La LNR milite pour la fin de la phase de poules en Champions Cup : Explication !
La LNR milite pour la fin de la phase de poules en Champions Cup : Explication !
Le lundi 25 mai 2026 à 12:39 par David Demri
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La démonstration de l’UBB contre le Leinster samedi à Bilbao (41-19) a encore rappelé toute la magie de la Champions Cup. Mais en coulisses, ce week-end basque a surtout relancé un énorme chantier : celui du futur format de la compétition.
Dirigeants de l’EPCR, représentants des ligues et décideurs du rugby européen se sont réunis en marge des finales pour évoquer une question devenue centrale : faut-il transformer profondément la Coupe des champions ?
La phase de poules de plus en plus critiquée
Le principal problème identifié concerne la phase de poules actuelle. Jugée difficile à suivre, peu lisible et parfois peu compétitive, elle convainc de moins en moins de monde en interne.
Les clubs anglais poussent même pour une réforme radicale.
Selon The Telegraph, plusieurs dirigeants britanniques souhaiteraient réduire le nombre de participants de 24 à 16 équipes et supprimer totalement la phase de groupes.
La compétition débuterait alors directement par des huitièmes de finale aller-retour avant un enchaînement quarts, demi-finales et finale sur trois week-ends consécutifs.
La LNR ouverte à des changements
Du côté français, la réflexion avance aussi.
Yann Roubert, président de la LNR, Emmanuel Eschalier et Thomas Castaignède étaient présents à Bilbao pour discuter de l’avenir de la compétition.
Selon les informations relayées par L’équipe, la Ligue nationale de rugby verrait plutôt d’un bon œil une évolution du format, notamment pour alléger le calendrier et limiter la surcharge physique des joueurs.
La question de la santé des internationaux devient d’ailleurs centrale dans toutes les discussions.
Yannick Bru veut préserver “la magie” des phases finales
Si le format de la phase de poules est critiqué, beaucoup refusent toutefois de toucher à l’essence même des phases finales européennes.
Et Yannick Bru l’a très clairement expliqué.
Le manager bordelais estime que le vrai problème concerne surtout la première partie de la compétition.
« Ce qui pose question, c’est une phase de poules illisible dans sa préparation et compliquée dans son exécution. »
Mais pour lui, la magie de la Champions Cup reste intacte lorsqu’arrivent les matchs couperets.
Bru insiste sur la dimension unique des confrontations entre les meilleures équipes européennes.
« Affronter Toulouse en quarts, Bath, le champion d’Angleterre, en demies… c’est cette dimension passerelle entre le rugby international et le rugby des meilleurs clubs. »
Le manager de l’UBB a également évoqué ses souvenirs personnels liés à cette compétition.
L’ancien talonneur refuse de voir disparaître ce qui fait selon lui l’âme de la Champions Cup.
« J’ai été élevé aux confrontations avec Brian O’Driscoll, Leo Cullen, et le Leinster et je l’ai au fond de moi. »
Avant d’ajouter :
« Toute sa magie naît au moment des phases finales et, en ce sens-là, elle n’est pas égalable. »
Leo Cullen partage la même inquiétude
Même son de cloche du côté du Leinster.
Avant la lourde défaite de son équipe contre Bordeaux, Leo Cullen avait lui aussi insisté sur l’importance de préserver l’identité de la compétition.
Le manager irlandais considère la Champions Cup comme un tournoi unique dans le rugby mondial.
« J’espère que les organisateurs sauront le préserver, car c’est un tournoi vraiment unique, et incroyablement difficile à remporter. »
Rien ne devrait bouger avant 2030
Malgré les discussions de plus en plus nombreuses, aucune décision concrète n’a été prise ce week-end à Bilbao.
Selon une source proche du dossier citée dans l’article :
« Pour le format, il n’y a pas d’urgence. Rien ne bougera avant 2030. »
Les débats devraient toutefois s’intensifier dans les prochains mois, notamment autour de la future Coupe du monde des clubs prévue dans deux ans.
Le cas des franchises sud-africaines inquiète aussi
Autre sujet sensible : l’avenir des franchises sud-africaines dans les compétitions européennes.
Le Times révélait récemment que l’Afrique du Sud pourrait envisager un retrait de la Champions Cup.
La réalité semble toutefois plus nuancée.
Si la fédération sud-africaine pousse effectivement pour des changements, les franchises souhaitent, elles, continuer à participer à la compétition via l’URC.
Le président de la fédération sud-africaine Mark Alexander a d’ailleurs reconnu que le sujet devenait brûlant.
Le dirigeant sud-africain estime que la charge imposée aux joueurs devient problématique.
« Nos revenus proviennent de notre participation aux tournois. La participation est importante, mais nos joueurs sont surmenés. »
Avant d’ajouter :
« Nous devons prendre des décisions difficiles en tant qu’organisation. »
Derrière le spectacle offert à Bilbao, l’avenir économique et sportif du rugby européen continue donc de se jouer… en coulisses.
3 Commentaires


Perso. Oui cette phase de poule n’est pas top.
Je serais plus pour revenir à ce qui se faisait avant le COVID qui était plus représentative et difficile.
Cette nouvelle formule va juste tuer la coupe d’Europe .
Pas assez de matchs si ce n’est des matchs couperets qui va éliminer bon nombre d’équipes très trop rapidement.
Revenir a la formule avant COVID.
Eric
24 équipes en lice ( comme actuellement) en 8 poules de 3 , le premier de chaque poule qualifié…
Puis quart , demi et finale dans la foulée.
Ça peut faire 7 rencontres pour les finalistes , on gagne donc une date , ce qui n’est pas négligeable.
C’est une idée .
La magie naît dès les phases de poules si on a une compétition cohérente pour chacune.
1/Champions cup :
16 clubs : 5 premiers de chaque grand championnat + vainqueur Challenge cup + Tenant du Titre qualifié d’office (on retire 1 place qualificative du championnat du tenant du titre)
4 poules de 4 en A/R (6 matchs) puis 2 premiers de poule en Quart – 1/2 – Finale
1er de poules quart à domicile puis terrain neutre soit 9 matchs 9 dates.
2/Challenge cup :
16 clubs : même modèle avec équipe classé 6, 7, 8, 9 par grand championnat + Meilleurs équipe Géorgie, Roumanie, Espagne + vainqueur Fair Play Cup
4 poules de 4 en A/R (6 matchs) puis 2 premiers de poule en Quart – 1/2 – Finale
1er de poules quart à domicile puis terrain neutre soit 9 matchs 9 dates.
Fair Play cup:
12 clubs : équipe classée 10ième par grand championnat + seconde meilleure Espagne, Géorgie, Roumanie, et meilleure équipe Allemagne, Autriche, Belgique Suisse, Pologne, Portugal
4 poules de 3 en A/R soit 4 matchs puis les 1er sortent 1/2 et finale terrain neutre soit 6 dates.