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Ugo Mola : « Franchement, mais qu’est-ce que tu as été con de ne pas venir avant ! »

Ugo Mola : « Franchement, mais qu’est-ce que tu as été con de ne pas venir avant ! »

Le jeudi 14 mai 2026 à 22:55 par David Demri

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Personne ne l’attendait vraiment à ce niveau-là.

Quand le Stade Toulousain a officialisé l’arrivée de Teddy Thomas en novembre 2024, beaucoup avaient levé les sourcils. À 32 ans, après trois saisons très irrégulières à Stade Rochelais, l’ailier semblait loin du profil habituellement ciblé par Toulouse.

Quelques mois plus tard, le voilà pourtant meilleur marqueur d’essais du club.

Toulouse a réveillé le vrai Teddy Thomas

Cette saison, Teddy Thomas semble avoir retrouvé une fraîcheur et une confiance qu’on ne lui avait plus vues depuis longtemps. Avec déjà 14 essais toutes compétitions confondues, dont neuf depuis le début de l’année civile, l’ancien international français est devenu l’une des armes offensives majeures du leader du Top 14.

Et surtout, il enchaîne. Avec déjà 22 matchs disputés cette saison, il égale tout simplement son record personnel en club… alors que la saison est loin d’être terminée.

Une revanche après son passage compliqué à La Rochelle

À La Rochelle, Teddy Thomas n’a jamais réellement trouvé sa place. Dans un système davantage tourné vers la puissance des avants que vers le jeu de mouvement, l’ailier n’a jamais totalement réussi à exprimer ses qualités.

Ronan O’Gara l’avait même laissé de côté pour les phases finales de Top 14 en 2023 puis en 2024.

L’image d’un joueur parfois irrégulier, fragile défensivement et pas toujours irréprochable dans l’investissement lui collait encore à la peau.

Mais Toulouse semble avoir totalement changé la donne.

“Je vais vivre les meilleures années de ma carrière”

Très vite, Teddy Thomas a senti que son profil collait parfaitement au rugby pratiqué par Toulouse.

« Depuis tout petit, le jeu qui me correspondait le plus, c’était évidemment celui-là. Maintenant, j’y suis. Et je pense que je vais vivre les meilleures années de ma carrière rugbystique. Ugo Mola me dit souvent : « Franchement, mais qu’est-ce que tu as été con de ne pas venir avant ! » Mais je ne sais pas si, mentalement, j’étais prêt à signer ici plus tôt. »

L’ailier reconnaît lui-même qu’il n’aurait peut-être pas été prêt mentalement à rejoindre un club aussi exigeant plus jeune :

« Il faut aussi s’infliger une certaine rigueur pour venir. Je ne suis pas sûr, quand j’étais plus jeune, que j’aurais pu m’imposer cette rigueur. Maintenant, je sais que je suis prêt. »

Ugo Mola le pousse encore plus loin

Même si les performances sont déjà très bonnes, Ugo Mola continue de lui mettre la pression.

Le manager toulousain attend encore davantage de son ailier dans les matchs couperets qui arrivent :

« Pour l’instant, il est en phase avec ce qu’il est venu chercher et ce que nous, on attendait de lui. Mais moi, j’en attends toujours un peu plus. Je vais voir les prochaines semaines pour voir s’il performe sur des matchs de très haut niveau, ceux qui sont décisifs. »

Car Toulouse veut désormais voir Teddy Thomas performer lors des très grands rendez-vous de fin de saison.

Une culture totalement différente

Le principal changement pour Teddy Thomas concerne surtout l’environnement quotidien du Stade Toulousain.

L’ancien Rochelais l’a lui-même reconnu :

« Ça bosse beaucoup plus dur par rapport à ce que j’ai connu à La Rochelle ou au Racing. »

Avant d’insister sur l’état d’esprit du groupe toulousain :

« Même si l’armoire à trophées est bien remplie, les mecs en veulent toujours plus… et ils ont toujours plus. »

Le moment idéal pour enrichir enfin son palmarès

Car malgré son immense talent, Teddy Thomas ne possède qu’un seul Bouclier de Brennus dans sa carrière, remporté en 2016 avec le Racing 92. Un palmarès étonnamment maigre pour un joueur aussi spectaculaire.

