Toulouse, Bath, Leinster : le pack de Bordeaux a détruit tout le monde
Toulouse, Bath, Leinster : le pack de Bordeaux a détruit tout le monde
Le dimanche 24 mai 2026 à 22:09 par David Demri
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Pendant longtemps, une critique revenait régulièrement autour de l’Union Bordeaux-Bègles : son pack ne serait pas assez dur, pas assez dominant, pas assez “méchant” pour régner sur l’Europe.
Cette campagne de Champions Cup a probablement pulvérisé définitivement ce vieux cliché.
Parce qu’avant de soulever un deuxième titre européen consécutif samedi à Bilbao contre le Leinster (41-19), les avants bordelais ont littéralement écrasé tous les gros packs qu’ils ont croisés.
Toulouse, Bath, Leinster : tous ont souffert
En quart de finale, Bordeaux avait défié le champion de France, Toulouse, dans un combat frontal immense. Puis l’UBB avait fait tomber Bath, champion d’Angleterre, avant d’étouffer totalement le Leinster en finale.
Et à chaque fois, le constat était le même : devant, Bordeaux a répondu présent.
Dans les collisions, dans les rucks, dans les mêlées ou dans l’intensité physique, le pack girondin a imposé sa loi face à certaines des meilleures équipes du continent.
Ben Tameifuna règle les comptes
Après la finale, Ben Tameifuna a justement été interrogé sur cette réputation qui colle encore parfois aux avants bordelais.
Et le pilier de l’UBB n’a pas semblé comprendre ces critiques.
Le colosse girondin estime que Bordeaux a toujours possédé un pack solide et compétitif.
« Je pense au contraire que nous avons toujours eu une équipe solide, avec un bon pack d’avants. »
Le joueur néo-zélandais a aussi rendu hommage au travail effectué par Yannick Bru et son staff tout au long de la saison.
Ben Tameifuna considère que la gestion physique mise en place par le staff a énormément aidé les avants bordelais.
« Yannick et son staff ont vraiment bien pris soin de nous. »
La méthode Bru fait des ravages
Le pilier bordelais a ensuite dévoilé une partie du fonctionnement interne de l’UBB.
L’objectif du staff girondin était clair : préserver les corps en début de semaine pour permettre aux joueurs d’atteindre leur pic d’intensité au meilleur moment.
Ben Tameifuna explique que Bordeaux mise énormément sur la récupération avant de monter progressivement en puissance.
« En début de semaine, on se concentre davantage sur la récupération, pour remettre le corps d’aplomb après un gros match le samedi. »
Puis il détaille la logique physique derrière cette méthode.
L’UBB cherche à arriver à pleine intensité juste avant les grands matchs.
« L’idée, c’est d’être plus frais en début de semaine pour pouvoir monter en puissance et atteindre notre pic en fin de semaine. »
Et après ce qui s’est passé face au Leinster à Bilbao, difficile de contester l’efficacité de cette organisation.
Ben Tameifuna estime que la finale a parfaitement validé le travail du staff bordelais.
« Cette méthode fonctionne bien, on l’a encore vu face au Leinster. »
Le pack de l’UBB a changé de dimension
Samedi soir, Bordeaux-Bègles n’a pas seulement gagné une finale européenne. L’UBB a aussi envoyé un message énorme à toute l’Europe du rugby : son pack est désormais capable de faire exploser n’importe quelle équipe sur le continent.
Et après avoir dominé Toulouse, Bath puis le Leinster dans la même campagne européenne, les avants bordelais ont probablement mis fin définitivement à toutes les critiques sur leur supposée fragilité physique.
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