Davit Niniashvili admire un ancien joueur du XV de France : « Sur ma console de jeu, je jouais avec lui à Rugby 08 »
Davit Niniashvili admire un ancien joueur du XV de France : « Sur ma console de jeu, je jouais avec lui à Rugby 08 »
Le jeudi 23 avril 2026 à 18:17 par David Demri
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À 23 ans, Davit Niniashvili a déjà conquis le public français par ses appuis électriques et son sens du spectacle.
L’international géorgien du Stade Rochelais, fort de 48 sélections, s’est confié au micro de RMC Sport sur son style de jeu atypique, loin des clichés habituels sur la puissance des avants caucasiens.
« Petit Sonic » : Le goût du risque et du spectacle
Surnommé « Petit Sonic » par ses coéquipiers maritimes, l’ancien Lyonnais revendique une approche du rugby basée sur l’instinct et l’audace.
Pour lui, la prise de risque est le moteur de l’efficacité offensive :
“Ici (à La Rochelle), tout le monde m’appelle « petit Sonic ». C’est lié à mon côté fou, ma vitesse, mes envies de jeu, les offloads, etc. Moi, j’aime bien prendre des risques. Je dis tout le temps ‘si tu ne risques pas, tu ne marques pas’. J’aime bien cette phrase-là.”
Inspiré par le rugby à XIII, il s’est également fait une spécialité des plongeons acrobatiques pour aplatir en coin, un geste qu’il a déjà répété cette saison face au Stade Français et au Leinster :
“C’était mon rêve de marquer un essai comme ça”.
Les idoles : De Folau à Yachvili
Niniashvili n’a pas toujours été ce sprinteur affûté. Passé par le judo et la lutte, il avoue avoir été en surpoids durant son enfance avant de se sculpter en observant les stars du Super Rugby. Ses modèles ? L’Australien Israel Folau, pour son jeu sous les ballons hauts, et l’Écossais Stuart Hogg.
Plus surprenant, son premier contact avec une légende du rugby français aux racines géorgiennes s’est fait virtuellement :
« Je ne le connais pas trop bien mais quand j’étais petit, tout le monde parlait de Yachvili (en Géorgie). Sur ma console de jeu, je jouais avec lui à Rugby 08. Je ne savais pas quand j’étais petit qu’il était né en France, c’est seulement plus tard que je l’ai lu sur Wikipédia qu’il avait des origines géorgiennes mais qu’il est né en France et a joué pour la France. »
Un ambassadeur pour les trois-quarts géorgiens
Conscient de l’image de « pays de piliers » qui colle à la Géorgie, Niniashvili s’est donné pour mission de prouver que les lignes arrières de son pays ont leur place dans l’élite mondiale.
“Par le passé, les Géorgiens (évoluant en France) ont ouvert la porte du Top 14 aux avants géorgiens. Maintenant, j’essaie d’ouvrir la porte aux trois-quarts et les amener ici parce que c’est bien pour nous, c’est bien pour le Top 14.”
Malgré son statut de star montante en Europe, le Rochelais garde la tête froide.
Pour lui, la véritable icône nationale reste le footballeur du PSG, Khvicha Kvaratskhelia :
“La star, c’est Kvara. […] Je ne suis juste un joueur « normal » de rugby.”
Le collectif avant tout
S’il raffole des exploits individuels et des chevauchées fantastiques comme celle de Peniasi Dakuwaqa avec le Stade Français, Niniashvili place l’équipe au sommet de son idéal rugbystique. Son « essai ultime » ? “C’est que je préfère vraiment c’est que l’équipe marque un essai collectif, que les quinze mecs touchent le ballon ! J’aime ça.”
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