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Protocole commotion : La réponse de la Ligue aux doutes de Gaël Fickou !

Protocole commotion : La réponse de la Ligue aux doutes de Gaël Fickou !

Le vendredi 10 avril 2026 à 18:03 par David Demri

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Alors que Gaël Fickou évoquait des joueurs qui feraient « exprès d’être cata » lors des tests de référence et qu’Antoine Dupont relayait des « doutes » sur la fiabilité des examens, la Ligue a tenu à préciser que la sécurité des joueurs ne repose pas sur leur seule bonne foi.

RMC Sport fait le point.

La réponse de la Ligue : « Prudence et rigueur »

L’instance, contactée par RMC Sport, a rappelé que le dispositif est avant tout structurel :

« Nous prenons ces déclarations au sérieux, mais nous appelons aussi à la prudence: il ne faut pas généraliser des situations individuelles ou des perceptions. Les protocoles actuels ne reposent pas sur la seule bonne foi des joueurs, mais sur un dispositif médical structuré, indépendant et à plusieurs niveaux de contrôle, précisément conçu pour limiter toute possibilité de contournement. »

Les 3 remparts du protocole commotion

La LNR insiste sur le fait que la détection ne dépend pas d’un test unique, mais d’un processus en trois étapes clés :

1. Le contrôle en match (HIA1) : En cas de choc, l’évaluation est immédiate.

Elle combine plusieurs types d’exercices :

« En cas de suspicion, l’évaluation comprend des exercices de mémoire, avec une mesure de l’écart par rapport au test de référence réalisé en début de saison. Mais elle ne s’y limite pas: elle intègre également des questions d’orientation et d’équilibre, beaucoup plus difficiles à contourner. En présence de signes évidents de commotion, comme une perte de connaissance, un étourdissement marqué ou une ataxie, il n’y a d’ailleurs pas de test: le joueur sort immédiatement. »

2. Le contrôle post-match (HIA2) : Le suivi continue même pour ceux qui ont repris le jeu :

« Un deuxième contrôle médical intervient dans les trois heures suivant la rencontre pour vérifier l’absence de symptômes, y compris pour les joueurs ayant satisfait au protocole en match et repris le jeu. »

3. Le bilan à 72 heures (HIA3) : C’est l’étape de validation finale avec un spécialiste :

« Un troisième contrôle a lieu avec le neurologue référent du club, là encore y compris pour les joueurs qui ont satisfait le protocole et ont repris le match, sans reprise de l’entraînement pendant ces 72 heures. Si une commotion est alors diagnostiquée, l’arrêt est de 12 jours minimum, ramené à 7 jours seulement après avis d’un neurologue indépendant de la LNR. »

Une priorité : l’intégrité physique

Si la LNR concède que des discussions peuvent exister sur la perception des tests, elle rappelle que le cadre réglementaire actuel est l’un des plus stricts du sport professionnel. L’objectif reste de protéger les joueurs, parfois contre leur propre envie de rester sur le terrain dans le feu de l’action.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

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