Dan Carter au Racing 92 : Les coulisses d’un transfert à 4,8 millions
Dan Carter au Racing 92 : Les coulisses d’un transfert à 4,8 millions
Le samedi 28 mars 2026 à 8:54 par David Demri
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Il y a dix ans, le rugby français vivait l’un de ses plus grands séismes médiatiques. Le Racing-Métro 92 réalisait l’impossible en attirant Dan Carter, l’icône absolue des All Blacks. Un coup de maître qui ne s’est pas fait en un jour : Jacky Lorenzetti, président du club à l’époque, a dû manœuvrer pendant six longues années pour arracher la signature du génie néo-zélandais.
Ce samedi, Midi Olympique dévoile les coulisses de ce recrutement XXL.
Une opération séduction digne d’un film d’espionnage
Tout commence en 2010. Alors que les Blacks sont en tournée, Lorenzetti s’immisce dans l’agenda de la star. Les rendez-vous secrets s’enchaînent, des dîners privés au domicile du président jusqu’aux confidences sur Skype. L’homme d’affaires ne recule devant rien pour tisser un lien affectif avec l’ouvreur.
« L’événement est exceptionnel ! » lance Lorenzetti un matin de décembre 2014, devant une nuée de journalistes au Plessis-Robinson. Ce moment marque la fin d’un feuilleton haletant. Pourtant, Carter aurait pu ne jamais venir, donnant d’abord la priorité à son pays.
« Il a été intéressé très vite, mais les All Blacks restaient une priorité et il était prêt à faire des allers-retours incessants », expliquera plus tard le patron du Racing. « Nous ne voulions pas d’une collaboration épisodique. Il l’a très bien compris. »
Le sacrifice de Jonathan Sexton pour la légende
Derrière les sourires de façade, la stratégie du Racing était implacable. Alors que l’Irlandais Jonathan Sexton occupait le poste, Lorenzetti guettait la moindre faille pour foncer sur Carter. Le timing devient parfait fin 2014, quand Sexton exprime des envies de départ et que Carter annonce sa retraite internationale à venir.
« Nous sentions que Jonathan Sexton avait du mal à s’intégrer pour des raisons familiales, puis Dan nous a fait savoir qu’il arrêterait sa carrière internationale après la Coupe du monde 2015. Nous avons sauté sur l’occasion. » avoue franchement le président. Ce que ça change concrètement, c’est l’entrée du club dans une nouvelle dimension marketing et sportive, avec un salaire estimé à l’époque à 31 000 dollars par semaine.
Un contrat signé à 2 heures du matin
Le dénouement de cette traque de six ans s’est joué en quelques heures de haute tension entre Paris et Auckland. Le lundi 15 décembre 2014, le secrétaire général du club s’envole pour la Nouvelle-Zélande avec le contrat sous le bras. La suite appartient à la légende du club.
La nuit suivante, à 2 heures du matin, le téléphone de Lorenzetti sonne : le contrat est paraphé. Quelques minutes plus tard, Carter envoie une vidéo qui fera le tour du monde : « Paris ! J’adore cette ville […] Je serai au Racing à partir de décembre 2015. »
Ce qui pourrait arriver ensuite ? Un sacre immédiat. Six mois seulement après son arrivée, le Néo-Zélandais soulevait le bouclier de Brennus au Camp Nou, validant le plus gros pari de l’histoire du Racing.
2 Commentaires


Peut être la défaite qui m’a fait le plus mal … Ever.
31000 × 4 =124 000 dollars en 2015 ?? Pour le salary cap on repassera !!!