« C’était trop dur » : Grégory Patat a préféré ne pas regarder le match de Bayonne à Anoeta
« C’était trop dur » : Grégory Patat a préféré ne pas regarder le match de Bayonne à Anoeta
Le lundi 30 mars 2026 à 15:27 par David Demri
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L’ancien manager de l’Aviron Bayonnais, Grégory Patat s’est confié dans les colonnes du Midi Olympique.
Au cours de cet entretien, il a notamment évoqué la difficulté du métier de manager sportif.
Questionné sur son départ de Bayonne en cours de saison, il concède que la méthode est brutale.
Il ne le cache pas : quand tout d’un coup tout s’arrête, c’est dur à accepter. Extrait:
« C’est toujours brutal, car c’est une aventure humaine et sportive. J’ai vécu de très bons moments à l’Aviron. C’est brutal, mais paradoxalement, comme Pierre Mignoni, j’ai compris qu’il fallait du repos pour repartir, car ce rythme peut vous faire perdre en concentration et en efficacité. Quand ça s’arrête, c’est dur : on perd un quotidien, des connexions, des émotions fortes. »
C’est pour cette raison qu’il a souhaité prendre du repos pendant quelques jours, afin d’accepter la situation et repartir de l’avant. Extrait:
« Mais après dix jours de repos, ton corps va mieux, ta tête aussi. Tu analyses, tu reprends de la hauteur. J’avais coupé le portable, je m’étais isolé, sauf avec ma famille, qui joue un rôle essentiel. Ces moments permettent de réfléchir à sa stratégie, de voir ce qu’on aurait pu mieux faire et de se recharger. C’est un métier à plein temps, mais un court temps de récupération suffit à retrouver de l’énergie. »
Par exemple, il n’a pas souhaité regarder le match de l’Aviron Bayonnais à Anoeta contre le Stade Rochelais, lequel s’est joué samedi soir.
Pour lui, c’était trop dur de regarder ces images. Extrait:
« Après une pause, l’environnement te manque : la gestion du quotidien, l’adrénaline, la recherche du résultat. Hier, il y avait un match à Anoeta, je ne l’ai pas regardé, car je me souvenais de l’arrivée au stade, du vestiaire, de la pelouse. C’était trop dur. C’est ce qu’on recherche : les émotions, les connexions humaines. Maintenant, je suis toujours un invité dans l’histoire d’un club. Je dois m’adapter à l’environnement local tout en y apportant mon ADN. »
Il sait qu’à Brive, l’environnement sera forcément différent par rapport à celui de Bayonne. Extrait:
« L’environnement briviste est différent. À moi d’optimiser cet environnement pour créer un espace propice à la performance. Il y aura une philosophie de jeu propre à Grégory Patat et au CAB, partagée avec mes coachs et mon staff. Mon parcours est fait de réussites et d’échecs, d’introspections qui me serviront. Le but, c’est d’amener tout un club vers un même objectif. »
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