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Christophe Laussucq balance : « C’est un peu triste mais ce n’est pas notre faute si le rugby français se porte bien »

Christophe Laussucq balance : « C’est un peu triste mais ce n’est pas notre faute si le rugby français se porte bien »

Le dimanche 24 mai 2026 à 8:00 par David Demri

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L’Europe du rugby commence sérieusement à tourner à sens unique. Avec la démonstration de Bordeaux-Bègles contre le Leinster en finale de Champions Cup (41-19), le Top 14 a décroché un sixième titre européen consécutif. Une domination devenue presque étouffante pour les autres nations… au point même d’inquiéter certains acteurs du rugby continental.

À Bilbao, l’UBB n’a pas seulement remporté une deuxième Champions Cup d’affilée. Le club girondin a surtout confirmé l’écart gigantesque qui semble aujourd’hui séparer le championnat français du reste de l’Europe.

Christophe Laussucq dresse un constat brutal

Après la finale, Christophe Laussucq n’a pas cherché à minimiser cette hégémonie française devenue totale sur la compétition.

L’adjoint de Yannick Bru reconnaît que le rugby européen traverse aujourd’hui un déséquilibre énorme.

« C’est possible mais on n’y est pour rien », a-t-il d’abord répondu lorsqu’il a été interrogé sur le risque de voir cette domination finir par affaiblir la Champions Cup.

Puis le technicien bordelais a livré une analyse très directe sur l’effondrement progressif des autres grandes nations européennes.

Selon Christophe Laussucq, le rugby anglais a perdu sa puissance économique qui faisait autrefois sa force comme il l’explique via Rugby Pass :

« On ne va pas refaire l’histoire du rugby mais beaucoup de choses ont fait que le rugby anglais, qui était un rugby de très haut niveau, pour ma génération, peut-être plus riche que nous, s’est un peu cassé la gueule économiquement. »

“Les Gallois sont largués”

Le constat devient encore plus sévère lorsqu’il évoque les autres nations britanniques.

L’adjoint bordelais estime que même l’Irlande ne possède plus assez de profondeur pour rivaliser durablement avec les meilleurs clubs français.

« Avant, l’Irlande avait aussi trois provinces compétitives alors qu’aujourd’hui, il y a le Leinster et même en y regroupant tous les meilleurs joueurs, on arrive à les battre, que ce soit nous, Toulouse ou La Rochelle. »

Puis Christophe Laussucq a résumé l’état actuel du rugby européen avec une phrase très forte.

Le technicien de l’UBB considère que plusieurs nations historiques sont désormais complètement distancées.

« Les Gallois sont largués, les Écossais sont en difficulté… Il y a une hégémonie, c’est un peu triste mais ce n’est pas notre faute si le rugby français se porte bien. »

Leo Cullen impressionné par Bordeaux et Toulouse

Du côté du Leinster, le discours était beaucoup plus inquiet après cette nouvelle gifle reçue contre un club français.

Leo Cullen reconnaît que la vitesse du rugby pratiqué par Bordeaux et Toulouse impressionne désormais toute l’Europe.

« On voit la vitesse à laquelle Toulouse et Bordeaux jouent. On est impressionnés par cette vitesse de jeu. »

Le directeur du rugby du Leinster estime que c’est précisément sur ce secteur que les autres nations doivent progresser pour espérer survivre face au Top 14.

Le technicien irlandais espère surtout que cette domination française ne s’installera pas durablement.

« J’espère que cette suprématie ne va pas trop durer. Mais c’est aussi à nous de faire en sorte que cela ne dure pas trop en étant meilleurs. »

Mais après six titres européens consécutifs pour des clubs français, le constat devient difficile à contester : aujourd’hui, le Top 14 règne sans partage sur le rugby européen.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

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