L’Angleterre termine son pire Tournoi à la 5e place : Plusieurs techniciens pour remplacer Steve Borthwick
L’Angleterre termine son pire Tournoi à la 5e place : Plusieurs techniciens pour remplacer Steve Borthwick
Le lundi 16 mars 2026 à 5:44 par David Demri
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Le contraste est brutal. Le 7 février dernier, après une victoire écrasante contre le pays de Galles (48-7), l’Angleterre semblait promise à un printemps radieux.
Six semaines plus tard, le constat est sans appel : avec quatre revers consécutifs et une 5e place finale, le XV de la Rose vient d’achever le pire Tournoi des Six Nations de son histoire.
Steve Borthwick : le sursis ou la fin ?
Malgré la défaite au Stade de France (48-46), le visage offensif affiché par les Anglais a surpris. Mais cela suffira-t-il à sauver Steve Borthwick, en poste depuis près de quatre ans ?
Si la Fédération lui a maintenu sa confiance après le fiasco de Rome (23-18), un bilan sera effectué après la tournée estivale.
En Angleterre, les critiques sont vives.
Certains, comme l’ancien international Stuart Barnes dans le Times, estiment qu’il était facile de prendre des risques à Paris alors que le Tournoi était déjà perdu :
« c’était facile de jouer ainsi, samedi au Stade de France, de prendre ce genre de risques, d’évoluer à l’écossaise, car les Anglais savaient le tournoi terminé et pouvaient s’offrir le luxe d’évoluer sans pression. »
Les noms de Michael Cheika, Andy Farrell, Ronan O’Gara ou Mark McCall circulent déjà pour reprendre les rênes d’une équipe qui semble chercher son identité entre un plan de jeu « so boring » basé sur les chandelles et une volonté d’attaque retrouvée.
Une reconstruction autour de la jeunesse
Si le bilan comptable est catastrophique, des motifs d’espoir émergent, notamment à la charnière. Fin Smith, l’ouvreur de Northampton, semble avoir pris le dessus sur un George Ford en difficulté.
Malgré ses six points laissés au pied contre la France, son dynamisme séduit :
« Le demi d’ouverture de Northampton n’a pas peur d’attaquer la ligne, de se déplacer avec le ballon, de prendre des risques. »
Son entente avec ses partenaires de club, Alex Mitchell et Tommy Freeman, dessine les contours d’un rugby moins minimaliste. Le staff espère également les retours prochains d’Immanuel Feyi-Waboso et de George Martin pour solidifier un groupe qui manque encore de consistance.
Le défi sud-africain en ligne de mire
Le calendrier ne laissera aucun répit aux Anglais. Dès le 4 juillet, ils affronteront les champions du monde sud-africains de Rassie Erasmus pour l’ouverture du Championnat des Nations. Un test ultime pour Borthwick et ses hommes.
Le sélectionneur parviendra-t-il à imposer durablement la philosophie de jeu entrevue à Paris, ou retombera-t-il dans ses travers stéréotypés ? La réponse en Afrique du Sud sera déterminante pour l’avenir du rugby anglais à un an de la Coupe du monde.
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