RCT : Frédéric Michalak raconte son clash mémorable avec Bernard Laporte en plein match
RCT : Frédéric Michalak raconte son clash mémorable avec Bernard Laporte en plein match
Le vendredi 10 avril 2026 à 16:12 par David Demri
Publicité
L’ancien ouvreur du Rugby Club Toulonnais, Frédéric Michalak s’est longuement confié via L’équipe pour évoquer son passage sur les bords de la Rade, entre 2012 et 2016.
Il se rappelle notamment d’un moment difficile de sa carrière : sa luxation de l’épaule, en 2013, qui l’empêche de défier les Saracens en quart de finales de la Coupe d’Europe.
Il évoque une saison pénible sur le plan personnel. Extrait:
« C’était une saison pénible. Je ne voulais pas me faire opérer de l’épaule mais elle sortait tout le temps. Il fallait la remettre en place et repartir pour une convalescence. J’avais fini par accepter l’opération. En finale, on est dominés par Clermont qui avait une sacrée équipe avec Nalaga, James, Sivivatu, Rougerie. Une équipe qui envoyait beaucoup de jeu. »
Le RCT s’est finalement imposé en finale contre Clermont, cette même année.
Bernard Laporte, alors manager du XV de la Rade, avait indiqué que l’entrée en jeu de Frédéric Michalak avait permis à Toulon de l’emporter. Extrait:
« J’aimais bien ce rôle. J’avais observé des choses depuis la tribune, je sentais l’équipe bloquée et j’avais quelques idées pour essayer de changer ça. Si tu as de la créativité, si tu aimes provoquer de l’incertitude, c’est génial d’entrer dans ces conditions. Tu peux avoir de l’influence tout de suite. C’est un peu comme l’histoire du matador et des clowns qu’on raconte dans le football gaélique. Les clowns entrent en premier. Ils fatiguent le taureau. Le matador, remplaçant, entre plus tard. C’est lui qui doit savoir conclure. Ce jour-là, on gagne d’un point (16-15). »
En revanche, en 2014, Frédéric Michalak est sanctionné par Bernard Laporte en raison de ses prestations poussives.
Il est mis au frigo et ne joue pas la phase finale de la Coupe d’Europe. Extrait:
« Oui, j’ai « pris du frigo » et, en plus, je me fais opérer deux fois cette saison-là. Les gars font un gros match en demi-finales face au Munster et sont intouchables en finale face aux Saracens (23-6). Drew Mitchell leur avait fait de tout. La rade (de Toulon) est en feu et comme j’ai joué la phase de poules, oui, je me sens champion. »
Pour le triplé historique en 2015, il est cette fois-ci décisif en quart de finale contre les Wasps. Extrait:
« En quarts, je suis élu homme du match. Je rentre tout au pied (22 points face aux Wasps). Jonny Wilkinson est parti, Matt Giteau revient de blessure, Leigh Halfpenny est à l’infirmerie. Je dois assurer et j’assure. »
En revanche, tout s’est mal passé pour lui, entre la demi-finale face au Leinster et la finale face à Clermont. Extrait:
« Et en demi-finales à Marseille, contre le Leinster (victoire 25-20 après prolongation), Bernard Laporte me sort super tôt, à la 45e minute. J’ai loupé un jeu au pied, qui n’était pas si mauvais d’ailleurs. Et puis, ça arrive de taper un jeu au pied pas terrible. Bernard a pensé que je n’étais pas dans le match. Je sors et je suis très énervé (« Il vaut mieux que je ne parle pas, je pourrais dire des bêtises », glissera-t-il en fendant la zone mixte).
Dans les vestiaires, j’étais allé le voir. Je n’avais pas été tendre avec lui et lui non plus avec moi (rire). L’équipe a gagné, il a eu raison. Maintenant que je suis coach (au Racing), je comprends qu’un entraîneur puisse avoir un feeling et envie d’agir. Cette année-là, Bernard était très dur avec moi dans son management. Il me remettait en question même à travers les journaux. La finale contre Clermont, je ne la joue pas, mais je suis dans les 23. Il n’y a pas de bourreau ni de victime. C’est le sport de haut niveau. »
0 Commentaire

