« Et merde » : Pierre-Louis Barassi raconte son calvaire lors du final contre l’Angleterre
« Et merde » : Pierre-Louis Barassi raconte son calvaire lors du final contre l’Angleterre
Le lundi 16 mars 2026 à 21:52 par David Demri
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Invité ce lundi du Super Moscato Show sur RMC, le centre du XV de France et du Stade Toulousain, Pierre-Louis Barassi, est revenu avec lucidité sur le scénario irrationnel du sacre des Bleus dans le Tournoi des Six Nations.
Entre soulagement, fierté et analyse du basculement final face à l’Angleterre (48-46), l’international tricolore n’a rien éludé.
L’instant de bascule : « Je me suis dit : et merde »
Pour Pierre-Louis Barassi, le match a basculé dans une zone d’incertitude totale en toute fin de partie.
Alors que les Bleus semblaient proches de l’abîme après l’essai de Freeman à la 77e minute, le centre se souvient de son état d’esprit après une action confuse :
« Là quand on reperd le ballon et que je plaque Pollock… en plus je ne vois rien parce que je prends un coup à l’œil et je ne vois même pas qu’il fait tomber le ballon. Quand ils avaient regagné le ballon je me suis dit: « et merde ». Mais après, on a eu cette chance »
C’est sur cette action que le troisième ligne anglais Henry Pollock, coupable d’un excès d’optimisme, a commis l’erreur fatale en tentant une passe risquée, offrant aux Français la munition nécessaire pour décrocher la pénalité de la gagne par Thomas Ramos.
Le portrait sans concession d’Henry Pollock
Concernant le joueur anglais qui a cristallisé toutes les tensions de cette fin de match, Barassi pose un regard d’adversaire admiratif mais conscient de ses défauts :
« C’est vrai qu’il y a deux mecs à côté de lui mais il a des cannes. Peut-être qu’il avait un peu trop confiance en ses cannes. Mais c’est un très bon joueur, il est costaud, il va vite alors qu’il fait un peu plus de 100kg. Il est capable du meilleur et du pire. »
Entre fierté et devoir de progression
Si le sentiment de joie domine logiquement après ce nouveau sacre, Barassi affiche une belle maturité sur le niveau de jeu affiché par le groupe tricolore, particulièrement sur la fin de compétition :
« Le sentiment qui domine c’est la fierté, on est contents. Je pense qu’on ne se rend pas compte à quel point le Tournoi est difficile parce que les équipes jouent très bien. Les matchs sont durs. Mais on est conscients que l’on ne s’est pas facilité la tâche et qu’on n’a pas été très, très bons sur la fin du Tournoi. Là tout de suite je suis heureux, on est tous très heureux mais on est conscients du travail qu’il nous reste à fournir pour être l’équipe qu’on peut devenir. »
Touché à l’œil lors de son plaquage salvateur, le Toulousain devrait observer une période de repos, manquant ainsi le choc de Top 14 contre l’UBB.
Une pause nécessaire pour savourer ce titre avant de replonger dans les exigences du club et, bientôt, de la préparation du Championnat des Nations.
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