Salaire bradé pour l’UBB : Le geste fou de Cameron Woki pour retrouver son club de cœur !
Salaire bradé pour l’UBB : Le geste fou de Cameron Woki pour retrouver son club de cœur !
Le samedi 11 avril 2026 à 6:30 par David Demri
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Revenu en Gironde l’été dernier après trois ans au Racing 92, Cameron Woki n’a pas fait les choses à moitié pour retrouver son « club de cœur ».
Pour revêtir à nouveau le maillot bordeaux et blanc, le troisième ligne international a accepté de diviser son salaire par deux. Un choix payant : il est aujourd’hui le joueur le plus utilisé par le staff bordelais.
Un retour voulu depuis le premier jour
Si son départ pour Paris en 2022 avait surpris, Cameron Woki a révélé qu’il avait toujours gardé Bordeaux dans un coin de sa tête :
« J’ai toujours su que mon histoire avec Bordeaux n’était pas terminée, parce que je n’ai jamais demandé à partir, cela n’a jamais été mon choix. J’ai toujours exprimé mon envie de revenir à Bordeaux, dès ma première saison au Racing. Donc aujourd’hui, mon retour est une chance et un vœu exaucé. »
Un joueur plus mûr et plus bosseur
Loin de l’image du jeune talent qui se repose sur ses acquis, Woki est revenu transformé par son expérience parisienne. Il avoue avoir appris la rigueur sous les ordres de Stuart Lancaster :
« On ne peut plus aller sur un terrain comme ça, en détente, sans s’échauffer et ne faire jouer que le talent. Ça n’existe plus. C’est ce que je faisais beaucoup ici mais j’étais jeune, j’avais 18 ans, je n’avais qu’une envie, c’était de jouer. J’ai appris à mieux préparer mes matchs et surtout à travailler seul, ce que je ne faisais pas avant. Stuart m’a appris à être autonome sur ma préparation, sur mes entraînements. »
Ce changement d’attitude a également été remarqué en équipe de France par William Servat :
« Cameron a évolué dans sa façon de voir et d’appréhender les choses. […] Je pense que le fait de travailler avec Patrice Collazo au Racing a dû beaucoup l’aider. Son apport a été très positif. »
Replacé en troisième ligne pour briller
L’une des clés de sa réussite actuelle est son repositionnement.
Fini la deuxième ligne, Cameron Woki retrouve la liberté qu’il réclamait, comme l’explique son manager Yannick Bru :
« Je ne dis pas qu’on ne sera pas amené à un moment à le faire dépanner en deuxième ligne, mais en ce qui me concerne, je pense que c’est un troisième ligne aile. C’est un joueur de couloir, de vitesse, qui a besoin d’exprimer sa vitesse et sa qualité dans les duels et je pense que tout ça s’exprime mieux quand il joue troisième ligne aile, ou numéro 8. »
L’avis de l’expert : Frédéric Michalak
Pour Frédéric Michalak, qui l’a entraîné au Racing, ce retour à Bordeaux a permis à Woki de se recentrer sur le rugby :
« Je trouve qu’il a amené encore plus de détails dans son contest au ballon, dans les rucks. Je trouve qu’il est devenu meilleur là-dessus depuis qu’il est à Bordeaux. Donc, il est en train de franchir encore un cap. Je pense qu’il a fait le bon choix. Il le prouve aujourd’hui.
Automatiquement, quand vous portez le maillot de votre club de cœur, vous jouez avec peut-être une passion supplémentaire, même si je ne veux pas dire qu’il ne jouait pas avec passion chez nous. Mais quand vous êtes à Paris, vous avez peut-être des préoccupations qui vous sortent du rugby et qui vous sortent de ce que vous devez vraiment faire pour tendre à la performance. J’imagine qu’il a maintenant moins de sollicitations et il arrive à se concentrer sur l’essentiel : être un très bon joueur de rugby. »
2 Commentaires


Lui aussi il sort les violons, salaire divisé par 2 à d’autres, bordeaux et Toulouse nous prennent pour des américains ils goinfrent leurs joueurs avec des dessous de table. Le salary cap c’est de la flûte et ils l’ont bien compris. Quand ils se font chopper ils jouent les vierges effarouchées c’est désolant.
Tout le monde ici, savait que Cameron était parti à contre coeur suite au conflit qui l’opposait à C Urios. Son amitié avec M Jalibert suffisait comme un seul prétexte pour qu’il revienne à l’UBB … sauf qu’il révèle aujourd’hui que l’environnement local , le cadre de vie, Chaban et le public qui lui témoigne son affection , autant de petits arguments qui ne pouvaient que son retour soit son voeu aujourd’hui exaucé .