« Ça a tremblé » : Comment Patrick Arlettaz a vécu le titre des Bleus dans un ascenseur avec le RAID
« Ça a tremblé » : Comment Patrick Arlettaz a vécu le titre des Bleus dans un ascenseur avec le RAID
Le vendredi 20 mars 2026 à 22:53 par David Demri
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Le dénouement du Tournoi des Six Nations 2026 restera gravé dans les mémoires, non seulement pour le titre décroché par le XV de France face à l’Angleterre (48-46), mais aussi pour les coulisses improbables de cette victoire.
Alors que Thomas Ramos s’apprêtait à frapper la pénalité de la gagne à la 82e minute, l’entraîneur de l’attaque, le Catalan Patrick Arlettaz, vivait cet instant suspendu loin du terrain… dans un ascenseur.
La fuite du box : « Je ne l’ai jamais fait de ma vie »
Sous une tension devenue insupportable dans le box du staff, l’ancien coach de l’USAP a ressenti le besoin viscéral de quitter les hauteurs du stade pour rejoindre la pelouse au moment fatidique. Un départ précipité malgré les consignes de Fabien Galthié.
Patrick Arlettaz s’est confié via L’Indépendant :
« On l’espérait tous, cette pénalité. Et puis, il y a ce moment où on voit le bras levé de l’arbitre et donc là, il y a une espèce de réflexion en disant, voilà, maintenant, ça va se jouer là-dessus. En haut, c’était assez tendu. Ça me semblait interminable ! J’ai dit : « Je m’en vais, je descends sur le terrain ». Fabien (Galthié) m’a dit de rester avec lui, je lui ai dit non ! »
Un huis clos surréaliste avec le RAID
Patrick Arlettaz se retrouve alors enfermé entre deux étages, accompagné d’un garde du corps et d’une opératrice, au moment même où le destin du rugby français se joue quelques mètres plus bas.
« On a toujours un garde du corps qui nous suit quand on bouge. Donc je me retrouve dans l’ascenseur en train de descendre avec un garde du corps du RAID et une demoiselle qui passe sa soirée à appuyer sur les boutons. Ce n’est pas très sympa le match qu’elle vit… »
Le sacre ressenti par les vibrations
Sans écran et sans retour son, c’est physiquement que le technicien de 53 ans a compris que la France venait de remporter le Tournoi.
Le tremblement de l’ascenseur sous les sauts de joie des 80 000 supporters a servi de signal de victoire.
« D’un coup, dans l’ascenseur, ça a tremblé. C’est comme ça que j’ai appris que Thomas avait passé la pénalité. Donc j’ai accolé les deux personnes qui étaient à côté, tellement j’étais content. Je ne l’ai pas vue, la pénalité, je l’ai re-regardée après. Je l’ai vécue dans l’ascenseur, avec les vibrations du stade. Mais finalement, c’était super sympa de le vivre à l’aveugle. Donc, je ne regrette pas ! »
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Un garde du corps du raid pour Arlettaz rien que ça ! Et une coupe qui flambe et part en fumée… il s’en passse des choses dans ce monde étrange !