Faut-il limiter le temps de l’avantage pour éviter les polémiques arbitrales ?
Faut-il limiter le temps de l’avantage pour éviter les polémiques arbitrales ?
Le jeudi 26 mars 2026 à 23:41 par David Demri
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Le dernier « Crunch » du Tournoi des Six Nations 2026 continue de faire couler beaucoup d’encre, et cette fois, c’est le règlement lui-même qui est sur le banc des accusés.
Le quatrième essai de Louis Bielle-Biarrey, synonyme de victoire pour les Bleus (48-46), a provoqué la fureur du XV de la Rose.
En cause : une gestion de l’avantage jugée confuse par l’arbitre Nika Amashukeli, relançant le débat sur la nécessité de légiférer plus strictement cette phase de jeu.
Un scénario cruel pour les Anglais
Tout part d’une sortie de mêlée où l’arbitre signale un avantage pour un en-avant volontaire de François Cros. Cependant, après intervention de la vidéo, le caractère volontaire est écarté.
L’arbitre siffle alors la fin de l’avantage quelques secondes seulement avant que les Anglais ne perdent le ballon, permettant le contre assassin des Français.
Pour les Britanniques, cette interprétation de la « fin d’avantage » sans gain réel de terrain est une pilule difficile à avaler.
L’avis tranché de Nigel Owens : « L’esprit du jeu avant tout »
Interrogé dans son émission Whistle Watch, la légende de l’arbitrage Nigel Owens se montre pourtant très réservé quant à une modification des textes.
Pour lui, imposer un cadre rigide pourrait tuer l’ambition offensive des équipes.
Des propos relayés par Rugby Pass :
« Imaginons que la règle change et que la période d’avantage soit plus courte que maintenant : ce qu’il se passera, c’est que l’équipe qui attaque ne voudra pas prendre le risque de rendre la possession à l’adversaire et va poser le ballon par terre en disant ‘On va prendre les points s’il vous plait’. »
Selon le Gallois, cela irait à l’encontre de l’essence même de cette règle :
« Cela irait en contradiction avec l’esprit de l’avantage, qui est la continuité du jeu en offrant une opportunité de plus de marquer. »
Une « zone grise » impossible à quantifier ?
Faut-il compter le nombre de phases de jeu ou chronométrer l’avantage ? Là encore, Owens est sceptique. Pour lui, la progression territoriale ne garantit pas un avantage réel.
« Que se passerait-il si l’équipe qui attaque gagne du terrain mais que cela ne mène nulle part après cinq phases de jeu ? Avancer de vingt mètres est-il vraiment un avantage dans ce cas ? »
S’il concède que la cohérence entre les arbitres est perfectible, il insiste sur le fait que « c’est une zone grise, difficile à régler ».
La décision doit rester, selon lui, à la libre appréciation de l’arbitre central, seul juge des éléments contextuels.
Malgré la frustration anglaise, la révolution réglementaire n’est peut-être pas pour demain.
4 Commentaires


trop long ces avantages,il faudrait laisser 10secondes maxi, soit tu joue ou alors tu prend la pénalité
On n’est pas au foot !
On laisse x minutes (x de 1 à 3 à décider), si pas d’avantage (par rapport aux conséquences de la sanction de la faute) au bout de ce temps on revient à la faute.
voilà, changeons rien et laissons aux arbitres la possibilité de faire ce qu’ils veulent sans pouvoir être critiqués
Cette règle est une ineptie…..il y a faute on joue la pénalité point………………