À Toulouse, il a désormais une énorme occasion de changer cela.

Et vu son niveau actuel, les phases finales pourraient parfaitement lui offrir la plus belle fin de saison de sa carrière.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

9 Commentaires

  1. Danslaverte 15 mai 2026 at 08h- Répondre

    « Ça bosse beaucoup plus dur par rapport à la Rochelle et au Racing »…. Tout semble dit visiblement. Et si leur réussite était aussi quelque part dans cette somme de « bon » travail fait aux entraînements ? Cette rigueur, cette méthode. Beaucoup d’équipes devraient s’en inspirer. Beaucoup de joueurs étrangers venant en top14 ont d’ailleurs souligné ce déficit de travail en France comparativement à leur pays d’origine. Hausser le niveau des skills individuels et du collectif aux entrainements, avec un staff de haut niveau, c’est peut-être là la solution pour ne pas finir sur le canapé pour regarder les phases finales

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    • La Moustache 15 mai 2026 at 09h- Répondre

      Et oui dans la verte c’est aussi ce qui m’a interpellé dans l’interview.

      On met les joueurs dans du coton dans beaucoup de clubs.

      Ils ont moins de blessures (graves), il serait judicieux de s’inspirer de la méthodologie.
      Sans aller sur le sujet du nombre de pro que compte le ST.

      Notre entraîneur ne trouve aucune explication au niveau des blessures.
      Après avoir dit ça on fait quoi ?
      Ça m’irrite de lire ce genre de commentaire.
      Tu fais un constat et tu ne bouges pas.
      Rien ne changera.
      Le bencarking, les audits externes dans la prévention des blessures, le suivi des entraînements je ne sais pas.
      Pierre un manager ne doit pas savoir tout faire ce n’est pas son rôle en revanche bien s’entourer est une nécessité.
      Éviter les greffons aussi si il n’apporte rien mis à part de la connivence…

      • Allezlestade 15 mai 2026 at 11h- Répondre

        la moustache le nombre de pros (35) et le maximum pour chaque club. le ST n’en a ni plus ni moins

    • Trompette 15 mai 2026 at 09h- Répondre

      pas mieux.
      quand un talonneur lance systématiquement de traviole, faut peut-être admettre qu’il y a un tout petit souci de travail…
      et qui fait travailler l’effectif ?

    • Bougi 15 mai 2026 at 10h- Répondre

      Bravo danlaverte il faut peut être expliquer ça à DRANIX et jp2683 que le bon travail paye ds les aspects économiques,sportifs, formation, détection, entraînement, attraction , et que si ce aspects économiques et sportif ne marche dans leur club ce que en aucun cas c’est la faute du stade toulousain,il faut bien travailler d’autres clubs avec moins de budget ,vous à dépassé dans leur structuration économique et sportif avec un budget bcp moins que le RCT

    • Bass 16 mai 2026 at 09h- Répondre

      Non Franchement que ce qu’on lui trouve a teddy thomas??? franchement des essaie casy tout fait, en defence c’est pas terrible voir pas fiable dans les airs il vaut rien, il y as largement meilleur que lui a toulouse.

  2. olivier83 15 mai 2026 at 09h- Répondre

    « Ça bosse beaucoup plus dur… ».
    Tu m’as coupé l’herbe sous le pied!
    Il n’y a pas de secret : le travail paye (exemple Wikinson).
    Lorsqu’il entrainait en Angleterre, PSA a été surpris par le professionnalisme des joueurs anglais, qui bossaient sans rechigner…

    • Aucamville 15 mai 2026 at 10h- Répondre

      @olivier83….. Vous avez Sinckler chez vous qui bosse plus que l’ensemble de l’équipe réunie…… Résultat il veut anticiper son retour en Angleterre……. C’est bien qu’il ne trouve pas son compte dans le « professionnalisme » local…… Comme quoi, le soleil et la plage, ça fait pas tout loin de là…… Même les Tolofua (Iliens) sont repartis dans les terres.

  3. Bougi 15 mai 2026 at 10h- Répondre

    Je ne sais pas si vous avez remarqué la grande majorité des joueurs qui quittent le RCT brillent dans d’autres clubs