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La grosse mise au point de Fabien Galthié sur les problèmes rencontrés en mêlée fermée

La grosse mise au point de Fabien Galthié sur les problèmes rencontrés en mêlée fermée

Le jeudi 19 mars 2026 à 22:24 par David Demri

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Sacré champion d’Europe après un final épique contre l’Angleterre (48-46), le XV de France savoure son titre.

Invité du Super Moscato Show sur RMC, Fabien Galthié a profité de cette première prise de parole depuis le sacre pour dresser un bilan sans concession de son équipe, tout en envoyant un message fort au rugby français concernant la concurrence au poste d’ouvreur.

Une attaque record, une défense sous surveillance

Si les Bleus ont survolé les débats offensifs, le sélectionneur ne cache pas les chantiers prioritaires, notamment dans le secteur défensif.

Pour lui, l’évolution du jeu impose une adaptation constante aux nouvelles contraintes arbitrales.

« L’arbitrage et les règles font que vous pouvez mettre 21-0 à vos adversaires, mais aussi prendre la même chose dans la foulée. Ça va très vite. Il y a des temps forts et des temps faibles. Aujourd’hui, il y a trois règles principales à respecter pour être compétitifs : il faut l’espace, la ligne de hors-jeu est de plus en plus exigeante, il faut de la vitesse et enfin, il faut de la sécurité, à savoir baisser la hauteur de nos plaquages.

On construit donc une stratégie en fonction des règles. Mais l’objectif reste de gagner. Moi, je veux gagner. Dans un match, nous jouons une dizaine de mêlées, environ 25 touches et environ 50 jeux de dépossession et de repossession. »

Le technicien tricolore assume le déséquilibre actuel, fruit d’un jeu de plus en plus débridé :

« Aujourd’hui, le jeu commence par le K.-O. Il y a des ballons libres partout, ce qui crée des offensives et qui expliquent ces scores phénoménaux. Sur le Tournoi, nous sommes la meilleure attaque avec près de 40 points de moyenne et 30 essais inscrits. Les seconds sont à 30 points de moyenne. Sur la défense, nous sommes la 3e du Tournoi avec 26 points de moyenne encaissés.

L’Irlande, la meilleure dans ce domaine est à 21 points. Il faut améliorer notre défense pour gagner plus facilement. Je suis d’accord avec les critiques, mais nous avons gagné. C’est dur de gagner et même de regagner. Donc nous faisons mieux que le mandat précédent. Nous avons progressé en attaque, mais ça nous a coûté défensivement avec 3 interceptions. »

Le chantier de la mêlée : « Un problème collectif et de procédure »

Interrogé sur les difficultés rencontrées en mêlée fermée, Galthié a balayé les critiques visant uniquement ses piliers, préférant pointer un défaut d’organisation globale.

« Il y a là aussi une évolution de la règle. Les mêlées ne se jouent pas comme avant. On doit travailler pour trouver un nouveau process. Ça se passe peut-être sur le back-five (4, 5, 6, 7, 8), ça se passe plus après l’impact qu’avant. Mais vous ne cherchez que les problèmes, je vous rappelle qu’on a gagné la compétition.

La mêlée n’est pas un problème de piliers. On a des piliers, des joueurs pour jouer à ce niveau. C’est plus un problème collectif et de procédure. Est-ce qu’on sera champion du monde sans une mêlée dominante ? Je dirais non. Là on a gagné la compétition, mais si on veut exister, il faudra une mêlée. »

Jalibert-Ntamack : le plaidoyer pour la paix médiatique

Le point d’orgue de son intervention a concerné le duel entre Matthieu Jalibert, qu’il voit comme une « confirmation », et Romain Ntamack. Agacé par l’opposition systématique entre les deux joueurs, le sélectionneur a tenu à remettre les points sur les i.

« Individuellement, les fivng meilleurs joueurs du Tournoi sont Jean-Baptiste Gros, Oscar Jégou et Théo Attissogbe qui sont de vraies révélations. Il y a Matthieu Jalibert qui est une confirmation. Sans oublier enfin la solidité de Thomas Ramos. Voilà les joueurs du Tournoi. Pour revenir à Jalibert, c’était important qu’il gagne avec nous. Il a remporté un titre avec nous. Romain (Ntamack) en a gagné deux. Vous allez vous régaler pendant deux ans. Ce sont deux super mecs, mais ils ont le malheur d’être opposés par les médias.

Avant de polémiquer, respectez-les ! Respectez leur talent, prenez soin d’eux. Ils vont tout donner et nous aurons besoin des deux. On a gagné avec l’un et l’autre. Matthieu doit ses performances à lui. Il faut souligner le travail de Patrick Arlettaz. Matthieu avait besoin de jouer avec Antoine (Dupont) et Thomas (Ramos) car nous jouons avec deux numéros 10. Je le répète, on a besoin des deux. Souvenez-vous en 2023, Romain était blessé et c’est Matthieu qui a joué la Coupe du monde. Ce qui est important, c’est que les deux ont gagné des compétitions. Ils sont légitimes. Et Matthieu est légitime dans le groupe. »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

2 Commentaires

  1. Barracuda 20 mars 2026 at 13h- Répondre

    Il nous prend pour des cons franchement peu importe les règles en melé il faut pousser point barre gros les plies tous alors arrête tes conneries Galtier les 2 toulousains ne sont pas des références en mele en top 14 il y a 100 fois mieux a gauche alors a droite même un racheil poursse plus .la combine c est de donner 360 000 dollars aux saucisses de Toulouse .

  2. Finlandais 20 mars 2026 at 21h- Répondre

    Jegou , attisogbe , les révélation du tournoi ? Dans quel sens il faut le prendre .
    La mêlée il faut reconnaître que nous n’avons pas de choix au niveau des piliers , la moitié du top 14 viennent de l’étranger , Géorgie ´ Fidji , Afrique du Sud et autres , nos jeunes arrivent mais il faut au mo8n# 6 ans pou4 faire un bon pilier