Les coulisses de la signature de Sergio Parisse en Italie : « Gonzalo m’avait contacté, mais… »
Les coulisses de la signature de Sergio Parisse en Italie : « Gonzalo m’avait contacté, mais… »
Le mercredi 8 avril 2026 à 15:58 par David Demri
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C’est un monument du rugby mondial qui s’apprête à tourner la page varoise. Sergio Parisse rejoindra l’encadrement de l’Italie en juin 2026 en tant qu’entraîneur adjoint des avants.
Après une année de réflexion et de discussions avec Gonzalo Quesada, le « Maestro » a choisi de relever le défi international, avec la Coupe du monde 2027 en ligne de mire.
Une maturation nécessaire avant le grand saut
Si l’approche de Gonzalo Quesada remonte à la fin de l’année 2024, Sergio Parisse a d’abord privilégié son apprentissage au sein du staff de Pierre Mignoni. Un choix de raison pour celui qui ne voulait pas brûler les étapes.
Il s’est confié via Planet Rugby :
« Je n’étais qu’en deuxième année à Toulon. Gonzalo m’avait contacté, mais je sentais que j’avais besoin d’acquérir un peu plus d’expérience. J’ai trois ans d’expérience au total. J’y prends beaucoup de plaisir. Je suis resté en contact avec Gonzalo, mais je voulais aussi terminer mon contrat au RC Toulon car j’y ai passé de très bons moments, et puis, bien sûr, j’y ai joué pendant un certain temps. »
Aujourd’hui, l’ancien numéro 8 estime que les planètes sont alignées :
« Je pense que c’est le moment parfait pour rejoindre l’équipe. À un an et demi de la Coupe du monde, avec un groupe d’avants que je considère exceptionnel. Ce n’est pas seulement la fin d’un chapitre, mais aussi l’ouverture d’un tout nouveau. »
Un retour aux racines pour sa famille
Au-delà du projet sportif, ce départ revêt une dimension personnelle profonde pour l’homme aux 142 sélections.
Après avoir passé la moitié de sa vie dans l’Hexagone, l’appel de l’Italie s’est fait pressant :
« Sur le plan personnel, je rentre à la maison. J’ai adoré vivre en France, mais Silvia, ma femme, est romaine et nous voulons que nos enfants comprennent et apprécient aussi leurs racines italiennes. Nous serons proches de notre famille, et ma mère habite tout près. J’ai passé la moitié de ma vie en France. J’ai 42 ans et j’y ai vécu 21 ans, depuis 2005 avec le Stade Français, et c’était une décision très personnelle de retourner en Italie. »
Une nouvelle vision du coaching international
Pour préparer cette transition, Parisse n’a pas hésité à consulter Gregor Townsend, le sélectionneur écossais, afin de comprendre les spécificités du niveau international par rapport au quotidien d’un club :
« Gregor m’a expliqué que le rugby international est un sport différent du point de vue d’un entraîneur. Il m’a rappelé qu’on a beaucoup plus de temps pour réfléchir. On entraîne dix à douze matchs par an, contre vingt-huit à trente-six en Top 14. On a donc vraiment le temps de développer ses propres compétences et celles des joueurs qui nous entourent. Il faut beaucoup plus de détails, et la qualité prime sur la quantité, ce qui me plaît beaucoup.
J’ai toujours été obsédé par la technique et les subtilités mentales, et cela me donne l’occasion de les approfondir. Ce sera très intense, très prenant, mais tout au long de ma carrière, j’ai toujours cherché à améliorer mes connaissances et à vraiment comprendre. »
L’ambition de faire progresser le « meilleur pack de l’histoire »
Sergio Parisse intègre une sélection italienne qui a radicalement changé de visage.
Conscient des souffrances passées, il se réjouit de la profondeur d’effectif actuelle, notamment chez les avants (Lamaro, Vintcent, Zuliani, Cannone, Negri) :
« Je me souviens, en tant que joueur italien, à quel point c’était difficile à mon époque, à quel point il était ardu de persévérer là où les récompenses étaient rares. L’engagement et la passion pour les petits détails – même si je me souviendrai toujours des grands moments comme la Coupe du monde 2016 à Florence contre l’Afrique du Sud – sont indéniables.
Mais j’ai maintenant le sentiment d’intégrer une équipe au potentiel immense, une formidable opportunité pour l’Italie de franchir un cap. Nous avons sans doute notre meilleur pack de l’histoire, des joueurs de grande qualité du poste 1 au poste 8, et c’est là que je concentrerai mes efforts : développer et faire progresser ces jeunes talents. »
Il souligne également que la réserve de talent ne se limite plus aux titulaires :
« Cela montre que l’Italie possède un effectif très complet. Ce n’est plus une équipe qui se contente d’un bon XV de départ et de rien en dessous. Elle a une véritable profondeur de banc. »
Des adieux déchirants à Mayol
Le départ vers l’Italie commencera officiellement lors du test-match contre le Japon en juin, mais l’émotion de quitter Toulon est déjà présente :
« Je suis reconnaissant et je me sens privilégié d’avoir cette nouvelle opportunité, mais ce sera triste de dire adieu à Mayol. J’y ai passé des moments extraordinaires. Je crois que l’Italie a une chance de marquer les esprits lors de la Coupe du Monde de Rugby 2027, et c’est là que mon cœur est. J’ai moi-même joué 142 fois pour l’Italie et j’en ai été le capitaine à 94 reprises. Aujourd’hui, je suis prêt à servir différemment. »
Malgré cette annonce, l’entraîneur toulonnais refuse de se projeter trop loin.
Le quart de finale contre Glasgow reste sa priorité absolue :
« Évidemment, nous jouons contre Glasgow ce week-end en quart de finale de la Champions Cup. Et, ayant connu le succès en Europe, ce serait formidable de poursuivre l’aventure avec Toulon et les joueurs que je connais si bien, des deux côtés du terrain. Donc, pour le moment, toute mon attention est tournée vers samedi, malgré l’annonce d’aujourd’hui. »
3 Commentaires


Moi il ne m à pas convaincu en entraineur adjoint au RCT…mais en tant que joueur je l ai adoré…bon vent à toi Sergio
Les Italiens vont faire des progrès tonitruants en touche ….
Sacré joueur , mais comme toi pas vraiment convaincu par ses prestations au sein du staff
Malheureusement pour nous il a fait son apprentissage chez nous donc maintenant ou normalement il aurait pu commencer à avoir une valeur ajoutée, il va la mettre au service de l’Italie. Un investissement pour rien merci et bonne route.