Image par défaut

Première cape, premier essai : comment le « feu follet » du RCT a bluffé Fabien Galthié

Première cape, premier essai : comment le « feu follet » du RCT a bluffé Fabien Galthié

Le mercredi 18 mars 2026 à 11:16 par David Demri

Ne ratez plus aucune actu du RCT

Publicité

Le destin tient parfois à un fil, ou à quelques réajustements tactiques. Pour le troisième match du Tournoi des Six Nations contre l’Italie, le « feu follet » du Rugby Club Toulonnais, Gaël Dréan a saisi sa chance avec un appétit féroce.

Profitant d’un jeu de chaises musicales dans la ligne arrière française, suite au forfait de Matthieu Jalibert et au repositionnement de Thomas Ramos à l’ouverture, le Breton a honoré sa première sélection de la plus belle des manières : en aplatissant son premier essai international.

Un finisseur clinique dans un match cadenassé

Servi sur un plateau par une transversale millimétrée, l’ailier toulonnais a conclu une action typique de finisseur. Cet essai n’était pas anecdotique puisqu’il a permis au XV de France de valider un point de bonus offensif précieux pour la suite de la compétition.

Pourtant, le reste de la rencontre face aux Transalpins n’a pas été une partie de plaisir pour les joueurs de couloir. Dans un match haché, manquant cruellement de rythme et d’espaces, le néo-international a dû s’employer pour exister, ne déméritant pas plus que ses coéquipiers dans un contexte tactique verrouillé.

De la Fédérale au sommet du rugby français

Le parcours de l’ailier force l’admiration et rappelle que l’ascenseur social existe encore dans le rugby moderne. Il y a peu de temps encore, le joueur évoluait dans les divisions amateurs de Fédérale. Son irruption dans le groupe de Fabien Galthié est une petite sensation, même si la hiérarchie semblait figée avant le début du Tournoi.

Derrière les indéboulonnables Louis Bielle-Biarrey et Théo Attissogbe, et sans la polyvalence de certains de ses concurrents, ses chances de débuter étaient minces.

Pourtant, en profitant des absences et des blessures, le Toulonnais a prouvé qu’il avait le niveau pour l’exigence internationale. Mettre un pied chez les Bleus et marquer dès sa première apparition est un message fort envoyé au staff tricolore.

Si la route vers une place de titulaire régulier reste semée d’embûches, son efficacité immédiate et son parcours atypique en font désormais un candidat crédible pour les futures échéances du XV de France.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

10 Commentaires

  1. OTARIE ! 18 mars 2026 at 11h- Répondre

    Super joueur !
    Perso j’ai beaucoup aimé son plaquage sur Capuozzo !!! Dévastateur !
    Et il est Breton en + !
    BREIZH ATAO ! ! ! !

    25
    2
  2. OTARIE ! 18 mars 2026 at 13h- Répondre

    Absolument !
    Costarmoricain même !

  3. JP83400 18 mars 2026 at 14h- Répondre

    S’il avait eu plus de ballon, il en plantait au moins 2 de plus !

    • JP83400 18 mars 2026 at 14h- Répondre

      Mais l’EdF ce n’est pas Toulon, c’est tout à gauche !
      🙂

      16
      2
    • Alcooliqueanonime 18 mars 2026 at 18h- Répondre

      Au moins cinq
      Pourquoi se limiter a deux ?

  4. Reivax 18 mars 2026 at 17h- Répondre

    L’article oublie de préciser que Dréan est allé 2 fois en touche, dont une fois assez limite pour moi, ce qui est assez mal vu pour un ailier.
    Mais j’adore ce joueur depuis la première fois où je l’ai vu, en match amical contre Clermont à son arrivée !
    Il a des qualités physiques, qui lui permettent de plaquer fort et de résister aux plaquages, que n’a pas LBB… même si ce serait manquer d’objectivité que de les mettre en concurrence 🙂
    Belle pioche des recruteurs qui sont assez souvent critiqués ici 😉

    4
    2
    • Alcooliqueanonime 18 mars 2026 at 18h- Répondre

      Et il doit absolument travailler son jeu au pied.
      Dans le jeu des ailiers aujourd’hui c’est indispensable

      1
      1
    • Le Druide 18 mars 2026 at 20h- Répondre

      Mon dieu il a mis un pied en touche sur ses deux ballons en 80 minutes… T’as pas dû voir toutes les fautes de LBB… Comment peut-on manquer autant d’objectivité.