Procès en appel des ex-Grenoblois : le témoignage de Peter Kimlin bouscule les débats sur l’état de la plaignante
Procès en appel des ex-Grenoblois : le témoignage de Peter Kimlin bouscule les débats sur l’état de la plaignante
Le mardi 31 mars 2026 à 9:45 par David Demri
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Le procès en appel des anciens joueurs du FC Grenoble est entré dans sa deuxième semaine à Angoulême, devant la Cour d’assises de la Charente. Condamnés en première instance à Bordeaux en décembre 2024 pour viol en réunion, Denis Coulson, Loïck Jammes et Rory Grice, actuellement incarcérés, font face à de nouvelles auditions cruciales. La journée de lundi a été marquée par les témoignages de ceux qui ont partagé la soirée du 11 au 12 mars 2017, notamment l’ancien international australien Peter Kimlin.
Midi Olympique fait le point sur cette audience.
La question centrale de l’état de conscience
L’un des enjeux majeurs de cette audience consiste à déterminer le degré d’alcoolisation et de lucidité de la plaignante au moment des faits. Pour la défense, l’enjeu est de taille : démontrer que la jeune femme était consciente de ses actes.
« Nous avons entendu notamment Peter Kimlin qui était dans le taxi avec Denis Coulson et la plaignante quand ils se sont rendus à l’hôtel de Mérignac » explique Corinne Dreyfus-Schmidt, avocate de Denis Coulson.
Peter Kimlin et son compatriote Dayna Edwards, présents cette nuit-là mais non inquiétés par la justice, ont été interrogés par visioconférence. Le récit de Kimlin sur le trajet en taxi vers l’hôtel de Mérignac apporte des éléments que la défense considère comme capitaux.
« Peter Kimlin a expliqué que dans le taxi, la plaignante avait pratiqué une fellation à mon client et qu’ils sont sortis ensemble du véhicule, qu’elle a eu du mal à marcher au début et qu’elle a ensuite regagné sa chambre en marchant normalement. »
La vidéo de surveillance sous le feu des analyses
Le débat s’est cristallisé sur les images de vidéosurveillance de l’établissement, où l’on aperçoit la plaignante tituber à sa sortie du véhicule. Un état que l’avocate de la défense s’attache à relativiser en s’appuyant sur les déclarations des témoins.
« Ce qui est important de comprendre, c’est que la séquence de la vidéo où on la voit sortant du taxi en titubant, n’est qu’un moment unique. Elle n’est pas dans cet état tout au long de son retour vers sa chambre. Elle a titubé car elle a dormi dans le taxi, elle ne sait plus où elle est, elle est désorientée. Mais ensuite, elle remarche à peu près normalement. »
Me Dreyfus-Schmidt conteste également l’idée d’une perte d’équilibre précoce qui aurait débuté dès la discothèque :
« On la voit clairement solide sur ses jambes, on la voit tirer vigoureusement Peter Kimlin par le bras. Cette idée est démentie par les images. »
La bataille judiciaire se poursuit à Angoulême pour déterminer la vérité sur cette soirée de mars 2017.
Pour rappel, les trois joueurs avaient été lourdement condamnés en première instance : 14 ans de réclusion pour Loïck Jammes, et 12 ans pour Denis Coulson et Rory Grice.
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