38 blessés sur 50 joueurs utilisés: La Rochelle sur le point de battre un record en Top 14
38 blessés sur 50 joueurs utilisés: La Rochelle sur le point de battre un record en Top 14
Le dimanche 29 mars 2026 à 16:46 par David Demri
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Samedi soir, sur la pelouse de Saint-Sébastien, le club à la caravelle n’a pas seulement perdu un match face à Bayonne (26-15), il a vu ses derniers cadres s’écrouler un à un.
Dans une saison déjà marquée par une poisse noire, le sort s’est acharné avec une violence rare sur l’effectif de Ronan O’Gara.
Le colosse Will Skelton au tapis : le coup de grâce ?
Le pack rochelais a perdu son moteur, et peut-être pour de bon cette saison. Sorti à la 34e minute, l’Australien Will Skelton a quitté le stade avec des béquilles, laissant planer une ombre terrible sur son avenir immédiat.
« Avec tous les efforts qu’il avait faits pour revenir suite à ses blessures… On a une grosse pensée pour lui ce soir. J’espère qu’il va vite récupérer », soufflait l’adjoint Rémi Talès, qui redoute une rupture du tendon d’Achille.
Déjà freiné par des pépins au mollet à l’automne, le géant de 33 ans voit son corps le lâcher au pire moment. Son propre capitaine, Dillyn Leyds, ne cachait pas son inquiétude après un bref échange sur le terrain : « Quand il est sorti, il m’a dit que c’était peut-être sérieux ».
Sans sa force de dissuasion, La Rochelle perd son principal atout en mêlée et sur les ballons portés.
Botia et Niniashvili : l’infirmerie déborde
Le calvaire ne s’est pas arrêté au cas Skelton. Quelques minutes plus tôt, c’est le « gratteur » infatigable Levani Botia qui rejoignait les vestiaires, touché au mollet droit. À 37 ans, le Fidjien est le joueur le plus utilisé cette saison, et son absence a immédiatement offert un boulevard aux Bayonnais.
En toute fin de match, l’arrière Davit Niniashvili a complété ce tableau noir en quittant la pelouse en grimaçant, victime d’une sérieuse entorse de la cheville gauche.
L’adversaire n’a d’ailleurs pas manqué de souligner l’impact psychologique de ces sorties. Pour le Bayonnais Baptiste Chouzenoux, le constat est limpide : « Pour la mêlée et les ballons portés, ça nous a forcément aidés. C’est certain que c’est un peu plus facile quand des joueurs comme Skelton ou Botia ne sont pas sur le terrain. »
Un avis partagé par Rémi Talès : « Quand tu vois Botia sortir, Skelton sortir, même si tu passes à 14, tu prends un ascendant psychologique. »
Une hécatombe statistique jamais vue
Le bilan de santé du Stade Rochelais depuis septembre donne le vertige. Sur 50 joueurs utilisés cette année, 38 sont passés par la case infirmerie comme le précise L’équipe. Le club a dû composer avec des absences définitives comme celles de Jonathan Danty ou de l’emblématique Uini Atonio, retraité forcé après un accident cardiaque.
La liste des « saisons saucissonnées » s’allonge chaque semaine : Pierre Bourgarit (15 matchs ratés), Paul Boudehent (11 matchs), ou encore Nolann Le Garrec (7 matchs). « On a eu un nombre incalculable de blessés… J’espère que ça va enfin s’arrêter », prie Rémi Talès.
Avec encore 19 absents simultanés au plus fort de la crise, La Rochelle ne lutte plus seulement contre ses adversaires, mais contre une malédiction qui semble ne jamais vouloir finir.
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