Christophe Urios : « Contre Toulouse, je ne sais pas quel effectif on va avoir »
Christophe Urios : « Contre Toulouse, je ne sais pas quel effectif on va avoir »
Le dimanche 19 avril 2026 à 19:49 par David Demri
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L’ASM Clermont s’est offert une bouffée d’oxygène capitale ce samedi en dominant le LOU, sécurisant cinq points précieux dans la course au maintien. Mais à peine le sommet lyonnais franchi, les regards se tournent déjà vers le prochain défi, et pas des moindres : un déplacement au Stadium pour défier le Stade Toulousain.
Pour Christophe Urios, l’heure est au choix cornélien entre l’ambition d’un coup d’éclat et la gestion d’un effectif épuisé.
L’ascension du Puy Gros : le nouveau défi d’Urios
Fidèle à ses habitudes, Christophe Urios utilise la métaphore montagnarde pour guider son groupe dans ce sprint final. Après avoir utilisé le Puy de Dôme comme référence l’an passé, le manager clermontois place la barre plus haut pour cette fin de saison, tout en rappelant la nécessité de rester soudés après l’échec face au Stade Français.
Il s’est confié via La Montagne :
« Notre histoire en cette fin de saison, c’est de monter le puy Gros. C’est un sommet plus haut que le puy de Dôme, référence que nous avions la saison dernière. Il nous reste six prises pour y arriver. Nous en avons fait une aujourd’hui (samedi) face à Lyon, où nous voulions resserrer la corde, car on l’avait lâchée face au Stade Français. La prochaine va être une prise extrêmement compliquée. »
Toulouse, l’Everest du Top 14
Le prochain obstacle ressemble effectivement à l’Everest. Les Toulousains, vexés par leur élimination européenne, ont envoyé un message fort en s’imposant avec autorité à Castres (42-25).
Face à cette machine de guerre qui souhaite valider au plus vite son billet pour les demi-finales, l’ASM doit décider si elle jette toutes ses forces dans la bataille ou si elle préserve ses cadres.
Un effectif clermontois sur la corde raide
La question du « turnover » se pose avec d’autant plus d’acuité que l’infirmerie auvergnate affiche complet, particulièrement en deuxième ligne. Thomas Ceyte se retrouve bien seul pour tenir la baraque, alors que le jeune Léo Michaux est sorti prématurément face à Lyon.
Christophe Urios ne cachait pas son inquiétude concernant son jeune joueur :
« J’espère qu’il est juste crampé et pas blessé, car il a besoin d’enchaîner, Léo. »
Avec les absences de Rob Simmons, Tevita Ratuva et Thibaud Lanen, la marge de manœuvre est réduite.
Même constat à l’ouverture où Harry Plummer enchaîne les feuilles de match sans repos. Pourtant, Urios refuse de voir ce déplacement à Toulouse comme une simple formalité ou un match à « balancer ».
L’ambition avant le résultat ?
Pour le manager clermontois, l’important réside dans l’image que son équipe renverra au Stadium, peu importe l’issue comptable de la rencontre.
Il voit ce choc comme un test de caractère indispensable pour la croissance de son groupe :
« Si on perd à Toulouse, ça ne sera pas très grave. On ne sera ni les premiers, ni les derniers. Je ne sais pas comment on va le préparer, je ne sais pas quel effectif on va avoir, sachant que derrière c’est off. Ce qui va être important pour moi, c’est l’attitude, le comportement et l’ambition. C’est un match qui doit nous faire progresser. »
Reste à savoir si l’ASM montera à la capitale occitane avec ses « alpinistes » titulaires ou si elle donnera leur chance à des seconds couteaux pour préparer les ultimes batailles à domicile.
2 Commentaires


Ont ais trop à poil niveaux effectifs surtout dans le pack ,ont va prendre chère mais pourvu qu il n y ai pas de blessés
On va essayer de battre le record de branlée qui date de la semaine dernière contre le Stade Français, c’est pas gagné mais c’est dans nos cordes