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« Je n’étais pas heureux », les vérités de Cameron Woki sur son retour à l’UBB

« Je n’étais pas heureux », les vérités de Cameron Woki sur son retour à l’UBB

Le lundi 25 mai 2026 à 9:16 par David Demri

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Cameron Woki n’avait pas vraiment la tête à parler de douleur samedi soir à Bilbao. Malgré sa sortie prématurée sur blessure lors de la finale remportée face au Leinster (41-19), le troisième ligne bordelais affichait un immense sourire au moment de savourer ce deuxième sacre européen consécutif de l’UBB.

Lunettes de soleil sur le nez et ceinture de champion de boxe sur l’épaule, l’international français incarnait parfaitement le soulagement et la fierté d’un joueur revenu à Bordeaux avec une idée fixe : gagner enfin un titre avec son club de cœur.

Il s’est confié dans les colonnes de Sud-Ouest.

“Je suis revenu à Bordeaux pour être champion”

Cette fameuse ceinture portée après la rencontre n’avait rien d’un hasard.

Cameron Woki explique qu’elle symbolise parfaitement l’objectif qu’il s’était fixé en revenant à l’UBB l’été dernier.

« C’est un clin d’œil pour mon objectif quand je suis revenu à Bordeaux, qui était de remporter un titre. Le club m’a fait un joli cadeau pour personnaliser cette victoire. »

Après trois saisons au Racing 92, le troisième ligne voulait absolument revenir à Bordeaux pour terminer ce qu’il estimait avoir laissé inachevé. Et samedi soir, le sentiment dominant était immense.

Le Bordelais savoure un parcours européen qu’il juge extrêmement exigeant.

« Beaucoup de fierté. Je suis très heureux aussi. Le chemin a été très long. On a affronté toutes les meilleures équipes d’Europe pour arriver en finale. »

“Je ne pensais pas qu’on prendrait le large aussi vite”

Comme beaucoup d’observateurs, Cameron Woki a lui-même été surpris par la domination totale de l’UBB durant la première période.

Le troisième ligne reconnaît ne jamais avoir vécu une telle maîtrise dans une finale.

« Non, non. »

Puis il rappelle à quel point Bordeaux restait sur des débuts de matchs inquiétants en Top 14.

L’UBB craignait particulièrement son entame après les matchs contre Bayonne et Perpignan.

« On savait qu’on devait réaliser une bonne entame pour espérer gagner ce match. Mais honnêtement, je ne pensais pas qu’on réussirait à prendre le large aussi vite. »

“On est une équipe à deux visages”

Woki reconnaît aussi les différences de niveau parfois impressionnantes affichées par Bordeaux cette saison selon les compétitions.

Le troisième ligne admet que l’UBB n’affiche pas toujours le même visage entre le Top 14 et l’Europe.

« C’est difficile. On est une équipe à deux visages. En Coupe d’Europe, on arrive à être très bons. Mais en championnat, il y a des coups de moins bien. »

Pour lui, l’expérience des finales a toutefois énormément aidé le groupe.

Cameron Woki était persuadé que Bordeaux réussirait son début de match.

« On a des joueurs qui ont l’expérience des finales : je savais qu’on réaliserait un bon début de match. »

“Il fallait faire preuve d’humilité”

Malgré les 35 points inscrits avant la pause, les Bordelais ont continué à se méfier du Leinster dans le vestiaire.

Le message principal à la mi-temps concernait l’humilité.

« Qu’il fallait faire preuve d’humilité ! »

Woki rappelle d’ailleurs que l’UBB venait récemment de renverser Perpignan après une très mauvaise première période.

Les Bordelais savaient que le Leinster pouvait lui aussi revenir rapidement.

« On savait que le Leinster avait cette capacité-là aussi. »

Le plan anti-Leinster parfaitement exécuté

Le troisième ligne a également détaillé la stratégie mise en place pour contrer la défense irlandaise.

L’UBB savait qu’il ne fallait surtout pas trop vite écarter les ballons.

« Les Irlandais ont une défense particulière. On peut avoir l’impression qu’il y a des espaces, mais en fait ce n’est pas le cas. »

La patience devait être la clé.

Bordeaux voulait d’abord fixer le Leinster dans l’axe avant de jouer sur les extérieurs.

« On devait faire preuve de patience, les recentrer au milieu du terrain, pour ensuite que nos trois-quarts puissent exploiter les zones libres. »

Et pour Woki, le groupe a parfaitement respecté les consignes du staff.

Le troisième ligne estime que Bordeaux a appliqué exactement le plan demandé par Yannick Bru.

« On a fait exactement ce que Yannick nous a demandé. »

“Je lui devais ça”

Le retour de Cameron Woki à Bordeaux l’été dernier avait énormément fait parler.

Et le joueur n’a pas caché que cette saison avait une dimension très personnelle pour lui.

Le troisième ligne estime avoir eu une dette envers le club et ses coéquipiers.

« J’étais en mission parce que je devais beaucoup au club. »

Avant de revenir sur son départ en 2022.

Woki reconnaît avoir mal vécu son départ vers le Racing 92.

« Je suis parti malgré moi. Ce n’était pas ce que je voulais. »

Puis il livre une déclaration très forte sur sa saison.

Le Bordelais explique avoir joué toute l’année pour rendre ce que le club lui avait donné.

« Tout ce que j’ai produit cette saison, c’était pour leur rendre et atteindre mon rêve de remporter un titre avec Bordeaux. »

“Je n’étais pas heureux”

Le troisième ligne a également évoqué son spectaculaire retour à son meilleur niveau cette saison.

Cameron Woki estime ne pas avoir changé en tant que joueur.

« Je pense que j’étais le même joueur, mais je n’étais pas heureux. »

Et pour lui, tout est lié à son bien-être retrouvé à Bordeaux.

Le joueur considère que son bonheur quotidien a totalement changé ses performances.

« Ici, je le suis. Et lorsque je suis heureux, je sais que je peux être bon. »

“Mon genou m’importe peu”

Enfin, Woki a donné des nouvelles de sa blessure au genou gauche contractée durant la finale.

Le troisième ligne se veut rassurant malgré la douleur ressentie au moment de sa sortie.

Le Bordelais espère qu’il ne s’agit pas d’une blessure grave.

« Je pense que c’est plus de peur que de mal. »

Mais surtout, il refuse totalement de laisser cette blessure gâcher ce moment historique.

Pour Cameron Woki, le titre compte bien plus que son état physique actuel.

« Je suis revenu à Bordeaux pour être champion. C’est chose faite. Donc mon genou m’importe peu pour le moment. »

Avant une dernière phrase qui résume parfaitement son état d’esprit après ce sacre européen.

Le troisième ligne ne compte pas se préserver malgré la douleur.

« S’il est foutu, il est foutu dans tous les cas. Je ne vais pas le ménager. »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

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