Les vérités sur le jeu au pied monstrueux de Melvyn Jaminet : « Physiquement, je ne suis pas très costaud mais… »
Les vérités sur le jeu au pied monstrueux de Melvyn Jaminet : « Physiquement, je ne suis pas très costaud mais… »
Le mardi 26 mai 2026 à 10:30 par David Demri
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Melvyn Jaminet impressionne le rugby français depuis plusieurs saisons grâce à une arme devenue totalement hors norme : son pied droit.
Capable de tenter des pénalités à plus de 60 mètres et de renvoyer ses adversaires extrêmement loin dans leur camp, l’arrière international du Rugby Club Toulonnais fascine autant ses entraîneurs que ses partenaires.
Dans les colonnes de Var-Matin, le Toulonnais et son entraîneur du jeu au pied Maxime Petitjean ont détaillé les secrets de cette puissance exceptionnelle.
“L’un des meilleurs pieds au monde”
Du côté du RCT, Maxime Petitjean ne cache absolument pas son admiration pour le jeu au pied de son arrière :
« Honnêtement, je n’avais jamais vu ça avant. Pour moi, Melvyn a l’un des meilleurs pieds au monde. »
L’ancien buteur explique surtout que cette qualité repose énormément sur des prédispositions naturelles :
« Cette puissance ne vient pas du travail. C’est quelque chose de naturel chez lui. Tu peux toujours gagner un peu de longueur en effectuant une préparation physique spécifique, mais tu ne peux pas atteindre la sienne sans une énorme part d’inné. »
“On se lançait souvent des défis”
De son côté, Melvyn Jaminet explique que cette passion pour les longues distances remonte à son enfance :
« J’ai toujours aimé ça. Quand on était petits, on se lançait souvent des défis avec les copains. C’était à celui qui tapait le plus loin. Au fil du temps, on grandit et on se rend compte qu’à 50 m, ça passe, et ainsi de suite. Alors, on se dit qu’on pourrait tenter ça en match… »
“Quand je me sens de prendre les tentatives de loin…”
Face à Toulouse au Vélodrome, le 9 mai dernier, l’international français avait encore marqué les esprits avec deux pénalités monumentales à 55 puis 60 mètres.
Mais l’arrière toulonnais assure qu’il sait aussi adapter ses choix :
« Quand je me sens de prendre les tentatives de loin, je le fais. Mais si ça n’en vaut pas la peine et qu’il faut aller chercher du jeu, je sais le faire aussi. »
“Un peu comme les golfeurs”
Pour expliquer cette puissance phénoménale, Jaminet met surtout en avant sa technique de frappe :
« Il y a plus de technique que de puissance. Je pense que ça se voit : physiquement, je ne suis pas très costaud. »
Puis il dévoile ce qui fait sa particularité :
« Mais j’ai la chance, de ce qu’on me dit, d’avoir un gros balancier, un peu comme les golfeurs. »
Il poursuit :
« C’est-à-dire que je peux aller chercher loin derrière avec ma jambe pour finir bien dans la balle. Et après, quand on tape en étant relâché, on arrive à avoir de la distance. »
“Je n’arrive pas à me gérer”
Le Toulonnais reconnaît également avoir une manière très particulière de frapper le ballon :
« J’ai toujours eu tendance à taper très haut. D’ailleurs, on me dit souvent que je tape au-dessus des poteaux et que les arbitres ont parfois du mal à savoir si ça passe. »
Puis il lâche un aveu surprenant :
« Mais la vérité, c’est que je n’arrive pas à me gérer. Que je sois à 22 ou 40 m, ma frappe sera la même. Si je me forçais, ça se verrait… »
“Sans vent ? Peut-être 65 mètres”
Alors jusqu’où peut-il réellement aller ?
Lui-même donne une estimation assez folle :
« Tout dépend des conditions. S’il n’y a pas de vent, 60 mètres, c’est déjà pas mal… Peut-être 65 mètres. Mais je pense que ça ne servirait à rien d’aller au-delà. Au bout d’un moment, il faut rester lucide. Si je ne la passe pas, on dira qu’on aurait pu obtenir une munition dans les 30 m adverses. »
“Il n’y a presque personne dans le monde…”
Même si Jaminet peut encore progresser en précision ou dans son jeu au pied de déplacement, Maxime Petitjean reste bluffé par le potentiel du Toulonnais.
« Quand il frappe sur une pénaltouche ou sur des échanges, il a souvent le pied très ouvert. Cela fait que s’il ne tape pas précisément avec la bonne zone, la balle part un peu en flottant et perd un peu en longueur. »
Puis il conclut :
« Mais quand il les réalise correctement, il n’y a presque personne dans le monde qui peut avoir son jeu au pied. »
5 Commentaires


Un atout incroyable pour Toulon.
Et dont l’edF se prive à cause de Grill pain….
Énorme coup de patte mais pourcentage de réussite inférieur à celui de domon qui tape quand même a 50/55 m ce qui n’est pas dégueu
Enfin
Combien de 50 / 22 dans l année ???
Combien de touches trouvées dans les
22 adverses
Trop peu
DOMON est bien meilleur et de loin
Le meilleur pied du monde ,des internationaux à tous les postes et on termine 9 ,cherchez l erreur,j ai mon idée mais bon…