Honhacamp : Le projet à 11 millions d’euros qui va faire changer Pau de dimension
Honhacamp : Le projet à 11 millions d’euros qui va faire changer Pau de dimension
Le jeudi 23 avril 2026 à 12:13 par David Demri
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La Section Paloise n’est plus une équipe qui lutte pour son maintien en Top 14. Sous l’impulsion de son manager général Sébastien Piqueronies, arrivé en 2021, le club béarnais a opéré une mutation profonde pour redevenir une place forte de la formation française.
En s’appuyant sur son expertise d’ancien patron de France Jeunes, Piqueronies a replacé l’identité locale au cœur du projet de reconquête.
L’ADN béarnais comme moteur de réussite
L’ambition était claire dès le départ : renouer avec les grandes heures des années 90 et 2000, marquées par les Brusque, Bernat-Salles, Traille ou Harinordoquy.
Pour Sébastien Piqueronies, il s’agissait de « redorer le blason de la Section, avec un vrai projet identitaire pour être à la hauteur du terreau béarnais ».
Ce renouveau s’incarne aujourd’hui par la réussite de la génération 2003/2004. Axel Despérès (ouvreur) et Grégoire Arfeuil (ailier) sont les visages de cette formation triomphante, tous deux ayant intégré le groupe de Fabien Galthié pour préparer le Tournoi des Six Nations 2026.
Axel Despérès : De Garlin au XV de France
Le parcours d’Axel Despérès est un modèle du genre. Enfant du pays ayant débuté à Nord Béarn, il a gravi tous les échelons depuis son arrivée au club à 14 ans. Pour Lucas Broto, directeur du centre de formation, ce joueur est « un modèle, une vraie fierté ».
A lire ci-dessous :
« L’important, c’est qu’il y ait un réel alignement entre le secteur pro et le centre de formation, que ce soit sur le recrutement et le potentiel de joueurs et sur le plan de succession. C’est par ce biais là que l’on continuera à sortir des joueurs, comme on l’a fait avec la génération 2003/2004. »
Sa progression fulgurante lui permettra de basculer sur un contrat professionnel de trois ans dès l’été prochain.
L’intéressé analyse avec lucidité son ascension via RMC Sport :
« L’idée était bien sur d’intégrer à moyen terme le groupe professionnel, sans bruler les étapes. Et le centre de formation m’a permis de gravir ces échelons à vitesse grand V, aux cotés de joueurs espoirs déjà très expérimentés. »
Le « Honhacamp » : Un outil à 11 millions d’euros
Si la Section Paloise brille par ses résultats sportifs, elle s’apprête également à changer de dimension structurelle. À la rentrée prochaine, le club inaugurera le Honhacamp, son nouveau centre de performance de 4 hectares situé à proximité du Stade du Hameau.
Cet investissement massif de 11 millions d’euros vise à offrir aux 30 jeunes du centre de formation des conditions de travail optimales. Mais le club ne néglige pas l’après-rugby : pour ceux qui ne décrochent pas le précieux sésame professionnel (seulement six élus la saison dernière), un suivi scolaire rigoureux est mis en place, allant des CAP aux Masters STAPS ou aux écoles d’ingénieurs.
Avec une équipe première qui joue désormais les premiers rôles en championnat et une structure de formation d’élite, la Section Paloise semble avoir trouvé la recette pour pérenniser son statut parmi les grands du rugby français.
7 Commentaires


Quel exemple à suivre….les ringards et les gnagna…..à méditer
Faut déjà clairement compter avec eux maintenant et dans les années qui arrivent …
C’est bien pour le championnat
L ADN béarnais d accord … et un peu l argent du Qatar et de total …ça marche bien le business du pétrole en ce moment !!! ….
ET ??? En quoi cela te regarde ?
Il faut une autorisation ou être un proche du dossier pour donner un avis ?
Pour Total est historiquement implanté sur Pau et sa région avec en particulier le centre de recherches. Quoi de plus normal. Certains ont Airbus, Michelin, les laboratoires pharmaceutiques quelle est la différence ?
Je trouve que c’est un très bon investissement bravo à eux