Clive Woodward fustige le rugby anglais après la défaite de Bath contre l’UBB : « Nous sommes toujours à la traîne ! »
Clive Woodward fustige le rugby anglais après la défaite de Bath contre l’UBB : « Nous sommes toujours à la traîne ! »
Le mardi 5 mai 2026 à 9:03 par David Demri
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Au lendemain de la défaite de Bath face à l’Union Bordeaux-Bègles (38-26), l’ancien sélectionneur anglais Clive Woodward a livré une analyse sans concession sur l’état du rugby britannique.
Pour celui qui a mené le XV de la Rose au titre mondial, le succès girondin est le symptôme d’un décrochage inquiétant face aux nations majeures du continent.
L’Angleterre à la traîne de la France et de l’Irlande
Woodward exprime une vive inquiétude face à la hiérarchie actuelle du rugby européen, marquée par une domination sans partage des clubs français, vainqueurs des cinq dernières éditions de la Champions Cup. Ce déclin des clubs anglais se reflète également au niveau international, avec une cinquième place historique lors du Tournoi des Six Nations 2026.
L’ancien technicien de Bath appelle les instances dirigeantes à une prise de conscience immédiate :
« Cela doit être une source de grande préoccupation pour les dirigeants du rugby anglais, car cela montre que nous sommes toujours à la traîne par rapport aux principales nations européennes, la France et l’Irlande. »
Le défi physique : la clé du succès bordelais
Selon Woodward, la différence ne s’est pas jouée sur la stratégie, mais sur l’impact pur. Il souligne que la formation bordelaise a imposé un défi physique que les champions d’Angleterre n’ont jamais pu relever, un constat qu’il transpose aux succès récents du XV de France.
Il pointe du doigt la domination constante des joueurs français dans les zones de collision :
« S’il fallait souligner une différence majeure entre les deux équipes, ce serait la supériorité physique de Bordeaux, que les joueurs de Bath n’ont pas pu égaler. »
Pour l’ancien centre international, cette puissance est le socle de la réussite actuelle des Bleus :
« Les Français, comme ils l’ont démontré en remportant les deux derniers Tournois des Six Nations, sont des joueurs redoutables. Ils dominent la plupart du temps les contacts et, au plus haut niveau, cela fait toute la différence. »
Des arrières « coriaces » qui font la différence
Plus surprenant encore dans son analyse, Woodward estime que cette supériorité physique n’est pas uniquement le fait du pack d’avants, mais qu’elle émane surtout des lignes arrière. Il se dit impressionné par la résistance et l’engagement des internationaux tricolores de l’UBB.
Il rend hommage à la dureté au mal des lignes arrière girondines :
« Ils sont rapides, incroyablement habiles et, bon sang, qu’ils sont coriaces ! Ils se jettent dans les tacles quand il le faut et ils ont tous réalisé des matchs brillants. »
Désignant désormais l’UBB comme la grande favorite de la compétition, Clive Woodward conclut que pour espérer rivaliser à nouveau, les équipes anglaises devront impérativement hausser leur intensité physique et maintenir une exigence de perfection sur l’intégralité d’une rencontre.
1 Commentaire


Ouf enfin un Anglais objectif et qui accepte la réalité. Bravo. En espérant que les instances britannique ne l’écoute pas.