Billy Vunipola sans filtre : « On en avait tous marre de perdre, marre de se faire engueuler ! »
Billy Vunipola sans filtre : « On en avait tous marre de perdre, marre de se faire engueuler ! »
Le vendredi 15 mai 2026 à 23:47 par David Demri
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Le troisième ligne de Montpellier, Billy Vunipola s’est longuement confié dans les colonnes de Midi Olympique pour évoquer la fin de la saison de son équipe.
Il se dit bien évidemment très fier de voir le MHR pointer à la deuxième place du Top 14, juste derrière le Stade Toulousain.
Il n’a jamais cessé de croire aux chances de Montpellier de performer cette saison. Extrait:
Je suis quelqu’un de très optimiste, donc je pense toujours que nous allons réussir. Même l’année dernière, je pensais que nous pouvions être dans le top 6, et nous n’étions pas très loin. Si nous avions gagné à Pau ou à Castres – ce que nous méritions, sans manquer de respect à nos adversaires – , nous aurions au moins été dans le top 8. Mais oui, cette saison nous avons commencé lentement, comme vous l’avez dit et avons perdu contre Toulon d’emblée. Pour moi, il s’agissait surtout du processus, de ce que nous faisons en tant qu’équipe et de ce sur quoi nous travaillons. Nous ne le faisons pas en un jour. C’est quelque chose de long.
Nous avons donc été un peu irréguliers en début de saison jusqu’au moment où nous avons réussi à faire une série de victoires après notre défaite à domicile contre Clermont. Ce revers nous a mis sous pression, et les coachs étaient potentiellement en danger, si l’on en croyait la presse spécialisée. Je ne sais pas à quel point c’était vrai, mais c’était là. Donc nous nous sommes retroussé les manches et nous avons fait le travail. Comme vous l’avez dit nous sommes deuxièmes, mais nous n’avons encore rien gagné. Et ce match à Castres s’annonce immense pour nous.
Il l’affirme : les joueurs en avaient marre de perdre et de se faire engueuler. Une réaction était nécessaire. Extrait:
Ce n’était pas seulement pour les coachs, c’était pour le projet, pour l’équipe et c’était une question de fierté personnelle. On en avait tous marre de perdre, marre de se faire engueuler en réunion (rires). Et maintenant, nous avons trouvé un équilibre, un juste milieu : même quand nous gagnons, nous voulons faire mieux. Nous n’avons pas l’habitude de gagner autant. C’est très nouveau pour nous, mais c’est ce qui nous a amenés là où nous sommes.
Je me souviens notamment du match contre les Dragons. Nous n’avons pas très bien joué, mais nous avons gagné et nous n’étions pas contents. Je pense que si cela avait été l’équipe de l’an dernier, nous aurions été contents de gagner et de passer à autre chose. Cela montre aussi les progrès de l’équipe. Il faut rendre hommage au travail des coachs qui ont réussi à changer l’état d’esprit de l’équipe.
Quand nous perdons, ce n’est pas la fin du monde. C’est ce fameux cliché : on n’est jamais aussi bon qu’on le pense, et on n’est jamais aussi mauvais qu’on le pense. Quand nous gagnons les matchs, surtout à l’extérieur, nous pouvons nous enflammer un peu, mais les coachs nous font vite redescendre sur terre et ils sont très bons sur ce point.
Ce qui le rassure ? Que Montpellier ne prenne jamais de grosse claque en Top 14. Extrait:
La seule dont je me souviens, c’était contre le Stade Français (35-12 le 25 octobre dernier, NDLR.). Et cela m’a marqué. Elle m’a beaucoup touché je dois vous avouer, elle a vraiment fait mal à toute l’équipe. C’est pour cette raison nous étions aussi motivés pour le match retour (victoire 44-7 le 31 janvier). Mais comme vous le dites, nous sommes une équipe qui s’accroche, qui n’abandonne pas.
Il se fiche de savoir si les autres équipes ont changé de regard sur le MHR. Extrait:
Et en vérité, je m’en fiche pour être honnête ! (rires) Comme je l’ai dit, c’est plus important que nous nous concentrions sur ce que nous faisons. Et tant mieux si nos adversaires ne nous aiment pas. Parce que cela veut dire qu’on fait les choses bien. Si les adversaires se moquent de ton sort, cela veut dire que tu es à côté de la plaque. Comme je l’ai dit, si les équipes ne se soucient pas de vous, cela signifie que vous ne faites rien. Vous n’êtes pas pertinent. Si nos adversaires et leurs supporters nous détestent, ce n’est pas une mauvaise chose, parce que l’important, c’est ce qu’il y a dans notre vestiaire, l’ambiance entre les joueurs et la volonté à nous battre les uns pour les autres.
L’objectif absolu de Montpellier reste le top 6 selon l’international Anglais :
Pour moi, c’est le Top 6. Nous devons garder les pieds sur terre. Nous avons parcouru un long chemin, mais nous ne voulons pas commencer à nous voir trop beaux. Le plus grand match, c’est le prochain, à Castres. Je ne pense pas que nous soyons encore cachés… Nous sommes outsiders, mais plus cachés.
1 Commentaire


Oh les claques … Nous on tend l’autre joue et on baisse même le pantalon, au cas où ça vire à la fessée.