« À la demande d’Atcher, spécialement pour son fils » : Les révélations chocs sur les marchés truqués du Mondial 2023
« À la demande d’Atcher, spécialement pour son fils » : Les révélations chocs sur les marchés truqués du Mondial 2023
Le vendredi 24 avril 2026 à 20:35 par David Demri
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Le Parquet national financier (PNF) s’apprête à frapper fort.
Au-delà de l’affaire dite des « 733 places », les magistrats envisagent désormais de poursuivre une vingtaine de personnes pour favoritisme, complicité et recel.
Au cœur du dossier : dix marchés publics du Comité d’organisation de la Coupe du monde de rugby 2023 (GIP), dont les attributions semblent avoir été pilotées d’une main de fer par l’ancien directeur général, Claude Atcher.
Le journal L’Équipe fait des révélations inquiétantes.
Un marché « sur mesure » pour le fils Atcher
L’une des séquences les plus embarrassantes concerne la société Be On Coaching. Ce marché, destiné à l’animation d’ateliers pour les apprentis du programme « Campus 2023 », présente toutes les caractéristiques d’un arrangement familial.
Le montant suspect : Fixé à 89 000 euros, soit juste sous le seuil des 90 000 euros qui impose une publication officielle (BOAMP), limitant ainsi drastiquement la concurrence.
Le bénéficiaire : La société employait Baptiste Atcher, le fils du DG, comme prestataire.
Les preuves : Un mail de mars 2021 montre Baptiste envoyant un devis à son père, lequel l’aurait transféré au responsable financier avec la mention : « On valide ? »
Selon Benoît Rover, ancien bras droit d’Atcher, ce marché a été mis en place « à la demande d’Atcher, spécialement pour son fils ».
De son côté, Claude Atcher réfute tout intérêt personnel, affirmant par la voix de son avocat que ses décisions visaient uniquement « la réussite de l’événement ».
Le système Atcher : opacité et ententes préalables
L’enquête, déclenchée par un signalement de l’Inspection générale des finances, met en lumière un mode opératoire récurrent sur une dizaine de marchés, représentant au moins 9 millions d’euros.
Des cadres qui « passent à table »
La ligne de défense de Claude Atcher se heurte aux témoignages de ses anciens collaborateurs. Plusieurs responsables financiers et juridiques ont admis devant les gendarmes avoir reçu des consignes directes pour favoriser certaines entreprises.
Morgane Mombet, juriste au GIP, a notamment décrit une réunion où « Claude Atcher a modifié le règlement de consultation avec Jérôme Papin pour qu’il corresponde à ce que celui-ci serait en mesure de fournir dans ce marché. Il s’est entendu avec lui sur le prix. » De même, Jérôme Papin a « confirmé avoir été présent à cette réunion et confirmé aussi une entente préalable entre lui et Claude Atcher sur la collaboration ».
Un héritage judiciaire amer
Alors que le tournoi devait générer 200 millions d’euros de bénéfices, il s’est achevé sur un déficit de 57 millions d’euros. Ce « trou » financier se double aujourd’hui d’un scandale judiciaire majeur.
Le PNF pointe des atteintes graves au principe d’égalité de traitement des candidats. Pour le marché de la billetterie (7,9 millions d’euros), un conflit d’intérêts est jugé « patent » concernant Matthieu Blondeaut, bien que les sociétés partenaires ne soient pas visées par les poursuites à ce stade.
Claude Atcher, qui qualifie ses anciens collaborateurs de « menteurs pathologiques », devra désormais répondre de ces accusations de favoritisme, qui viennent s’ajouter aux soupçons de corruption et de prise illégale d’intérêts déjà existants.
5 Commentaires


Feu !
Eric
Une réussite cette coupe du monde … merci !
C’est un bel exemple pour tous les bénévoles.Ils n’ont pas tripatouillé avec leur argent ,mais avec le notre :qu’on leur fasse payer cher.
En même temps, il ne faut pas s’étonner de ces magouilles avec le magouilleur en chef à la tête de la FFR.
Foutez moi tout ça dehors
Démission de tout ce panier de crabes . Grill en tête