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“L’écart va encore s’accroître” : Yann Delaigue inquiet pour l’Europe du rugby après la nouvelle victoire de l’UBB

“L’écart va encore s’accroître” : Yann Delaigue inquiet pour l’Europe du rugby après la nouvelle victoire de l’UBB

Le dimanche 24 mai 2026 à 8:32 par David Demri

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Le rugby européen est-il en train de devenir un championnat réservé aux clubs français ? Après le nouveau triomphe de Bordeaux-Bègles face au Leinster en finale de Champions Cup (41-19), Yann Delaigue a dressé un constat extrêmement clair : aujourd’hui, le Top 14 évolue dans une autre dimension.

Et pour l’ancien ouvreur international, cette domination pourrait même devenir encore plus violente dans les prochaines années.

“Le rugby français règne en maître”

Avec six titres européens consécutifs remportés par des clubs du Top 14, l’écart entre la France et le reste de l’Europe semble se creuser saison après saison.

Dans les colonnes du Parisien, Yann Delaigue estime que cette suprématie française ne fait probablement que commencer.

« Je pense même que l’écart va s’accroître dans les années à venir entre les clubs français et les autres. »

Une déclaration forte qui traduit le sentiment de plus en plus présent autour du rugby européen : Bordeaux-Bègles et Toulouse semblent aujourd’hui presque intouchables.

Pour l’ancien international, cette domination s’explique avant tout par la puissance globale du Top 14.

Selon Yann Delaigue, le championnat français possède aujourd’hui une avance économique énorme sur ses concurrents européens.

« Le rugby tricolore règne en maître. Cette domination est due à son économie. Le Top 14 est le championnat le plus relevé car il est le plus riche. »

Le Top 14 attire tout le monde

L’ancien ouvreur souligne aussi un déséquilibre devenu très révélateur du rapport de force actuel entre les championnats européens.

Yann Delaigue rappelle que les meilleurs joueurs étrangers viennent massivement en France alors que les stars françaises quittent rarement le Top 14.

« On ne voit pas de grands joueurs français dans les championnats anglais ou celte. L’inverse est vrai en revanche. »

Pendant ce temps, les provinces irlandaises semblent perdre de leur puissance, les clubs anglais sortent difficilement de leurs crises financières et les Gallois ou Écossais peinent à suivre le rythme infernal imposé par les clubs français.

Une domination qui peut inquiéter l’Europe

Cette hégémonie commence désormais à poser une autre question : la Champions Cup peut-elle garder tout son intérêt si les clubs français continuent d’écraser systématiquement la concurrence ?

Yann Delaigue se veut toutefois un peu plus mesuré sur ce point.

L’ancien international estime que certaines équipes anglaises peuvent encore rivaliser lors des grands rendez-vous.

« Il y aura toujours de la concurrence pour batailler. En Angleterre, il y a tout de même de belles équipes comme Bath ou Northampton. »

Mais après la démonstration de Bordeaux-Bègles à Bilbao, une tendance semble malgré tout se confirmer : aujourd’hui, le centre de gravité du rugby européen est clairement installé en France.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

3 Commentaires

  1. Barracuda 24 mai 2026 at 13h- Répondre

    Yann delaigue inquiet ? Si cela est vrai c est typiquement français pendant des années la France était a la ramasse en équipe nationale et en C E vous pensez que les rosbeef était inquiet mdr ne jouons pas au modeste on prend on s en tape des autres nous avons fait tant de sacrifice donc stop a tt ce scinneries .

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  2. Dan 24 mai 2026 at 13h- Répondre

    Encore un qui parle pour ne rien dire mais il faut parler ,parler et encore parler .

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  3. Flexion 24 mai 2026 at 14h- Répondre

    Il ferait peut être mieux de s’inquiéter pour le Top 14.

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