L’Aviron Bayonnais licencie un employé pour faute grave : Les prud’hommes ont tranché !
L’Aviron Bayonnais licencie un employé pour faute grave : Les prud’hommes ont tranché !
Le jeudi 26 mars 2026 à 23:59 par David Demri
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Le bras de fer judiciaire entre l’Aviron Bayonnais et son ancien team manager, Mathieu Nimis, entre dans une nouvelle phase de turbulences.
Après une première décision du conseil des prud’hommes de Bayonne rendue le 6 mars dernier en faveur du club, l’ex-salarié a décidé de porter l’affaire devant la cour d’appel de Pau, contestant fermement les motifs de son éviction.
Un licenciement pour « faute grave » validé en première instance
Pour les prud’hommes, la rupture du contrat de Mathieu Nimis en juin 2023, après quinze ans de service, est justifiée. La juridiction a estimé que le licenciement « repose sur une faute grave ».
L’employeur reproche notamment à son ancien salarié d’avoir diffusé des « contenus dégradants et sexistes visant deux collègues », ainsi que d’avoir sollicité de manière « abusive » des places de match.
Selon le conseil, ces faits sont établis par des « éléments objectifs » et présentent une « gravité suffisante ».
La défense dénonce un déni d’examen au fond
De son côté, Mathieu Nimis rejette en bloc cette lecture du dossier. Son avocate, Me Maider Etcheverry, sollicite l’annulation du jugement et réclame « un examen au fond du dossier », estimant que les arguments de son client ont été ignorés. « Au vu du jugement, nous nous demandons si notre dossier a seulement été ouvert », fustige-t-elle dans les colonnes de Sud-Ouest.
Le camp Nimis maintient ses accusations de « harcèlement moral », s’appuyant sur une dégradation de l’état de santé de l’ancien salarié.
Une thèse écartée par les prud’hommes, qui jugent cette altération « postérieure au licenciement ».
L’impartialité d’un conseiller remise en cause
L’offensive judiciaire se déplace également sur le terrain de l’éthique. L’avocate de l’ancien team manager questionne ouvertement « la validité du jugement » en raison de doutes sur l’impartialité d’un membre du jury.
Ce conseiller dirigerait des entreprises ayant eu une « relation de partenariat » avec la SASP Aviron Bayonnais Rugby Pro, ce qui jetterait un trouble sur l’équité de la décision rendue.
Une bataille sur plusieurs fronts : social et pénal
L’affaire ne s’arrête pas aux prud’hommes. Un volet social oppose les deux parties devant le tribunal judiciaire, le club contestant la reconnaissance d’une « maladie professionnelle » (syndrome dépressif) par la CPAM.
Enfin, au pénal, Mathieu Nimis a déposé plainte pour harcèlement et « tentative d’extorsion ». Il accuse le club d’avoir tenté d’obtenir le retrait de son recours judiciaire en échange du maintien de son droit au logement.
Le parquet de Bayonne doit encore se prononcer sur les suites de cette plainte, prolongeant l’incertitude autour de ce dossier qui secoue les coulisses du club basque.
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On peut pas dire que la gouvernance de Tayeb soit un long fleuve tranquille .