berne et prestations jugées ternes, le sélectionneur anglais Steve Borthwick est au cœur d’une tempête médiatique sans précédent. Pour beaucoup, ce match n’est plus seulement une confrontation sportive, mais un test de survie pour le technicien de la Rose.
Steve Borthwick sous pression maximale
Le Daily Mail ne mâche pas ses mots, allant jusqu’à dresser une liste de successeurs potentiels pour remplacer l’ancien deuxième ligne.
« Steve Borthwick se bat pour conserver son poste et l’Angleterre a besoin d’un plan B : voici les quatre principaux candidats si la RFU doit agir avant la Coupe du monde », annonce le journal, citant notamment Michael Cheika ou Joe Schmidt.
Le Telegraph dresse un portrait au vitriol de Borthwick, le comparant au Premier ministre britannique pour son manque de charisme et son pragmatisme stérile :
« Ce n’est pas un hasard si Steve Borthwick s’impose rapidement comme le pendant du rugby à Sir Keir Starmer, délaissant toute expression flamboyante pour une palette de gris omniprésents. On peut relever de nombreux défauts chez le sélectionneur anglais, de sa propension à dégager le ballon au pied à son penchant pour aligner cinq ailiers dans son équipe de 23 joueurs. »
Une obsession mondiale qui coûte cher
La presse anglaise s’interroge sur le désintérêt croissant pour le Tournoi des 6 Nations au profit d’une obsession pour le trophée Webb Ellis. Le journaliste Gavis Maris, dans le Telegraph, souligne un bilan national inquiétant :
« Il est temps que le pays se détache de son obsession pour le trophée Webb Ellis et recommence à prendre le Tournoi des 6 Nations au sérieux. Le bilan de l’Angleterre dans le Tournoi depuis 2003 est catastrophique comparé à celui de ses rivaux. Le pays de Galles a remporté quatre Grands Chelems, l’Irlande et la France trois, contre un seul pour l’Angleterre, lors de la première année d’Eddie Jones à la tête de l’équipe après la Coupe du monde 2015. »
Un sursaut possible face aux Bleus ?
Malgré ce climat orageux, une lueur d’optimisme subsiste. The Independent note que Borthwick semble paradoxalement plus à l’aise dans la tourmente, même si les ambitions affichées avant le tournoi semblent désormais « relever de l’arrogance ».
Pour le Telegraph, l’Angleterre reste un adversaire dangereux, capable d’exister dans les moments critiques, bien que le pronostic final penche pour les Français :
« L’Angleterre donnera du fil à retordre à la France. On attend peu de l’Angleterre à Paris, ce qui n’est guère surprenant compte tenu de ses récentes performances, mais l’équipe de Steve Borthwick a prouvé qu’elle excellait dans les situations critiques. Il faut s’attendre à des progrès et à un renouveau, mais sur le chemin de l’Angleterre se dressera une équipe de France qui saura exactement ce qu’il lui faut faire pour remporter le titre. Cette motivation supplémentaire devrait permettre aux Bleus de s’imposer. »
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