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Écartée pendant 4 ans, gravement blessée… La femme d’Anthony Jelonch a renoué avec les Bleues

Écartée pendant 4 ans, gravement blessée… La femme d’Anthony Jelonch a renoué avec les Bleues

Le dimanche 17 mai 2026 à 19:16 par David Demri

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L’histoire de Léa Murie ressemble à l’un de ces retours que plus personne n’osait vraiment imaginer.

Quatre ans loin du XV de France féminin. Une grave blessure au genou. Des déceptions encaissées en silence. Et puis soudain, ce retour inattendu sous le maillot bleu, à presque 28 ans, au moment où elle avait elle-même cessé d’y croire.

Lors du match contre l’Italie, l’ailière du Stade Toulousain a vécu une soirée chargée d’émotion. Un retour symbolique, presque irréel, marqué par un essai et une énorme revanche personnelle.

Léa Murie est revenue exactement là où tout s’était arrêté

Le hasard du calendrier a rendu ce moment encore plus fort.

Quatre ans après sa dernière sélection, Léa Murie retrouvait l’équipe de France face au même adversaire, dans le même stade.

L’émotion a immédiatement pris le dessus au moment d’entrer sur la pelouse.

La femme d’Anthony Jelonch s’est confiée via Actu Rugby :

“J’avais l’impression de recommencer là où j’avais arrêté. J’étais émue, et de débuter un nouveau chapitre à l’endroit où je m’étais arrêtée il y a 4 ans, c’était fort. Je ne cache pas non plus un certain stress…”

Et quelques minutes plus tard, l’ailière française s’offrait un essai comme un symbole immense.

Une forme de revanche personnelle qu’elle assume pleinement :

“Oui, j’ai pris une revanche. Mais le job premier d’une ailière, outre d’être performante en attaque et en défense, c’est quand même de marquer. J’ai l’impression que cela m’a donné quelques points pour continuer à enchaîner les matchs durant ce Tournoi des 6 Nations et continuer à porter ce maillot bleu.”

Pendant quatre ans, elle a cru que l’histoire était terminée

Après ses premières sélections en 2019, plus rien.

Léa Murie a progressivement disparu des radars du XV de France féminin sans réellement obtenir d’explications claires.

Une situation particulièrement difficile à vivre pour la joueuse toulousaine :

“La première année, j’avoue tout de même que c’était une déception personnelle de ne pas faire partie des plans du XV de France.”

La manière dont elle a appris sa non-sélection l’a d’ailleurs profondément marquée :

“Le staff de l’époque m’avait fait rentrer à la fin du premier bloc du Tournoi, m’alignant titulaire contre l’Italie. Je n’avais pas été conviée au second bloc, et cela m’avait déçu. Surtout, il ne m’avait même pas téléphoné pour me dire que je n’en serai pas. Je l’avais appris en voyant l’annonce de la liste sur les réseaux sociaux. Cela m’a frustré, car je connaissais le sélectionneur depuis le pôle jeune et France U20.”

Peu à peu, elle a alors cessé d’attendre un retour chez les Bleues :

“Mais j’ai décidé de passer à autre chose, que les Bleues c’était terminé, et que je n’avais plus qu’à me régaler en club.”

Une grave blessure a totalement changé sa carrière

Au moment où elle essayait de reconstruire sa carrière en club, un énorme coup dur est venu tout compliquer.

Léa Murie s’est rompue les ligaments croisés d’un genou.

Une blessure extrêmement lourde qui a profondément changé sa manière de voir le rugby :

“Je me suis en plus rompu les ligaments croisés d’un genou, donc j’ai été sur la touche un moment. Je ne voyais rien venir, je me disais que ça n’allait plus le faire et qu’il y avait une prime à la jeunesse.”

À ce moment-là, l’équipe de France semblait définitivement hors d’atteinte :

“Mon objectif, c’était juste d’être compétitive pour Toulouse et de me donner à fond pour mon club. Et que si une nouvelle sélection arrivait, ce ne serait que du bonheur. Mais, je ne pensais pas qu’à un certain âge, on pouvait de nouveau être sélectionnée.”

Son retour chez les Bleues reste presque irréel

Lorsque François Ratier est venu échanger avec elle au Stade Toulousain, Léa Murie n’a d’abord pas voulu s’emballer.

Les anciennes désillusions étaient encore présentes dans son esprit :

“Je ne me suis pas du tout emballée, car j’ai vécu quelques déceptions.”

Puis tout s’est accéléré.

Une convocation, un stage, puis finalement une place dans le groupe pour le Tournoi des Six Nations.

Et enfin une titularisation face à l’Italie.

“Et tout s’est enchaîné avec ma présence parmi les 23 pour France-Italie. Assez improbable.”

Au moment de découvrir son nom dans le XV de départ, une seule idée lui traversait l’esprit :

“Qu’il ne fallait pas que je fasse n’importe quoi et que je déçoive (rires). Je pense que cela a été. Je n’ai pas fait un match dingue, mais j’ai sauvé les meubles on dira…”

Une joueuse transformée mentalement

Aujourd’hui, Léa Murie estime être devenue une joueuse totalement différente de celle qui avait quitté les Bleues il y a quatre ans.

La professionnalisation du Stade Toulousain féminin, mais surtout sa grave blessure, ont profondément changé sa vision du rugby :

“Je pense que d’être semi-pro en club, ça m’a fait évoluer. Et forcément, je suis plus mature aujourd’hui.”

Et surtout :

“Il y a aussi une Léa différente depuis ma grave blessure à un genou. Elle m’a montré la chance que j’avais de pouvoir pratiquer ce sport à haut niveau. Je suis passée par une longue réathlétisation, du travail dans la souffrance. J’ai profité ensuite à fond. Je pense que cela a été un mal pour un bien.”


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

1 Commentaire

  1. Phm.duvar 17 mai 2026 at 20h- Répondre

    Elle aura fait un très bon match, comme la plupart de ses coéquipières.

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