La Nouvelle-Zélande reconnaît un énorme problème avec ses stars : Ils vont passer à l’action
La Nouvelle-Zélande reconnaît un énorme problème avec ses stars : Ils vont passer à l’action
Le lundi 11 mai 2026 à 14:01 par David Demri
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Le rugby néo-zélandais commence sérieusement à trembler.
Fraîchement nommé directeur général de New Zealand Rugby, Steve Lancaster a dressé un constat alarmant sur la fuite grandissante des talents vers l’Europe et le Japon. Et pour le patron du rugby kiwi, le danger devient désormais impossible à ignorer.
Une vague de départs qui inquiète énormément
Le départ annoncé de Stephen Perofeta vers les Yokohama Canon Eagles symbolise une tendance qui ne cesse de s’accélérer. Ces derniers mois, plusieurs joueurs majeurs du Super Rugby Pacific ont été annoncés sur le départ : Hoskins Sotutu, Braydon Ennor, Sevu Reece, Dalton Papali’i ou encore Devan Flanders.
Un véritable “tsunami” qui fragilise progressivement les franchises néo-zélandaises.
“Les joueurs peuvent gagner énormément d’argent ailleurs”
Steve Lancaster reconnaît que la bataille économique est aujourd’hui extrêmement difficile à mener face aux clubs européens et japonais :
« Les joueurs peuvent gagner énormément d’argent à l’étranger, donc on doit continuer à générer des revenus pour compenser ça. Les joueurs atteignent un moment dans leur carrière où ils se sentent prêts à découvrir une nouvelle culture, à s’essayer à une nouvelle compétition, à se mesurer à des adversaires différents. »
Les sélections européennes ciblent les joueurs néo-zélandais
Le patron de NZR estime également que certaines nations de l’hémisphère nord profitent pleinement des règles d’éligibilité pour attirer des joueurs néo-zélandais :
« Vous savez, ces équipes, ces pays sont actifs, ils sont agressifs. Ils savent que tous les joueurs sont éligibles pour l’Écosse ou l’Irlande, alors ils essaient activement de les recruter, ce qui fait partie du jeu professionnel… »
Un aveu qui illustre le sentiment d’impuissance grandissant du rugby kiwi face à la mondialisation du marché.
Le Super Rugby attire sur internet… mais pas dans les stades
Malgré cette inquiétude, Steve Lancaster continue de défendre le niveau du Super Rugby Pacific :
« Oui, la compétition remplit son rôle en matière de développement. On croit beaucoup au produit Super Rugby »
Mais le problème majeur se situe désormais dans les tribunes.
Le dirigeant reconnaît ouvertement que les stades sonnent souvent creux malgré une énorme activité numérique autour de la compétition :
« Ne nous voilons pas la face : nous n’avons pas les foules que nous aimerions voir dans les stades. »
“Les sièges vides sont un vrai problème”
Pour NZR, le paradoxe est énorme : le championnat cartonne sur les réseaux sociaux mais peine toujours à remplir ses enceintes.
« Nous avons une excellente audience, un engagement en ligne incroyable, et le Super Rugby est la compétition nationale de rugby la plus suivie au monde sur les réseaux sociaux. Nous pensons donc que le produit est vraiment bon, mais nous reconnaissons que nous devons faire davantage pour attirer les spectateurs dans les stades. Ce débat constant sur les sièges vides est un problème et quelque chose sur lequel nous devons travailler. »
La Nouvelle-Zélande refuse pour l’instant de changer sa règle des All Blacks
Face à cette fuite massive des talents, certains réclament déjà une révolution du modèle néo-zélandais avec davantage d’investisseurs privés et surtout une modification de la règle d’éligibilité des All Blacks.
Mais Steve Lancaster reste ferme sur ce sujet.
Pour lui, l’obligation de jouer en Nouvelle-Zélande pour porter le maillot noir reste :
« la meilleure option à long terme »
Une position forte… mais qui pourrait devenir de plus en plus difficile à tenir face aux millions venus d’Europe et du Japon.
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