Les vérités de Woki : « Je suis parti malgré moi, ce n’était pas ce que je voulais, et j’ai déçu certains… »
Les vérités de Woki : « Je suis parti malgré moi, ce n’était pas ce que je voulais, et j’ai déçu certains… »
Le dimanche 24 mai 2026 à 7:30 par David Demri
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Il boitait encore après le coup de sifflet final. Le genou bandé, marqué par une énorme douleur ressentie en pleine finale, Cameron Woki avançait pourtant avec le sourire des grands soirs dans les couloirs de San Mamés. Parce que malgré l’alerte physique, le troisième ligne de l’Union Bordeaux-Bègles venait enfin d’accomplir ce qu’il était revenu chercher : un titre avec son club de cœur.
Et dans ses mots, on sentait autant le soulagement que l’émotion d’un joueur qui avait vécu des mois très particuliers depuis son retour en Gironde.
“Je suis revenu à Bordeaux pour un titre”
Touché au genou durant la finale remportée face au Leinster, Cameron Woki a reconnu avoir ressenti une énorme douleur. Mais impossible pour lui de penser à autre chose qu’au trophée soulevé quelques minutes plus tôt.
Le troisième ligne bordelais assure via Midi Olympique que son état physique passe complètement au second plan après ce sacre européen.
« Ça va, ça va. J’ai eu très mal, une très grosse douleur. Je pense que c’est plus de peur que de mal. J’ai les genoux hyperlaxes, donc je pense que j’ai un peu de chance. Mais j’aurai le temps de faire des examens, de voir avec le médecin, là j’ai juste envie de profiter du moment pour célébrer cette victoire. »
Malgré le bandage visible autour du genou, le joueur de l’UBB ne semblait pas du tout préoccupé.
Cameron Woki explique que son objectif principal était de revenir à Bordeaux pour gagner un trophée.
« Honnêtement, je ne me soucie pas trop de mon genou. Comme je l’ai dit, je suis revenu à Bordeaux pour un titre, c’est chose faite. Donc aujourd’hui, mon genou passe après. »
Même l’idée de ménager son articulation pendant les célébrations lui faisait presque sourire.
Le Bordelais refuse totalement de freiner la fête malgré sa blessure.
« Non. S’il est abîmé, il le sera dans tous les cas. Donc non, je ne vais pas le ménager. »
Une mission personnelle après son retour à l’UBB
Très ému, Cameron Woki a ensuite reconnu que cette saison avait pris une dimension très personnelle pour lui. Après son départ difficile il y a quelques années, le troisième ligne voulait rendre quelque chose au club.
Le joueur confie qu’il se sentait redevable envers Laurent Marti et plusieurs membres du vestiaire.
« J’étais en mission parce que, d’abord, je dois beaucoup au club. Ça a été une énorme opportunité pour moi de revenir. À chaque fois que je croise Laurent (Marti), je le remercie. Je lui devais ça. »
Le troisième ligne évoque aussi les blessures laissées par son départ passé.
Cameron Woki admet avoir voulu réparer certaines relations après son retour à Bordeaux.
« Je le devais aussi à mes coéquipiers, parce que je suis parti malgré moi, ce n’était pas ce que je voulais, et j’ai déçu certains d’entre eux. Tout ce que j’ai produit cette saison, c’était pour eux, et pour accomplir mon rêve, celui de gagner un titre avec ce club. »
“Ici, je suis heureux”
Auteur d’une énorme saison sous le maillot bordelais, Cameron Woki estime pourtant ne pas avoir changé fondamentalement comme joueur.
Le troisième ligne explique surtout que son retour au plus haut niveau est lié à son bien-être retrouvé à Bordeaux.
« Comme je l’ai dit à mes proches, c’est quasiment impossible de changer en trois mois. J’ai toujours été le même joueur, mais je n’étais pas heureux. »
L’international français décrit ensuite un quotidien totalement différent depuis son retour à l’UBB.
Selon lui, le plaisir retrouvé à l’entraînement a totalement transformé son rugby cette saison.
« Ici, je suis heureux, et je sais que quand je suis heureux, je joue bien. C’est un plaisir d’aller à l’entraînement tous les jours. Je ne traîne pas les pieds, je suis content de m’entraîner, content de jouer tous les matchs. »
Avant de conclure avec une phrase très forte sur son état d’esprit actuel.
Cameron Woki assure avoir simplement retrouvé le plaisir de jouer avec le cœur.
« Je n’ai pas changé. J’ai simplement joué avec le cœur, en étant heureux. Et ça, ça ne change pas. »
Une finale totalement maîtrisée par l’UBB
Le troisième ligne est également revenu sur l’incroyable première période réalisée par Bordeaux-Bègles, qui menait déjà 35-0 avant la pause.
Même les joueurs de l’UBB ne s’attendaient pas à une telle domination face au Leinster.
« Non, jamais. Surtout après ce qui s’est passé ces deux dernières semaines, à Bayonne ou à Perpignan, où nos entames avaient été compliquées. »
Woki reconnaît toutefois que le groupe savait exactement comment attaquer la défense irlandaise.
Le plan de jeu bordelais reposait avant tout sur le travail des avants dans l’axe du terrain.
« Oui, il fallait être patient. Il fallait qu’on passe par le centre du terrain pour permettre à nos trois-quarts d’exploiter les zones plus libres. »
L’ancien Racingman insiste aussi sur l’application presque parfaite du plan préparé par Yannick Bru.
Selon Cameron Woki, l’UBB a parfaitement exécuté ce qui avait été travaillé toute la semaine.
« On a bien maîtrisé cette première mi-temps en appliquant exactement ce que Yannick nous avait demandé. Et ensuite, ça s’est libéré. »
Avant de rappeler ce qui fait aujourd’hui la force immense de Bordeaux-Bègles.
Le troisième ligne estime que la capacité de l’UBB à faire vivre le ballon a complètement étouffé le Leinster.
« Et puis il y a aussi notre capacité à jouer debout, à faire vivre le ballon. C’est ce qui fait notre jeu et ce qui nous a facilité les choses. »
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Il est heureux ds ce club comme pas mal de joueurs de cette équipe on ne peut pas dire de même pour nos joueurs pour notre rct